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Traitements de maladies particulières
Traitement des refroidissements
Lorsque l'on parle de refroidissements, en langage courant « coups
de froid », « grippe », « infection grippale » (la grippe est au sens strict une
infection assez rare par le virus influenza), il s'agit d'une inflammation
aiguë et infectieuse des voies respiratoires supérieures. Les symptômes,
étemuements, coryza (à cause d'une
rhinite), enrouement (laryngite), douleurs de gorge et difficultés à déglutir
(pharyngite, amygdalite), toux avec catarrhe d'abord séreux puis muqueux
(trachéite, bronchite), douleurs musculaires, fièvre et dégradation de l'état général peuvent apparaître isolément ou
avec diverses combinaisons, simultanément ou successivement. La dénomination provient de l'idée répandue autrefois qu'un refroidissement était à
l'origine de ces maux. En général, cette
maladie est provoquée par des virus
(rhino, adeno, parainfluenza virus) qui
sont transportés par des « projections »
provenant de la toux ou d'étemuements.
Moyens thérapeutiques. Un traitement causal avec des antiviraux n'est
pas possible à l'heure actuelle. Les
symptômes d'un refroidissement /estompent spontanément. L'administration de médicaments n'est pas obligatoire. Les moyens utilisés adoucissent
les symptômes.
Rhume. La production de sécrétions peut être interrompue par des parasympatholytiques. Il faut s'accomoder des autres actions de type
atropinique (p. 104 et suivantes). C'est
pourquoi les parasympatholytiques sont
à peine utilisés ; il est vraisemblable cependant que lors de l'utilisation d'antihistaminique H, (composant de nombreux traitements) ce soit leur action
parasympatholytique qui soit utilisée.
Administres localement (gouttes nasales), les a.-sympathomimétiques provoquent une vasoconstriction et un dégonflement de la muqueuse nasale (il
est à nouveau possible de respirer par le
nez) et, de façon secondaire, une diminution des sécrétions nasales (p. 90).
Lors d'une administration régulière
pendant une longue période existe le
danger d'une lésion de la muqueuse nasale (p. 90).
Difficultés à avaler et maux de
gorge. En suçant des pastilles contenant des anesthésiques locaux (benzocaïne, tétracaïne, p. 206) on peut obtenir, mais seulement pendant quelques
instants, une disparition de la
douleur/gêne. Il faut cependant penser
au risque de sensibilisation.
Toux. Étant donné que la toux
permet d'expectorer les sécrétions formées et accumulées dans le tractus
bronchial au cours d'un refroidissement, l'interruption de ce processus
physiologique n'a de sens que lorsque
se manifeste une toux d'irritation (toux
sèche, sans production de sécrétions).
La codéine et la noscapine (p. 210) bloquent la toux, en inhibant au niveau
central le réflexe de toux.
Accumulation de mucosités. Les
expectorants stimulent l'expectoration
du mucus bronchique en rendant le
mucus plus fluide : soit en dégradant les
substances contenues dans le mucus
(mucolytiques comme par ex. la Nacétylcystéine) ou bien en favorisant la
production de mucus moins épais
(bouillottes chaudes). On peut se demander, lors d'un refroidissement, si
les mucolytiques sont vraiment indiqués et si les expectorants tels l'ambroxol et la bromhexine changent de
façon efficace la consistance du mucus.
L'acétylcystéine est indiquée dans la
mucoviscidose.
Fièvre. Les analgésiques antipyrétiques (acide acétylsalicylique, paracétamol, p. 196) ne sont indiqués que
dans des fortes fièvres. La fièvre est une
réaction naturelle de l'organisme aux
infections et un indicateur commode de
leur déroulement.
Douleurs articulaires, maux de
tête. On peut utiliser les analgésiques
antipyrétiques contre les douleurs articulaires ou les maux de tête accompagnant un refroidissement.
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