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Traitements de maladies particulières
Différentes formes d'hypotension
et leur traitement médicamenteux
85 % du volume sanguin sont localisés
dans le système vasculaire veineux ; à
cause de la faible pression qui y règne
(pression moyenne environ 15 mmHg),
on parle de système basse pression. Les
15 % restants remplissent le lit artériel
que l'on nomme système haute pression à
cause de la pression élevée (environ
100 mmHg). La pression sanguine dans le
système artériel est la force motrice pour
l'irrigation des organes et des tissus. Le
sang déversé par ce système s'accumule
dans le système basse pression et est repompé par le cœur dans le système haute
pression.
La pression artérielle (en abrégé
PA) dépend : 1. de la quantité de sang
« injectée » par le cœur dans le système
haute pression, par unité de temps. Le
débit cardiaque est fonction du volume
d'éjection c'est-à-dire du volume sanguin
propulsé à chaque battement cardiaque, et
de la fréquence cardiaque ; le volume
d'éjection est entre autres conditionné par
le retour veineux,
2. de la résistance contre laquelle l'écoulement du sang doit lutter, c'est-à-dire de
la résistance périphérique ou de l'étroitesse des artérioles.
Baisse prolongée de la pression artérielle (PA syst. demeurant < 105 mmHg).
L'hypotonie essentielle primaire n'a
dans la plupart des cas aucun caractère
maladif. Si des symptômes tels que fatigue et étourdissements surviennent, on
doit recommander un entraînement du
système circulatoire plutôt-que des médicaments.
(
L' hypotention secondaire est la
conséquence d'une maladie sous-jacente
et c'est elle qu'il convient de traiter. Si le
volume d'éjection est faible par suite
d'une insuffisance cardiaque, un glycoside cardiaque pourra augmenter la force
de contraction et le volume d'éjection. Si
la diminution du volume d'éjection est la
conséquence d'un volume sanguin insuffisant, on pourra y remédier en cas de
perte de sang par une solution remplaçant
le plasma, en cas de carence en aldostérone par l'administration d'un minéralocorticoïde. En cas de bradycardie, un
agent parasympatholytique (ou un stimulateur cardiaque) pourra stimuler la fréquence cardiaque.
Accès d'hypotension. Troubles de
la régulation orthostatique. Lors du passage de la position couchée à la position
debout (orthostase), le sang présent dans
le système basse pression s'écoule en direction des pieds, parce que sous le poids
de la colonne de sang les veines de la
moitié inférieure du corps s'élargissent.
La chute du volume d'éjection est en
partie compensée par une élévation de la
fréquence cardiaque. La diminution restante du débit cardiaque peut être équilibrée par une élévation des résistances périphériques, de sorte que la pression
artérielle et l'irrigation sanguine soient
maintenues. Une altération de la régulation orthostatique se produit lorsque la
contre-régulation n'est pas suffisante : la
pression sanguine chute, l'irrigation du
cerveau décroît et apparaissent en conséquence des malaises tels des étourdissements, « tout devient noir devant les
yeux », ou même des pertes de
conscience. Dans la forme sympathotonique, les réflexes sympathiques agissent
de façon accrue (augmentation plus importante de la fréquence cardiaque et de la
résistance périphérique, c'est-à-dire de la
PA diast.) et ne peuvent donc compenser
la réduction de l'apport veineux. En
termes de prévention, l'utilisation de
sympathomimétiques ne présente donc
que peu d'intérêt. L'important serait
d'abord un entraînement du système
cardio-vasculaire. Par voie médicamenteuse, l'augmentation de l'apport veineux
est possible de deux façons. Une augmentation de l'apport de sel de cuisine accroît
les réserves d'eau et de sel et par la même
le volume sanguin (contre-indications :
par exemple hypertension et insuffisance
cardiaque). Une constriction des vaisseaux veineux capacitifs peut être déclenchée par la dihydroergotamine. Il reste à
déterminer dans quelle mesure cet effet ne
peut pas également être atteint sur le plan
thérapeutique par un ci-sympathomimétique. Dans la forme asympathotonique,
très rare, les sympathomimétiques sont
par contre certainement recommandés.
Traitements de maladies particulières
Différentes formes d'hypotension
et leur traitement médicamenteux
85 % du volume sanguin sont localisés
dans le système vasculaire veineux ; à
cause de la faible pression qui y règne
(pression moyenne environ 15 mmHg),
on parle de système basse pression. Les
15 % restants remplissent le lit artériel
que l'on nomme système haute pression à
cause de la pression élevée (environ
100 mmHg). La pression sanguine dans le
système artériel est la force motrice pour
l'irrigation des organes et des tissus. Le
sang déversé par ce système s'accumule
dans le système basse pression et est repompé par le cœur dans le système haute
pression.
La pression artérielle (en abrégé
PA) dépend : 1. de la quantité de sang
« injectée » par le cœur dans le système
haute pression, par unité de temps. Le
débit cardiaque est fonction du volume
d'éjection c'est-à-dire du volume sanguin
propulsé à chaque battement cardiaque, et
de la fréquence cardiaque ; le volume
d'éjection est entre autres conditionné par
le retour veineux,
2. de la résistance contre laquelle l'écoulement du sang doit lutter, c'est-à-dire de
la résistance périphérique ou de l'étroitesse des artérioles.
Baisse prolongée de la pression artérielle (PA syst. demeurant < 105 mmHg).
L'hypotonie essentielle primaire n'a
dans la plupart des cas aucun caractère
maladif. Si des symptômes tels que fatigue et étourdissements surviennent, on
doit recommander un entraînement du
système circulatoire plutôt-que des médicaments.
(
L' hypotention secondaire est la
conséquence d'une maladie sous-jacente
et c'est elle qu'il convient de traiter. Si le
volume d'éjection est faible par suite
d'une insuffisance cardiaque, un glycoside cardiaque pourra augmenter la force
de contraction et le volume d'éjection. Si
la diminution du volume d'éjection est la
conséquence d'un volume sanguin insuffisant, on pourra y remédier en cas de
perte de sang par une solution remplaçant
le plasma, en cas de carence en aldostérone par l'administration d'un minéralocorticoïde. En cas de bradycardie, un
agent parasympatholytique (ou un stimulateur cardiaque) pourra stimuler la fréquence cardiaque.
Accès d'hypotension. Troubles de
la régulation orthostatique. Lors du passage de la position couchée à la position
debout (orthostase), le sang présent dans
le système basse pression s'écoule en direction des pieds, parce que sous le poids
de la colonne de sang les veines de la
moitié inférieure du corps s'élargissent.
La chute du volume d'éjection est en
partie compensée par une élévation de la
fréquence cardiaque. La diminution restante du débit cardiaque peut être équilibrée par une élévation des résistances périphériques, de sorte que la pression
artérielle et l'irrigation sanguine soient
maintenues. Une altération de la régulation orthostatique se produit lorsque la
contre-régulation n'est pas suffisante : la
pression sanguine chute, l'irrigation du
cerveau décroît et apparaissent en conséquence des malaises tels des étourdissements, « tout devient noir devant les
yeux », ou même des pertes de
conscience. Dans la forme sympathotonique, les réflexes sympathiques agissent
de façon accrue (augmentation plus importante de la fréquence cardiaque et de la
résistance périphérique, c'est-à-dire de la
PA diast.) et ne peuvent donc compenser
la réduction de l'apport veineux. En
termes de prévention, l'utilisation de
sympathomimétiques ne présente donc
que peu d'intérêt. L'important serait
d'abord un entraînement du système
cardio-vasculaire. Par voie médicamenteuse, l'augmentation de l'apport veineux
est possible de deux façons. Une augmentation de l'apport de sel de cuisine accroît
les réserves d'eau et de sel et par la même
le volume sanguin (contre-indications :
par exemple hypertension et insuffisance
cardiaque). Une constriction des vaisseaux veineux capacitifs peut être déclenchée par la dihydroergotamine. Il reste à
déterminer dans quelle mesure cet effet ne
peut pas également être atteint sur le plan
thérapeutique par un ci-sympathomimétique. Dans la forme asympathotonique,
très rare, les sympathomimétiques sont
par contre certainement recommandés.
