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Traitements de maladies particulières
Traitement anti-allergique
La réaction allergique médiée par les IgE
(p. 72) s'accompagne de la libération
d'histamine (p. 114) et de la formation
d'autres médiateurs (entre autres les leucotriènes p. 194) par les mastocytes. Les
conséquences sont : relaxation des
muscles vasculaires ; la dilatation des
vaisseaux entraîne localement une rougeur, comme par exemple au niveau du
tissu conjonctifde l'œil, et de façon systémique une chute de la pression artérielle
(en cas de choc anaphylactique). Élévation de la perméabilité vasculaire avec
passage de fluide dans les tissus : gonflement du tissu conjonctif au niveau du nez
(« rhume des foins ») ou de la muqueuse
bronchiale ; urticaires cutanées. Contraction de la musculature des bronches avec
asthme bronchique. Stimulation de la
musculature de l'intestin avec des diarrhées.
1. Stabilisation des mastocytes.
Le cromoglycate bloque la libération des
médiateurs pas les mastocytes mais simplement après une administration chronique. Il semble également exercer une
action inhibitrice dans les réactions inflammatoires d'origine allergique en interférant avec l'effet des médiateurs sur
les cellules impliquées. Il est administré
par voie locale : œil, muqueuse nasale,
arbre bronchique (inhalation)i muqueuse
intestinale (voie orale, pratiquement aucune absorption). Indications : prévention
du rhume des foins, de Y asthme allergique et également des allergies alimentaires. Le nédocromil a la même action.
2. Blocage du récepteur de l'histamine. Ce sont principalement les récepteurs H] qui participent aux réactions
allergiques. Les antihistaminiques H,
(p. 114) sont en général administrés par
voie orale. Leur effet thérapeutique est
cependant souvent décevant. Indication :
rhume des foins.
3. Antagonistes fonctionnels des
médiateurs de l'allergie
a) Les a-sympathomimétiques tels
la naphazoline, l'oxymétazoline, la tétryzoline sont utilisés localement sur les muqueuses nasales et le tissu conjonctif, ils
agissent en rétrécissant les vaisseaux et, à
cause de la diminution du flux sanguin, en
diminuant l'œdème et les sécrétions
(p. 90), par ex. dans le rhume des foins.
Compte tenu du risque de lésion des muqueuses ils doivent dans tous les cas être
administrés pendant de courtes périodes.
b) Adrénaline : administrée en i.v.
elle constitue le traitement le plus efficace
en cas de choc anaphylactique : elle
contracte les vaisseaux, diminue leur perméabilité et dilate les bronches.
c) Les P;-sympathomimétiques,
tels la terbutaline, le fénotérol, le salbutamol, sont utilisés dans l'asthme bronchique ', en général localement, par inhalation, en cas d'urgence par voie
parentérale. Même par inhalation, des
quantités non négligeables de produit
actif peuvent parvenir dans la circulation
(effets secondaires, battements de cœur,
tremblement, agitation, hypokaliémie).
d) Théophylline : elle appartient
aux méthylxanthines. Tandis que la caféine (1,3,7 triméthylxanthine, théine) a
principalement une action stimulante sur
le SNC et contracte les vaisseaux cérébraux, la théophylline présente simultanément une action notable, bronchodilatatrice et diurétique. Les effets sont dus à
l'inhibition d'une phosphodiestérase
(augmentation d'AMPc, p. 66) ainsi qu'à
une action antagoniste au niveau des récepteurs de l'adénosine. En cas d'asthme
bronchique, la théophylline peut être
donnée par voie orale pour prévenir une
crise, par voie parentérale pour interrompre une crise. En cas de surdosage,
peuvent se produire des crampes et des
arythmies cardiaques.
e) Ipratropium (p. 104) : il peut
être inhalé pour dilater les bronches en cas
de bronchoconstriction d'origine allergique ; il n'est souvent pas assez puissant.
f) Les glucocorticoïdes (p. 246)
agissent de façon très efficace dans le traitement des allergies, vraisemblablement
parce qu'ils interviennent à différents endroits dans le processus. Indications :
rhume des foins, asthme bronchique (si
possible administration locale de produits
ayant une forte élimination présystémique, par ex. béclométhasone, budésonide, ainsi que choc anaphylactique (i.v. à
dose élevée) ; il est probable que se produisent également des effets non génomiques rapides.
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