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Distribution dans l'organisme
Différentes possibilités
de distribution d'un médicament
Après l'entrée dans l'organisme, la substance se distribue dans le sang (1), et
peut par son intermédiaire atteindre
également les tissus. La distribution
peut se limiter à l'espace extracellulaire
(volume plasmatique + volume interstitiel) (2), ou comprendra également le
volume cellulaire (3). Certaines substances peuvent se fixer très fortement
aux structures tissulaires de telle sorte
que la concentration de la substance
dans le sang décroisse fortement mais
sans entraîner de dissociation (4).
Compte tenu de leur taille, les macromolécules restent confinées à l'intérieur des vaisseaux car leur passage à
travers l'endothélium est impossible
même dans les régions où l'endothélium des capillaires est fenestré. Cette
propriété peut avoir des implications
thérapeutiques. Lorsqu'apres une perte
de sang, le lit vasculaire doit être rempli
à nouveau, on injectera alors une solution remplaçant le plasma (p. 150). Les
substances fortement liées aux protéines plasmatiques se trouveront essentiellement dans l'espace vasculaire
(p. 30, mesure du volume plasmatique à
l'aide de colorants liés aux protéines).
Les substances libres (non liées) ont la
possibilité de quitter le flux sanguin
dans des zones bien précises de l'arbre
vasculaire. Ce passage dépendra cependant de la différence de structure des
endothéliums (p. 24). Ces variations régionales ne sont pas représentées sur la
figure ci-contre.
La distribution dans l'organisme
est fonction de la capacité des substances à traverser les membranes cellulaires (p. 20). Les substances hydrophiles (par exemple l'inuline) ne se
lient pas aux structures externes des
cellules et ne sont pas captées par les
cellules. Il est donc possible de les utiliser pour évaluer le volume extracellulaire (2). Les molécules liposolubles
passent la membrane cellulaire et il est
même possible d'aboutir à une distribution homogène de la substance dans
l'organisme (3). Le poids du corps peut
être reparti comme le montre le diagramme ci-dessous.
Le graphique ci-contre (p. 29)
donne les différents compartiments liquidions de l'organisme.
eau intracellulaire
extracellulaire
et érythrocytes
Volumes de distribution
potentiels d'un médicament
La proportion entre le volume du
liquide interstitiel et l'eau cellulaire
varie selon les périodes de la vie et le
poids du corps. Le pourcentage du liquide interstitiel est plus important chez
le nouveau-né ou le prématuré (environ
50 % de l'eau corporelle) et plus faible
chez l'obèse ou le sujet âgé.
La concentration (c) d'une solution est la quantité (D) de la substance
dissoute dans un volume (V) : c = D/V.
Connaissant la quantité administrée (D)
et la concentration plasmatique (c), on
peut évaluer le volume de distribution
V = D/c. Il ne s'agit en fait que du volume apparent (V,pp) de distribution,
qui serait atteint en supposant une distribution homogène de la molécule dans
l'organisme. Cette homogénéité n'est
pratiquement jamais observée lorsque
les molécules se fixent aux membranes
cellulaires (5) ou aux membranes des
organites subcellulaires (6) ou encore
se concentrent dans ceux-ci (7). Le volume apparent (V,pp) peut donc être plus
important que le volume réellement accessible.
Distribution dans l'organisme
Différentes possibilités
de distribution d'un médicament
Après l'entrée dans l'organisme, la substance se distribue dans le sang (1), et
peut par son intermédiaire atteindre
également les tissus. La distribution
peut se limiter à l'espace extracellulaire
(volume plasmatique + volume interstitiel) (2), ou comprendra également le
volume cellulaire (3). Certaines substances peuvent se fixer très fortement
aux structures tissulaires de telle sorte
que la concentration de la substance
dans le sang décroisse fortement mais
sans entraîner de dissociation (4).
Compte tenu de leur taille, les macromolécules restent confinées à l'intérieur des vaisseaux car leur passage à
travers l'endothélium est impossible
même dans les régions où l'endothélium des capillaires est fenestré. Cette
propriété peut avoir des implications
thérapeutiques. Lorsqu'apres une perte
de sang, le lit vasculaire doit être rempli
à nouveau, on injectera alors une solution remplaçant le plasma (p. 150). Les
substances fortement liées aux protéines plasmatiques se trouveront essentiellement dans l'espace vasculaire
(p. 30, mesure du volume plasmatique à
l'aide de colorants liés aux protéines).
Les substances libres (non liées) ont la
possibilité de quitter le flux sanguin
dans des zones bien précises de l'arbre
vasculaire. Ce passage dépendra cependant de la différence de structure des
endothéliums (p. 24). Ces variations régionales ne sont pas représentées sur la
figure ci-contre.
La distribution dans l'organisme
est fonction de la capacité des substances à traverser les membranes cellulaires (p. 20). Les substances hydrophiles (par exemple l'inuline) ne se
lient pas aux structures externes des
cellules et ne sont pas captées par les
cellules. Il est donc possible de les utiliser pour évaluer le volume extracellulaire (2). Les molécules liposolubles
passent la membrane cellulaire et il est
même possible d'aboutir à une distribution homogène de la substance dans
l'organisme (3). Le poids du corps peut
être reparti comme le montre le diagramme ci-dessous.
Le graphique ci-contre (p. 29)
donne les différents compartiments liquidions de l'organisme.
eau intracellulaire
extracellulaire
et érythrocytes
Volumes de distribution
potentiels d'un médicament
La proportion entre le volume du
liquide interstitiel et l'eau cellulaire
varie selon les périodes de la vie et le
poids du corps. Le pourcentage du liquide interstitiel est plus important chez
le nouveau-né ou le prématuré (environ
50 % de l'eau corporelle) et plus faible
chez l'obèse ou le sujet âgé.
La concentration (c) d'une solution est la quantité (D) de la substance
dissoute dans un volume (V) : c = D/V.
Connaissant la quantité administrée (D)
et la concentration plasmatique (c), on
peut évaluer le volume de distribution
V = D/c. Il ne s'agit en fait que du volume apparent (V,pp) de distribution,
qui serait atteint en supposant une distribution homogène de la molécule dans
l'organisme. Cette homogénéité n'est
pratiquement jamais observée lorsque
les molécules se fixent aux membranes
cellulaires (5) ou aux membranes des
organites subcellulaires (6) ou encore
se concentrent dans ceux-ci (7). Le volume apparent (V,pp) peut donc être plus
important que le volume réellement accessible.
