22
Distribution dans l'organisme
Barrières externes de l'organisme
Avant d'entrer dans la circulation sanguine (absorption), une substance doit
franchir les barrières qui séparent l'organisme de son environnement et délimitent le milieu intérieur. Ces limites
sont constituées par la peau et les muqueuses.
Lorsque l'absorption a lieu dans
l'intestin, la barrière est alors constituée par l'épithélium intestinal. Cet épithélium est formé d'une couche uni-cellulaire d'entérocytes et de cellules à
mucus. Du côté de la lumière intestinale, ces cellules sont liées les unes aux
autres formant la zonula occludens (représentée par des points noirs dans le
schéma du bas à gauche).
Une zonula occludens (ou encore
tight junction) est une région dans laquelle les membranes phospholipidiques de deux cellules voisines sont
très proches l'une de l'autre et sont
même reliées par l'intermédiaire de
protéines incluses dans les membranes.
Cette zone entoure complètement les
cellules comme un anneau, de sorte que
chacune d'elle est reliée aux cellules
voisines, formant une barrière continue
entre les deux espaces séparés par la
couche cellulaire, dans le cas de l'intestin entre la lumière intestinale et l'espace intercellulaire. L'efficacité avec
laquelle cette barrière empêche l'échange de substances peut être renforcée par l'alignement d'un grand
nombre de ces interactions, comme par
exemple dans le cas de l'endothélium
des capillaires cérébraux. De plus, ces
protéines de liaison semblent également
servir à contrecarrer un ensemble de
protéines fonctionnelles (pompes, canaux ioniques), qui sont caractéristiques des domaines membranaires séparés.
Seules les molécules dont les propriétés chimiques permettent un passage à travers la phase interne lipophile
de la double couche (jaune), ou celles
pour lesquelles existe un mécanisme de
transport particulier peuvent être absorbées par voie entérale.
La capacité d'absorption d'un médicament sera caractérisée par le quotient entre la quantité absorbée et la
quantité présente dans l'intestin.
Dans l'arbre respiratoire, les
cellules ciliées de l'épithélium sont
également liées du côté luminal par des
zonulae occludens, de façon à ce que la
cavité bronchiale soit séparée des tissus
pulmonaires par une double couche
phospholipidique continue.
Si l'administration est orale ou
sublinguale, la molécule se heurte à une
barrière (muqueuse buccale) constituée d'un épithélium stratifié non kératinisé. Les cellules établissent entre
elles des contacts ponctuels (desmosomes, non figurés sur les schémas),
mais ces interactions ne ferment pas
complètement l'espace intercellulaire.
Cette obturation est réalisée par l'accumulation dans l'espace extracellulaire
de fragments de membrane sécrétés par
les cellules (voir encadré semi-circulaire à droite et au milieu). De cette manière, il existe également dans l'épithélium stratifié une couche continue de
phospholipides qui, contrairement à ce
qui se passe dans l'épithélium intestinal, est maintenant déposée à l'extérieur des cellules. Le même principe de
barrière s'observe dans l'épithélium
stratifié kératinisé de la peau.
L'existence d'une couche continue de
phospholipides signifie que seules les
substances lipophiles, capables de
passer à travers une membrane phospholipidique, peuvent pénétrer dans
l'organisme à travers les épithéliums
stratifiés. La vitesse d'absorption dépend dans ce cas de l'épaisseur de l'épithélium. Au niveau de la peau, l'absorption sera rendue encore plus
difficile par la présence d'une couche
cornée (stratum corneum) dont l'épaisseur est très variable d'une zone à
l'autre.
Distribution dans l'organisme
Barrières externes de l'organisme
Avant d'entrer dans la circulation sanguine (absorption), une substance doit
franchir les barrières qui séparent l'organisme de son environnement et délimitent le milieu intérieur. Ces limites
sont constituées par la peau et les muqueuses.
Lorsque l'absorption a lieu dans
l'intestin, la barrière est alors constituée par l'épithélium intestinal. Cet épithélium est formé d'une couche uni-cellulaire d'entérocytes et de cellules à
mucus. Du côté de la lumière intestinale, ces cellules sont liées les unes aux
autres formant la zonula occludens (représentée par des points noirs dans le
schéma du bas à gauche).
Une zonula occludens (ou encore
tight junction) est une région dans laquelle les membranes phospholipidiques de deux cellules voisines sont
très proches l'une de l'autre et sont
même reliées par l'intermédiaire de
protéines incluses dans les membranes.
Cette zone entoure complètement les
cellules comme un anneau, de sorte que
chacune d'elle est reliée aux cellules
voisines, formant une barrière continue
entre les deux espaces séparés par la
couche cellulaire, dans le cas de l'intestin entre la lumière intestinale et l'espace intercellulaire. L'efficacité avec
laquelle cette barrière empêche l'échange de substances peut être renforcée par l'alignement d'un grand
nombre de ces interactions, comme par
exemple dans le cas de l'endothélium
des capillaires cérébraux. De plus, ces
protéines de liaison semblent également
servir à contrecarrer un ensemble de
protéines fonctionnelles (pompes, canaux ioniques), qui sont caractéristiques des domaines membranaires séparés.
Seules les molécules dont les propriétés chimiques permettent un passage à travers la phase interne lipophile
de la double couche (jaune), ou celles
pour lesquelles existe un mécanisme de
transport particulier peuvent être absorbées par voie entérale.
La capacité d'absorption d'un médicament sera caractérisée par le quotient entre la quantité absorbée et la
quantité présente dans l'intestin.
Dans l'arbre respiratoire, les
cellules ciliées de l'épithélium sont
également liées du côté luminal par des
zonulae occludens, de façon à ce que la
cavité bronchiale soit séparée des tissus
pulmonaires par une double couche
phospholipidique continue.
Si l'administration est orale ou
sublinguale, la molécule se heurte à une
barrière (muqueuse buccale) constituée d'un épithélium stratifié non kératinisé. Les cellules établissent entre
elles des contacts ponctuels (desmosomes, non figurés sur les schémas),
mais ces interactions ne ferment pas
complètement l'espace intercellulaire.
Cette obturation est réalisée par l'accumulation dans l'espace extracellulaire
de fragments de membrane sécrétés par
les cellules (voir encadré semi-circulaire à droite et au milieu). De cette manière, il existe également dans l'épithélium stratifié une couche continue de
phospholipides qui, contrairement à ce
qui se passe dans l'épithélium intestinal, est maintenant déposée à l'extérieur des cellules. Le même principe de
barrière s'observe dans l'épithélium
stratifié kératinisé de la peau.
L'existence d'une couche continue de
phospholipides signifie que seules les
substances lipophiles, capables de
passer à travers une membrane phospholipidique, peuvent pénétrer dans
l'organisme à travers les épithéliums
stratifiés. La vitesse d'absorption dépend dans ce cas de l'épaisseur de l'épithélium. Au niveau de la peau, l'absorption sera rendue encore plus
difficile par la présence d'une couche
cornée (stratum corneum) dont l'épaisseur est très variable d'une zone à
l'autre.
