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Traitements de maladies particulières
Polyarthrite rhumatoïde
et son traitement
L'arthrite rhumatoïde ou polyarthrite chronique est une maladie inflammatoire évolutive des articulations
qui atteint par poussées successives les
articulations, principalement les petites
articulations des doigts et des pieds. La
polyarthrite rhumatoïde a vraisemblablement pour base une réaction anormale du système immunitaire. La reaction erronée peut être favorisée et
déclenchée par différentes conditions
(par exemple dispositions génétiques,
usure due à l'âge, refroidissement, infection). L'élément nuisible conduit à
une inflammation de la membrane synoviale (membrane tapissant les articulations), dont la conséquence est la libération d'un antigène qui entretient le
phénomène inflammatoire. L'inflammation de la membrane synoviale s'accompagne de la libération de médiateurs de l'inflammation, qui stimulent
par chimiotactisme un afflux (diapédèse) de cellules sanguines phagocytaires (granulocytes, macrophages)
dans le tissu synovial. Ces cellules phagocytaires libèrent des enzymes destructrices qui participent à la destruction des tissus. L'inflammation s'étend,
entre autres, à cause de la formation de
prostaglandines et de leucotriènes
(p. 194) à l'ensemble de l'articulation.
On aboutit à une lésion du cartilage et
finalement à une destruction et un raidissement de l'articulation.
Traitement pharmacologique :
les symptômes de l'inflammation peuvent être soulagés de façon aiguë par
des inhibiteurs de synthèse des prostaglandinesf (p. 198 ; anti-inflammatoires non stéroidiens, AINS, comme
par exemple le diclofénac, l'indométacine, le piroxicam) et par les glucocorticoïdes (p. 246 et suivantes). Lors
d'une administration nécessairement
chronique peuvent se manifester les
effets secondaires des AINS (p. 198 et
246). La progression de la destruction
des articulations n'est arrêtée ni par les
AINS ni par les glucocorticoïdes.
L'utilisation de traitement de
fond peut conduire à une diminution
des besoins en AINS. Le terme de traitement de fond ne signifie pas qu'il est
possible d'atteindre les mécanismes pathogènes de base. Bien plus, sur la base
d'un traitement avec ces composés,
l'utilisation de molécules agissant rapidement est non seulement possible mais
peut se révéler nécessaire. Les traitements de fond ont en commun une installation lente de leur action après plusieurs semaines de traitement. Parmi
les modes d'action envisagés, on a proposé une inhibition de l'activité des macrophages et de la libération d'enzymes
lysosomiales. Parmi les traitements de
fond on trouve : la sulfasalazine (inhibiteur de lipooxygénases ?, p. 270) ; la
mésalazine est en générale insuffisante
pour cette indication ; la chloroquine
(accumulation lysosomiale) et les sels
d'or (accumulation lysosomiale ; i.m. :
aurothioglucose, aurothiomalate ; moins
actif p.o. : auranofine) ainsi que la Dpénicillainine (complexation de cations métalliques indispensables à l'activité d'enzymes, p. 298). Les effets
secondaires fréquents sont : altération
de la peau et des muqueuses, atteintes
des fonctions rénales, modifications de
la formule sanguine. Certains agents
cytostatiques et immunosuppresseurs,
azatliioprinc, cyclophosphamide et
en particulier le méthotrexate (à dose
faible une fois par semaine) seront utilisés comme traitement de fond. A côté
de son action immunosuppressive le
méthotrexate a un effet anti-phlogistique et vient après la sulfasalazine pour
son rapport risque/efficacité.
L'élimination chirurgicale de la
synovie enflammée (synovectomie)
procure souvent aux patients des phases
plus longues sans souffrir. Lorsqu'elle
est réalisable, elle est entreprise, car
tous les moyens pharmacologiques sont
associés à des effets secondaires importants.
Traitements de maladies particulières
Polyarthrite rhumatoïde
et son traitement
L'arthrite rhumatoïde ou polyarthrite chronique est une maladie inflammatoire évolutive des articulations
qui atteint par poussées successives les
articulations, principalement les petites
articulations des doigts et des pieds. La
polyarthrite rhumatoïde a vraisemblablement pour base une réaction anormale du système immunitaire. La reaction erronée peut être favorisée et
déclenchée par différentes conditions
(par exemple dispositions génétiques,
usure due à l'âge, refroidissement, infection). L'élément nuisible conduit à
une inflammation de la membrane synoviale (membrane tapissant les articulations), dont la conséquence est la libération d'un antigène qui entretient le
phénomène inflammatoire. L'inflammation de la membrane synoviale s'accompagne de la libération de médiateurs de l'inflammation, qui stimulent
par chimiotactisme un afflux (diapédèse) de cellules sanguines phagocytaires (granulocytes, macrophages)
dans le tissu synovial. Ces cellules phagocytaires libèrent des enzymes destructrices qui participent à la destruction des tissus. L'inflammation s'étend,
entre autres, à cause de la formation de
prostaglandines et de leucotriènes
(p. 194) à l'ensemble de l'articulation.
On aboutit à une lésion du cartilage et
finalement à une destruction et un raidissement de l'articulation.
Traitement pharmacologique :
les symptômes de l'inflammation peuvent être soulagés de façon aiguë par
des inhibiteurs de synthèse des prostaglandinesf (p. 198 ; anti-inflammatoires non stéroidiens, AINS, comme
par exemple le diclofénac, l'indométacine, le piroxicam) et par les glucocorticoïdes (p. 246 et suivantes). Lors
d'une administration nécessairement
chronique peuvent se manifester les
effets secondaires des AINS (p. 198 et
246). La progression de la destruction
des articulations n'est arrêtée ni par les
AINS ni par les glucocorticoïdes.
L'utilisation de traitement de
fond peut conduire à une diminution
des besoins en AINS. Le terme de traitement de fond ne signifie pas qu'il est
possible d'atteindre les mécanismes pathogènes de base. Bien plus, sur la base
d'un traitement avec ces composés,
l'utilisation de molécules agissant rapidement est non seulement possible mais
peut se révéler nécessaire. Les traitements de fond ont en commun une installation lente de leur action après plusieurs semaines de traitement. Parmi
les modes d'action envisagés, on a proposé une inhibition de l'activité des macrophages et de la libération d'enzymes
lysosomiales. Parmi les traitements de
fond on trouve : la sulfasalazine (inhibiteur de lipooxygénases ?, p. 270) ; la
mésalazine est en générale insuffisante
pour cette indication ; la chloroquine
(accumulation lysosomiale) et les sels
d'or (accumulation lysosomiale ; i.m. :
aurothioglucose, aurothiomalate ; moins
actif p.o. : auranofine) ainsi que la Dpénicillainine (complexation de cations métalliques indispensables à l'activité d'enzymes, p. 298). Les effets
secondaires fréquents sont : altération
de la peau et des muqueuses, atteintes
des fonctions rénales, modifications de
la formule sanguine. Certains agents
cytostatiques et immunosuppresseurs,
azatliioprinc, cyclophosphamide et
en particulier le méthotrexate (à dose
faible une fois par semaine) seront utilisés comme traitement de fond. A côté
de son action immunosuppressive le
méthotrexate a un effet anti-phlogistique et vient après la sulfasalazine pour
son rapport risque/efficacité.
L'élimination chirurgicale de la
synovie enflammée (synovectomie)
procure souvent aux patients des phases
plus longues sans souffrir. Lorsqu'elle
est réalisable, elle est entreprise, car
tous les moyens pharmacologiques sont
associés à des effets secondaires importants.
