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Pharmacocinétique
Accumulation : doses, intervalles
entre deux doses et contrôle des
concentrations plasmatiques (A)
Dans de nombreuses maladies, l'utilisation d'un médicament n'est couronnée
de succès que lorsque sa concentration
plasmatique demeure élevée pendant un
temps important. Cette condition peut
être remplie par une prise régulière si
l'on évite soit de laisser chuter la
concentration plasmatique en dessous
de la concentration active, soit une accumulation au-dessus du seuil où apparaissent des symptômes d'empoisonnement. Le maintien d'une concentration
plasmatique uniforme n'est pas souhaitable si cela entraîne une réduction
d'efficacité (développement d'une tolérance), ou lorsque l'utilisation de la
substance n'est nécessaire que pendant
quelques jours.
Il est possible d'obtenir une
concentration plasmatique constante en
utilisant une perfusion, la vitesse de
perfusion conditionnant alors la valeur
de la concentration atteinte. Cette possibilité est utilisée de façon habituelle
en médecine intensive mais pas dans la
pratique courante. Pour une prise orale,
une solution de compromis est de diviser la dose journalière en plusieurs
doses individuelles (2, 3 ou 4), de sorte
que la concentration moyenne dans le
plasma ne subisse que des variations de
faible amplitude. En fait, il s'avère que
la prescription d'un médicament à
prendre plusieurs fois par jour sera
beaucoup moins suivie (assiduité plus
faible du patient à la prise du médicament : faible compliance). L'importance des oscillations plasmatiques
dans l'intervalle entre deux prises peut
aussi être réduite en utilisant une forme
galénique où la libération du principe
actif est ralentie (p. 10) : préparation
retard.
La rapidité avec laquelle est atteint l'état d'équilibre à l'occasion
d'une prise régulière indique la vitesse
d'élimination. Comme l'indique la formule, l'état d'équilibre est presque atteint après 3 11,2 d'élimination.
Dans le cas d'une substance active, d'élimination lente, ayant donc
une forte tendance à l'accumulation, il
sera plus long d'atteindre le niveau
plasmatique requis pour l'action (phenprocoumone, digitoxine, méthadone). Il
est alors possible d'atteindre plus rapidement l'état d'équilibre en augmentant
la dose initiale (dose d'attaque), cet état
d'équilibre sera ensuite maintenu avec
des doses plus faibles (traitement d'entretien). Dans le cas de substances à élimination lente, une prise quotidienne
unique suffit pour atteindre une concentration active presque constante.
Modification des caractéristiques
de l'élimination durant
le traitement (B)
Dans tous les cas où l'on utilise des
prises médicamenteuses répétées pour
atteindre une concentration cumulée
active, il faut se souvenir que les conditions de biotransformation ou d'excrétion rénale ne restent pas obligatoirement constantes au cours du traitement.
Il peut se produire une augmentation de
l'élimination par suite d'une induction
enzymatique (p. 32) ou d'un changement du pH urinaire (p. 40). La conséquence de ce phénomène est une diminution de l'état d'équilibre jusqu'au
niveau correspondant à une élimination
plus rapide. L'action initiale du médicament peut alors s'atténuer ou même
disparaître. Au contraire, une diminution de l'élimination (par exemple développement d'une insuffisance rénale
dan le cas de médicaments éliminés par
le rein) peut entraîner une augmentation
du niveau plasmatique moyen pouvant
même atteindre un seuil toxique.
Pharmacocinétique
Accumulation : doses, intervalles
entre deux doses et contrôle des
concentrations plasmatiques (A)
Dans de nombreuses maladies, l'utilisation d'un médicament n'est couronnée
de succès que lorsque sa concentration
plasmatique demeure élevée pendant un
temps important. Cette condition peut
être remplie par une prise régulière si
l'on évite soit de laisser chuter la
concentration plasmatique en dessous
de la concentration active, soit une accumulation au-dessus du seuil où apparaissent des symptômes d'empoisonnement. Le maintien d'une concentration
plasmatique uniforme n'est pas souhaitable si cela entraîne une réduction
d'efficacité (développement d'une tolérance), ou lorsque l'utilisation de la
substance n'est nécessaire que pendant
quelques jours.
Il est possible d'obtenir une
concentration plasmatique constante en
utilisant une perfusion, la vitesse de
perfusion conditionnant alors la valeur
de la concentration atteinte. Cette possibilité est utilisée de façon habituelle
en médecine intensive mais pas dans la
pratique courante. Pour une prise orale,
une solution de compromis est de diviser la dose journalière en plusieurs
doses individuelles (2, 3 ou 4), de sorte
que la concentration moyenne dans le
plasma ne subisse que des variations de
faible amplitude. En fait, il s'avère que
la prescription d'un médicament à
prendre plusieurs fois par jour sera
beaucoup moins suivie (assiduité plus
faible du patient à la prise du médicament : faible compliance). L'importance des oscillations plasmatiques
dans l'intervalle entre deux prises peut
aussi être réduite en utilisant une forme
galénique où la libération du principe
actif est ralentie (p. 10) : préparation
retard.
La rapidité avec laquelle est atteint l'état d'équilibre à l'occasion
d'une prise régulière indique la vitesse
d'élimination. Comme l'indique la formule, l'état d'équilibre est presque atteint après 3 11,2 d'élimination.
Dans le cas d'une substance active, d'élimination lente, ayant donc
une forte tendance à l'accumulation, il
sera plus long d'atteindre le niveau
plasmatique requis pour l'action (phenprocoumone, digitoxine, méthadone). Il
est alors possible d'atteindre plus rapidement l'état d'équilibre en augmentant
la dose initiale (dose d'attaque), cet état
d'équilibre sera ensuite maintenu avec
des doses plus faibles (traitement d'entretien). Dans le cas de substances à élimination lente, une prise quotidienne
unique suffit pour atteindre une concentration active presque constante.
Modification des caractéristiques
de l'élimination durant
le traitement (B)
Dans tous les cas où l'on utilise des
prises médicamenteuses répétées pour
atteindre une concentration cumulée
active, il faut se souvenir que les conditions de biotransformation ou d'excrétion rénale ne restent pas obligatoirement constantes au cours du traitement.
Il peut se produire une augmentation de
l'élimination par suite d'une induction
enzymatique (p. 32) ou d'un changement du pH urinaire (p. 40). La conséquence de ce phénomène est une diminution de l'état d'équilibre jusqu'au
niveau correspondant à une élimination
plus rapide. L'action initiale du médicament peut alors s'atténuer ou même
disparaître. Au contraire, une diminution de l'élimination (par exemple développement d'une insuffisance rénale
dan le cas de médicaments éliminés par
le rein) peut entraîner une augmentation
du niveau plasmatique moyen pouvant
même atteindre un seuil toxique.
