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Mesure de l'effet des médicaments
Relation dose-effet (in vitro) (A)
Dans le cas d'un effet thérapeutique ou
d'une action toxique (ainsi que pour la
phannacodynamie) l'effet se porte en
général, de façon préférentielle, sur un
ou quelques organes. Dans le cas de la
circulation par exemple c'est l'action
sur le diamètre des vaisseaux. On a
donc suggéré d'isoler l'organe cible du
reste des organes, de façon à pouvoir
étudier l'action des substances vasoconstrictrices sur différents territoires
de l'arbre vasculaire : veine porte, veine
saphène, artères mésentérique, coronaire et basilaire. Dans de nombreux
cas, il est possible de maintenir en vie
pendant plusieurs heures dans un état
fonctionnel des organes ou des fragments d'organe en utilisant une solution
nutritive appropriée, une oxygénation
et une température convenable. La reaction de ces préparations à un stimulus
physiologique ou pharmacologique
sera suivie à l'aide d'un appareil de mesure adapté à la fonction étudiée. Le rétrécissement d'un vaisseau sera par
exemple enregistre en suivant la variation de l'écart entre deux étriers maintenant ce vaisseau étiré.
Le travail sur des organes isolés
présente les avantages suivants :
1. la connaissance de la concentration
du principe actif qui baigne le tissu ;
2. une meilleure possibilité d'observer
et de déterminer l'origine de l'effet ;
3. l'élimination des reactions qui peuvent, chez l'animal entier, compenser en partie l'effet propre de la
substance ; par exemple, l'action de
la noradrenaline sur la fréquence
- cardiaque (accélération) peut être
masquée dans l'organisme entier :
l'augmentation de pression artérielle
associée déclenche en effet un mécanisme de rétrocontrôle dont la résultante est une baisse de fréquence
cardiaque ;
4. la possibilité de tester l'action des
substances jusqu'à obtenir un effet
maximum. Il serait par exemple impossible de suivre sur un organisme
intact des effets chronotropes négatifs jusqu'à l'arrêt cardiaque.
Les inconvénients de ces systèmes
sont :
1. les lésions inévitables causées au
tissu durant la préparation ;
2. la perte du contrôle physiologique
de la fonction de l'organe isolé ;
3. le caractère artificiel de l'environnement.
Ces inconvénients jouent un rôle moins
important lorsque l'on cherche à comparer dans un tel système isolé l'action
de différentes substances.
Courbes doses-réponses (B)
En augmentant la concentration par paliers égaux, on observe que l'augmentation de l'effet est d'abord constante
puis tend progressivement vers zéro à
mesure que l'on se rapproche de la
concentration active maximale. La
concentration donnant l'effet maximal
est difficile à estimer de façon exacte
tandis que la concentration qui produit
la moitié de l'effet maximal possible
peut être mesurée avec précision (£€50,
EC = effective concentration, point
d'inflexion de la courbe sigmoïde obtenue en coordonnées semi-logarithmiques). Pour caractériser une courbe
dose-réponse, il faut donner également
la valeur de E^ (effet maximal possible) et la pente de la courbe (gamme
de concentrations dans laquelle la relation s'applique).
Mesure de l'effet des médicaments
Relation dose-effet (in vitro) (A)
Dans le cas d'un effet thérapeutique ou
d'une action toxique (ainsi que pour la
phannacodynamie) l'effet se porte en
général, de façon préférentielle, sur un
ou quelques organes. Dans le cas de la
circulation par exemple c'est l'action
sur le diamètre des vaisseaux. On a
donc suggéré d'isoler l'organe cible du
reste des organes, de façon à pouvoir
étudier l'action des substances vasoconstrictrices sur différents territoires
de l'arbre vasculaire : veine porte, veine
saphène, artères mésentérique, coronaire et basilaire. Dans de nombreux
cas, il est possible de maintenir en vie
pendant plusieurs heures dans un état
fonctionnel des organes ou des fragments d'organe en utilisant une solution
nutritive appropriée, une oxygénation
et une température convenable. La reaction de ces préparations à un stimulus
physiologique ou pharmacologique
sera suivie à l'aide d'un appareil de mesure adapté à la fonction étudiée. Le rétrécissement d'un vaisseau sera par
exemple enregistre en suivant la variation de l'écart entre deux étriers maintenant ce vaisseau étiré.
Le travail sur des organes isolés
présente les avantages suivants :
1. la connaissance de la concentration
du principe actif qui baigne le tissu ;
2. une meilleure possibilité d'observer
et de déterminer l'origine de l'effet ;
3. l'élimination des reactions qui peuvent, chez l'animal entier, compenser en partie l'effet propre de la
substance ; par exemple, l'action de
la noradrenaline sur la fréquence
- cardiaque (accélération) peut être
masquée dans l'organisme entier :
l'augmentation de pression artérielle
associée déclenche en effet un mécanisme de rétrocontrôle dont la résultante est une baisse de fréquence
cardiaque ;
4. la possibilité de tester l'action des
substances jusqu'à obtenir un effet
maximum. Il serait par exemple impossible de suivre sur un organisme
intact des effets chronotropes négatifs jusqu'à l'arrêt cardiaque.
Les inconvénients de ces systèmes
sont :
1. les lésions inévitables causées au
tissu durant la préparation ;
2. la perte du contrôle physiologique
de la fonction de l'organe isolé ;
3. le caractère artificiel de l'environnement.
Ces inconvénients jouent un rôle moins
important lorsque l'on cherche à comparer dans un tel système isolé l'action
de différentes substances.
Courbes doses-réponses (B)
En augmentant la concentration par paliers égaux, on observe que l'augmentation de l'effet est d'abord constante
puis tend progressivement vers zéro à
mesure que l'on se rapproche de la
concentration active maximale. La
concentration donnant l'effet maximal
est difficile à estimer de façon exacte
tandis que la concentration qui produit
la moitié de l'effet maximal possible
peut être mesurée avec précision (£€50,
EC = effective concentration, point
d'inflexion de la courbe sigmoïde obtenue en coordonnées semi-logarithmiques). Pour caractériser une courbe
dose-réponse, il faut donner également
la valeur de E^ (effet maximal possible) et la pente de la courbe (gamme
de concentrations dans laquelle la relation s'applique).
