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Mesure de l'effet des médicaments,
Relation dose-effet (in vivo)
L'action d'un principe actif dépend de
la quantité appliquée, c'est-à-dire de la
dose. Si l'on choisit une dose inférieure
au seuil où se manifeste l'effet, le médicament n'aura aucune action. Selon la
nature de l'effet attendu, on observera,
chez un individu donné, que des doses
croissantes produisent des effets de plus
en plus nets, on peut alors déterminer
une relation dose-effet. L'action d'un
médicament destiné à faire baisser la
fièvre ou à diminuer la pression artérielle est ainsi visible, car on peut mesurer la diminution de la température ou
de la pression artérielle.
La relation dose-effet peut cependant varier d'un individu à l'autre. Chez
des sujets différents, il faudra des doses
différentes pour obtenir le même effet.
Ceci est particulièrement net dans le cas
de réactions qui suivent une loi de tout
ou rien.
L'expérience de hérissement de la
queue présentée en (A) permet d'illustrer ce phénomène. Les souris blanches
reagissent à la morphine par une posture anormale de la queue et des extrémités. La relation dose-effet de ce phénomène se manifeste sur des groupes
d'animaux (groupes de 10) auxquels on
administre des doses croissantes de
morphine. Pour des doses faibles, seuls
réagissent les animaux les plus sensibles, pour des doses croissantes une
proportion de plus en plus importante
d'animaux montre une élévation de la
queue tandis que pour des doses élevées
tous les animaux du groupe réagissent
(B). On peut en déduire une relation
entre l'effet (proportion d'animaux
avec une réaction) et la dose utilisée. À
2 mg/kg, 1 animal sur 10 réagit, pour
10 mg/kg, ce sont 5 animaux sur 10 qui
réagissent.
La relation entre la dose et le
nombre d'animaux qui réagissent est
fonction comme nous l'avons déjà dit
de la variabilité des sensibilités individuelles. Celles-ci sont en général distribuées selon une loi normale comme
dans l'exemple choisi (C, graphique de
droite). Si l'on porte la fréquence cumulée (nombre d'animaux ayant globalement réagi pour une dose donnée) en
fonction de la dose appliquée (exprimée
selon une échelle logarithmique), on
obtient une courbe sigmoïde dont le
point d'inflexion correspond à la
concentration pour laquelle la moitié
d'un groupe a réagi au médicament (C,
graphique de gauche). La gamme de
concentration dans laquelle la relation
dose-effet s'applique, dépend de la variabilité des sensibilités individuelles.
Pour une réaction graduelle, l'évaluation de la relation dose-effet chez un
groupe de patients sera rendue plus difficile par la variabilité de sensibilité
entre individus. Les mesures seront réalisées sur un échantillon pris au hasard
et l'on fera la moyenne des résultats.
Les doses recommandées pour les traitements sont donc adéquates pour la
majorité des patients, mais il existe des
exceptions.
L'origine de ces différences de
sensibilité peut avoir des bases pharmacocinétiques (les mêmes doses ->• niveaux plasmatiques différents) ou pharmacodynamiques (un même niveau
plasmadque -> des effets différents).
Mesure de l'effet des médicaments,
Relation dose-effet (in vivo)
L'action d'un principe actif dépend de
la quantité appliquée, c'est-à-dire de la
dose. Si l'on choisit une dose inférieure
au seuil où se manifeste l'effet, le médicament n'aura aucune action. Selon la
nature de l'effet attendu, on observera,
chez un individu donné, que des doses
croissantes produisent des effets de plus
en plus nets, on peut alors déterminer
une relation dose-effet. L'action d'un
médicament destiné à faire baisser la
fièvre ou à diminuer la pression artérielle est ainsi visible, car on peut mesurer la diminution de la température ou
de la pression artérielle.
La relation dose-effet peut cependant varier d'un individu à l'autre. Chez
des sujets différents, il faudra des doses
différentes pour obtenir le même effet.
Ceci est particulièrement net dans le cas
de réactions qui suivent une loi de tout
ou rien.
L'expérience de hérissement de la
queue présentée en (A) permet d'illustrer ce phénomène. Les souris blanches
reagissent à la morphine par une posture anormale de la queue et des extrémités. La relation dose-effet de ce phénomène se manifeste sur des groupes
d'animaux (groupes de 10) auxquels on
administre des doses croissantes de
morphine. Pour des doses faibles, seuls
réagissent les animaux les plus sensibles, pour des doses croissantes une
proportion de plus en plus importante
d'animaux montre une élévation de la
queue tandis que pour des doses élevées
tous les animaux du groupe réagissent
(B). On peut en déduire une relation
entre l'effet (proportion d'animaux
avec une réaction) et la dose utilisée. À
2 mg/kg, 1 animal sur 10 réagit, pour
10 mg/kg, ce sont 5 animaux sur 10 qui
réagissent.
La relation entre la dose et le
nombre d'animaux qui réagissent est
fonction comme nous l'avons déjà dit
de la variabilité des sensibilités individuelles. Celles-ci sont en général distribuées selon une loi normale comme
dans l'exemple choisi (C, graphique de
droite). Si l'on porte la fréquence cumulée (nombre d'animaux ayant globalement réagi pour une dose donnée) en
fonction de la dose appliquée (exprimée
selon une échelle logarithmique), on
obtient une courbe sigmoïde dont le
point d'inflexion correspond à la
concentration pour laquelle la moitié
d'un groupe a réagi au médicament (C,
graphique de gauche). La gamme de
concentration dans laquelle la relation
dose-effet s'applique, dépend de la variabilité des sensibilités individuelles.
Pour une réaction graduelle, l'évaluation de la relation dose-effet chez un
groupe de patients sera rendue plus difficile par la variabilité de sensibilité
entre individus. Les mesures seront réalisées sur un échantillon pris au hasard
et l'on fera la moyenne des résultats.
Les doses recommandées pour les traitements sont donc adéquates pour la
majorité des patients, mais il existe des
exceptions.
L'origine de ces différences de
sensibilité peut avoir des bases pharmacocinétiques (les mêmes doses ->• niveaux plasmatiques différents) ou pharmacodynamiques (un même niveau
plasmadque -> des effets différents).
