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Traitements de maladies particulières
Asthme
Définition. Blocage respiratoire survenant par crises à la suite d'un rétrécissement des bronches lié à une hypersensibilité bronchique.
Il n'est pas rare que le patient asthmatique sous-estime le degré de gravité
réelle de sa maladie. Dans ces conditions, la mesure de la vitesse maximale
d'expiration forcée (peak-flow) par les
patients est un moyen important associé
au traitement. Après un apprentissage
adapté, le patient peut reagir de luimême à une modification de l'intensité
de la crise par un changement de médication (dans le cadre d'un plan de traitement préalablement établi par le médecin).
Pathophysiologie. La maladie est
essentiellement due à une inflammation
d'origine allergique de la muqueuse
bronchique. C'est ainsi par exemple
que les leucotriènes qui sont synthétisées au cours d'une reaction immune à
IgE (p. 320) ont un effet chimiotactique
sur les cellules inflammatoires. A l'inflammation est associée une hypersensibilité des bronches envers des stimuli
spasmogènes. Si bien qu'à côté des antigènes, d'autres stimuli peuvent déclencher des crises d'asthme (A). Par
exemple dans l'asthme d'effort, l'inspiration profonde de l'air froid environnant est un agent déclenchahtjrnportant. Un exemple de déclenchement
provoqué par un médicament est celui
des inhibiteurs de cyclooxygénase
(p.198).
Bases de traitement. L'élimination des déclencheurs des crises
d'asthme est un moyen important mais
pas toujours réalisable. Les médicaments qui diminuent l'inflammation allergique ou atténuent l'hypersensibilité
bronchique touchent au centre des événements pathophysiologiques : glucocorticoïdes et les agents stabilisant les
mastocytes. Les bronchodilatateurs (?,sympathomimétiques, théophylline et
ipratropium) agissent de façon symptomatique.
Le schéma par degré (B) fournit
un axe concernant les possibilités d'intensification des traitements médicamenteux en cas d'aggravation de la maladie.
Les médicaments de choix pour le
traitement d'une crise d'asthme sont les
^-mimétiques à courte durée d'action.
Utilisés par inhalation comme le salbutamol et le fénotérol. Leur action commence quelques minutes après l'inhalation et dure de 4 à 6 heures.
S'il est nécessaire d'utiliser les ?;mimétiques plus de trois fois par semaine, cela indique une empreinte plus
forte de la maladie. On ajoutera alors au
traitement un produit anti-inflammatoire, chez les enfants et les adolescents
éventuellement un stabilisateur de mastocytes, plus tard un glucocorticoïde.
L'utilisation par inhalation doit être effectuée de façon régulière, l'amélioration apparaît en l'espace de quelques
semaines. La « crainte de la cortisone »
n'est pas fondée dans le cas d'une utilisation correcte par inhalation de glucocorticoïdes ayant une élimination présystémique élevée (effets secondaires
locaux possibles : muguet buccal, enrouement). L'apparition d'un muguet
peut être évitée par l'utilisation avant le
petit déjeuner ou le repas du soir. Plus
l'utilisation de p^-mimétiques inhalés
à la demande est faible et meilleur est
le traitement bloquant les réactions inflammatoires.
Dans les cas sévères il est cependant nécessaire de renforcer le traitement bronchodilatateur : ^-mimétique
par voie systémique ou le cas échéant
théophylline (utilisable uniquement par
voie systémique ; fenêtre thérapeutique
faible ; contrôle du taux plasmatique).
le salmétérol est un P^-mimétique inhalé avec une longue durée d'action
(~ 12 heures), qui contrairement aux
deux traitements que nous venons de
citer présente l'avantage d'une faible
charge systémique ; il peut par exemple
être utilisé la nuit pour prévenir les
crises nocturnes. L'ipratropium inhalé
s'avère donner de bons résultats chez
de nombreux patients.
Traitements de maladies particulières
Asthme
Définition. Blocage respiratoire survenant par crises à la suite d'un rétrécissement des bronches lié à une hypersensibilité bronchique.
Il n'est pas rare que le patient asthmatique sous-estime le degré de gravité
réelle de sa maladie. Dans ces conditions, la mesure de la vitesse maximale
d'expiration forcée (peak-flow) par les
patients est un moyen important associé
au traitement. Après un apprentissage
adapté, le patient peut reagir de luimême à une modification de l'intensité
de la crise par un changement de médication (dans le cadre d'un plan de traitement préalablement établi par le médecin).
Pathophysiologie. La maladie est
essentiellement due à une inflammation
d'origine allergique de la muqueuse
bronchique. C'est ainsi par exemple
que les leucotriènes qui sont synthétisées au cours d'une reaction immune à
IgE (p. 320) ont un effet chimiotactique
sur les cellules inflammatoires. A l'inflammation est associée une hypersensibilité des bronches envers des stimuli
spasmogènes. Si bien qu'à côté des antigènes, d'autres stimuli peuvent déclencher des crises d'asthme (A). Par
exemple dans l'asthme d'effort, l'inspiration profonde de l'air froid environnant est un agent déclenchahtjrnportant. Un exemple de déclenchement
provoqué par un médicament est celui
des inhibiteurs de cyclooxygénase
(p.198).
Bases de traitement. L'élimination des déclencheurs des crises
d'asthme est un moyen important mais
pas toujours réalisable. Les médicaments qui diminuent l'inflammation allergique ou atténuent l'hypersensibilité
bronchique touchent au centre des événements pathophysiologiques : glucocorticoïdes et les agents stabilisant les
mastocytes. Les bronchodilatateurs (?,sympathomimétiques, théophylline et
ipratropium) agissent de façon symptomatique.
Le schéma par degré (B) fournit
un axe concernant les possibilités d'intensification des traitements médicamenteux en cas d'aggravation de la maladie.
Les médicaments de choix pour le
traitement d'une crise d'asthme sont les
^-mimétiques à courte durée d'action.
Utilisés par inhalation comme le salbutamol et le fénotérol. Leur action commence quelques minutes après l'inhalation et dure de 4 à 6 heures.
S'il est nécessaire d'utiliser les ?;mimétiques plus de trois fois par semaine, cela indique une empreinte plus
forte de la maladie. On ajoutera alors au
traitement un produit anti-inflammatoire, chez les enfants et les adolescents
éventuellement un stabilisateur de mastocytes, plus tard un glucocorticoïde.
L'utilisation par inhalation doit être effectuée de façon régulière, l'amélioration apparaît en l'espace de quelques
semaines. La « crainte de la cortisone »
n'est pas fondée dans le cas d'une utilisation correcte par inhalation de glucocorticoïdes ayant une élimination présystémique élevée (effets secondaires
locaux possibles : muguet buccal, enrouement). L'apparition d'un muguet
peut être évitée par l'utilisation avant le
petit déjeuner ou le repas du soir. Plus
l'utilisation de p^-mimétiques inhalés
à la demande est faible et meilleur est
le traitement bloquant les réactions inflammatoires.
Dans les cas sévères il est cependant nécessaire de renforcer le traitement bronchodilatateur : ^-mimétique
par voie systémique ou le cas échéant
théophylline (utilisable uniquement par
voie systémique ; fenêtre thérapeutique
faible ; contrôle du taux plasmatique).
le salmétérol est un P^-mimétique inhalé avec une longue durée d'action
(~ 12 heures), qui contrairement aux
deux traitements que nous venons de
citer présente l'avantage d'une faible
charge systémique ; il peut par exemple
être utilisé la nuit pour prévenir les
crises nocturnes. L'ipratropium inhalé
s'avère donner de bons résultats chez
de nombreux patients.
