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Traitements de maladies particulières
Hypertension et antihypertenseurs
Une hypertension artérielle (pression sanguine élevée) ne modifie en général pas
l'état de santé des patients atteints mais
provoque cependant à long terme des lésions vasculaires et des maladies associées (A). Le traitement antihypertenseur
a pour but d'éviter le développement de
ces lésions et donc de normaliser l'espérance de vie.
L'hypertension est rarement la
conséquence d'une autre maladie
(exemple : tumeur sécrétant des catécholamines, phéochromocytomes) ; dans la
plupart des cas son origine n'est pas détectable : hypertension essentielle. Si on
ne parvient pas à l'aide d'une réduction
du poids et d'une alimentation pauvre
en sel à une réduction suffisante de la tension, il faut alors utiliser des anti-hypertenseurs. En principe, une diminution du
débit cardiaque ou des résistances périphériques peut conduire à une diminution
de la pression sanguine (p. 308, paramètres gouvernant la pression sanguine).
Différentes substances agissent sur l'un
de ces paramètres ou sur les deux. Pour
arriver à un schéma thérapeutique convenable, on tiendra compte de l'efficacité et
de la tolérance des produits. Le choix
d'une substance donnée est pris sur la
base d'une réflexion concernant le rapport
risque/efficacité des différentes substances
utilisables et en tenant compte du cas de
chaque patient.
Pour les substances .utilisées en monothérapie, il faut par exemple envisager
les P-bloquants (p. 92), us sont tout à fait
recommandés en cas d'hypertension chez
un adulte jeune avec une tachycardie et un
débit cardiaque élevé ; en cas de tendance
au bronchospasme, les P-bloquants même
cardiosélectifs (pi) sont contre-indiqués.
Les diurétiques thiazidiques (p. 160)
conviendront bien dans le cas d'une hypertension associée à une insuffisance
cardiaque mais ne seront pas adaptés au
cas d'une tendance à l'hypokaliémie. S'il
existe à côté de l'hypertension une angine
de poitrine, le choix tombera plutôt sur un
diurétique que sur un p-bloquant ou un
antagoniste calcique (p. 122). Dans le cas
des antagonistes calciques, il faut souligner que le vérapamil, au contraire de la
nifédipine présente des propriétés cardiodépressives. Il faudra penser à un ai-bloquant en paticulier chez des patients ayant
une hyperplasie bénigne de la prostate et
des difficultés de miction. Il faut noter
que jusqu'à présent, c'est seulement dans
le cas des P-bloquants et des diurétiques
qu'ont été entreprises des études de
grande ampleur qui ont montré une relation entre la baisse de la pression artérielle
et une diminution de la morbidité et de la
mortalité.
En traitement combiné, il faut surtout définir quels sont les produits qui se
complètent de façon judicieuse. En association avec un p-bloquant (bradycardie,
cardiodépression par blocage sympathique) la nifédipine convient bien (tachycardie réflexe), mais un autre antagoniste
calcique, le vérapamil (bradycardie, cardiodépression) n'est pas adapté. Une monothérapie avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (p. 124) conduit chez
environ 50 % des patients à une diminution suffisante de la pression artérielle ; en
combinaison avec un diurétique (thiazidique, p. 156) ce pourcentage atteint
90 %. Lors de l'administration d'un vasodilatateur, la dihydralazine ou le minoxidil (p. 118), les P-bloquants servent à
empêcher une tachycardie réflexe, les
diurétiques inhibent la rétention de fluide.
L'arrêt brutal d'un traitement
continu peut entraîner une élévation de la
pression sanguine à un niveau supérieur à
celui de la pression avant traitement.
Médicaments pour le traitement
d'une crise hypertensive. Ce sont la nifédipine (capsules cassées entre les dents
ou avalées) la nitroglycérine (sublinguale), la clonidine (per os ou i.v., p. 96)
la dihydralazine (i.v.) le diazoxid (i.v.,
p. 118), le nitroprussiate de sodium (perfusion, p. 120). C'est seulement en
cas de phéochromocytome qu'est indiqué
l'a-bloquant non sélectif phentolamine
(P. 90).
Antihypertenseurs utilisés durant
la grossesse. Ce sont les p-bloquants cardiosélectifs (Pi), l'a-méthyl-DOPA (p. 96),
en cas d'éclampsie (élévation massive de la
pression artérielle avec symptômes centraux) la dihydralazine (en perfusion i.v.).
Traitements de maladies particulières
Hypertension et antihypertenseurs
Une hypertension artérielle (pression sanguine élevée) ne modifie en général pas
l'état de santé des patients atteints mais
provoque cependant à long terme des lésions vasculaires et des maladies associées (A). Le traitement antihypertenseur
a pour but d'éviter le développement de
ces lésions et donc de normaliser l'espérance de vie.
L'hypertension est rarement la
conséquence d'une autre maladie
(exemple : tumeur sécrétant des catécholamines, phéochromocytomes) ; dans la
plupart des cas son origine n'est pas détectable : hypertension essentielle. Si on
ne parvient pas à l'aide d'une réduction
du poids et d'une alimentation pauvre
en sel à une réduction suffisante de la tension, il faut alors utiliser des anti-hypertenseurs. En principe, une diminution du
débit cardiaque ou des résistances périphériques peut conduire à une diminution
de la pression sanguine (p. 308, paramètres gouvernant la pression sanguine).
Différentes substances agissent sur l'un
de ces paramètres ou sur les deux. Pour
arriver à un schéma thérapeutique convenable, on tiendra compte de l'efficacité et
de la tolérance des produits. Le choix
d'une substance donnée est pris sur la
base d'une réflexion concernant le rapport
risque/efficacité des différentes substances
utilisables et en tenant compte du cas de
chaque patient.
Pour les substances .utilisées en monothérapie, il faut par exemple envisager
les P-bloquants (p. 92), us sont tout à fait
recommandés en cas d'hypertension chez
un adulte jeune avec une tachycardie et un
débit cardiaque élevé ; en cas de tendance
au bronchospasme, les P-bloquants même
cardiosélectifs (pi) sont contre-indiqués.
Les diurétiques thiazidiques (p. 160)
conviendront bien dans le cas d'une hypertension associée à une insuffisance
cardiaque mais ne seront pas adaptés au
cas d'une tendance à l'hypokaliémie. S'il
existe à côté de l'hypertension une angine
de poitrine, le choix tombera plutôt sur un
diurétique que sur un p-bloquant ou un
antagoniste calcique (p. 122). Dans le cas
des antagonistes calciques, il faut souligner que le vérapamil, au contraire de la
nifédipine présente des propriétés cardiodépressives. Il faudra penser à un ai-bloquant en paticulier chez des patients ayant
une hyperplasie bénigne de la prostate et
des difficultés de miction. Il faut noter
que jusqu'à présent, c'est seulement dans
le cas des P-bloquants et des diurétiques
qu'ont été entreprises des études de
grande ampleur qui ont montré une relation entre la baisse de la pression artérielle
et une diminution de la morbidité et de la
mortalité.
En traitement combiné, il faut surtout définir quels sont les produits qui se
complètent de façon judicieuse. En association avec un p-bloquant (bradycardie,
cardiodépression par blocage sympathique) la nifédipine convient bien (tachycardie réflexe), mais un autre antagoniste
calcique, le vérapamil (bradycardie, cardiodépression) n'est pas adapté. Une monothérapie avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (p. 124) conduit chez
environ 50 % des patients à une diminution suffisante de la pression artérielle ; en
combinaison avec un diurétique (thiazidique, p. 156) ce pourcentage atteint
90 %. Lors de l'administration d'un vasodilatateur, la dihydralazine ou le minoxidil (p. 118), les P-bloquants servent à
empêcher une tachycardie réflexe, les
diurétiques inhibent la rétention de fluide.
L'arrêt brutal d'un traitement
continu peut entraîner une élévation de la
pression sanguine à un niveau supérieur à
celui de la pression avant traitement.
Médicaments pour le traitement
d'une crise hypertensive. Ce sont la nifédipine (capsules cassées entre les dents
ou avalées) la nitroglycérine (sublinguale), la clonidine (per os ou i.v., p. 96)
la dihydralazine (i.v.) le diazoxid (i.v.,
p. 118), le nitroprussiate de sodium (perfusion, p. 120). C'est seulement en
cas de phéochromocytome qu'est indiqué
l'a-bloquant non sélectif phentolamine
(P. 90).
Antihypertenseurs utilisés durant
la grossesse. Ce sont les p-bloquants cardiosélectifs (Pi), l'a-méthyl-DOPA (p. 96),
en cas d'éclampsie (élévation massive de la
pression artérielle avec symptômes centraux) la dihydralazine (en perfusion i.v.).
