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Traitements de maladies particulières
Anti-angineux
Les substances appartenant aux trois
groupes dont les propriétés pharmacologiques ont déjà été présentées en détail dans d'autres pages peuvent être utilisées comme anti-angineux : ce sont les
nitrates organiques (p. 120), les antagonistes calciques (p. 122), et les
P-bloquants (p. 92 et suivantes).
Les nitrates organiques (A) augmentent le débit sanguin ou l'apport
en oxygène. Grâce à la diminution de
l'apport de sang veineux au cœur, la tension de la paroi pendant la diastole (précharge) diminue. Ainsi réussit-on, en utilisant les nitrates, à diminuer la résistance
à l'écoulement même en cas d'une angine
de poitrine due à une athérosclérose coronaire. En cas d'angine de poitrine avec
spasme coronaire, l'action vasodilatatrice
sur les artères entraîne une disparition du
spasme et une normalisation du débit. Le
besoin en oxygène décroît à cause de la
diminution des deux paramètres qui gouvernent la tension systolique (postcharge) : le volume de remplissage du
ventricule et la pression dans l'aorte.
Antagonistes calciques (B). Ils réduisent le besoin en oxygène en diminuant la pression aortique, qui est l'un des
composants de la post-charge.
La nifédipine, une dihydropyridine,
n'a pratiquement aucun effet cardiodépresseur : elle peut provoquer une tachycardie réflexe avec une augmentation du
besoin en oxygène. Les, susbtances amphiphiles cationiques, vérapamil et diltiazem sont cardiodépressives. La diminution de la fréquence cardiaque et de la
force de contraction entraîne d'un côté la
réduction du besoin en oxygène mais
peut, d'un autre côté, altérer de façon dangereuse la fonction cardiaque par une bradycardie, un bloc AV ou une insuffisance
de contraction. Dans les angines coronaires spastiques, les antagonistes calciques peuvent abolir le spasme et améliorer le débit sanguin.
P-Bloquants (C). Ils protègent le
cœur contre une stimulation sympathique
consommant de l'oxygène en bloquant
une augmentation de fréquence ou de vitesse de contraction médiée par les récepteurs.
Utilisation des anti-angineux (D)
Les substances qui ne sont pas cardiodé^
pressives et qui peuvent être prises rapidement servent au traitement des crises
Le moyen de choix est la nitroglycérine
(NTG, 0,8-2,4 mg en sublingual ; début
de l'action en 1 à 2 minutes, durée environ 30 min.). Le dinitrate d'isosorbide
(DNI) peut être également utilisé (5 à
10 mg, sublingal) ; en comparaison de la
NTG, son action est un peu retardée mais
dure plus longtemps. Finalement, la nifédipine peut également convenir (5 à
20 mg, en cassant la capsule et en avalant
son contenu).
Les nitrates conviennent, sous certaines conditions, à la prévention des
accès tout au long de la journée ; ainsi
pour éviter le développement d'une accoutumance aux nitrates, il paraît judicieux d'instituer une pause d'environ
12 heures dans l'administration. Pour
pouvoir prévenir durant toute la durée
l'apparition d'une crise, on peut donner le
matin et à midi par exemple du DNI (par
ex. 60 mg sous forme retard) ou son métabolite le mononitrate d'isosorbide. À
cause de son élimination présystémique
dans le foie, la NTG convient peu pour
une administration orale. L'apport
continu de NTG au moyen d'un emplâtre
cutané n'apparaît pas, non plus, réellement recommandable à cause du développement d'une accoutumance. Dans le cas
de la nwlsidomine, le risque d'une accoutumance est nettement plus faible, mais
elle présente des limitations d'emploi.
Lors du choix d'un antagoniste calcique, il faut faire attention aux effets différents de la nifédipine ou du vérapamil et
du diltiazem sur les performances cardiaques (voir ci-dessus).
Lorsque l'on donne un ^-bloquant,
il faut également penser à la limitation des
performances cardiaques qui découle de
l'inhibition du sympathique. À cause du
blocage des récepteurs (i;, vasodilatateurs, on ne peut pas exclure la possibilité
qu'un vasospasme puisse se produire plus
facilement. Une monothérapie par les (3bloquants ne sera recommandée que dans
les cas de sclérose coronaire mais pas
dans les angines spastiques.
Traitements de maladies particulières
Anti-angineux
Les substances appartenant aux trois
groupes dont les propriétés pharmacologiques ont déjà été présentées en détail dans d'autres pages peuvent être utilisées comme anti-angineux : ce sont les
nitrates organiques (p. 120), les antagonistes calciques (p. 122), et les
P-bloquants (p. 92 et suivantes).
Les nitrates organiques (A) augmentent le débit sanguin ou l'apport
en oxygène. Grâce à la diminution de
l'apport de sang veineux au cœur, la tension de la paroi pendant la diastole (précharge) diminue. Ainsi réussit-on, en utilisant les nitrates, à diminuer la résistance
à l'écoulement même en cas d'une angine
de poitrine due à une athérosclérose coronaire. En cas d'angine de poitrine avec
spasme coronaire, l'action vasodilatatrice
sur les artères entraîne une disparition du
spasme et une normalisation du débit. Le
besoin en oxygène décroît à cause de la
diminution des deux paramètres qui gouvernent la tension systolique (postcharge) : le volume de remplissage du
ventricule et la pression dans l'aorte.
Antagonistes calciques (B). Ils réduisent le besoin en oxygène en diminuant la pression aortique, qui est l'un des
composants de la post-charge.
La nifédipine, une dihydropyridine,
n'a pratiquement aucun effet cardiodépresseur : elle peut provoquer une tachycardie réflexe avec une augmentation du
besoin en oxygène. Les, susbtances amphiphiles cationiques, vérapamil et diltiazem sont cardiodépressives. La diminution de la fréquence cardiaque et de la
force de contraction entraîne d'un côté la
réduction du besoin en oxygène mais
peut, d'un autre côté, altérer de façon dangereuse la fonction cardiaque par une bradycardie, un bloc AV ou une insuffisance
de contraction. Dans les angines coronaires spastiques, les antagonistes calciques peuvent abolir le spasme et améliorer le débit sanguin.
P-Bloquants (C). Ils protègent le
cœur contre une stimulation sympathique
consommant de l'oxygène en bloquant
une augmentation de fréquence ou de vitesse de contraction médiée par les récepteurs.
Utilisation des anti-angineux (D)
Les substances qui ne sont pas cardiodé^
pressives et qui peuvent être prises rapidement servent au traitement des crises
Le moyen de choix est la nitroglycérine
(NTG, 0,8-2,4 mg en sublingual ; début
de l'action en 1 à 2 minutes, durée environ 30 min.). Le dinitrate d'isosorbide
(DNI) peut être également utilisé (5 à
10 mg, sublingal) ; en comparaison de la
NTG, son action est un peu retardée mais
dure plus longtemps. Finalement, la nifédipine peut également convenir (5 à
20 mg, en cassant la capsule et en avalant
son contenu).
Les nitrates conviennent, sous certaines conditions, à la prévention des
accès tout au long de la journée ; ainsi
pour éviter le développement d'une accoutumance aux nitrates, il paraît judicieux d'instituer une pause d'environ
12 heures dans l'administration. Pour
pouvoir prévenir durant toute la durée
l'apparition d'une crise, on peut donner le
matin et à midi par exemple du DNI (par
ex. 60 mg sous forme retard) ou son métabolite le mononitrate d'isosorbide. À
cause de son élimination présystémique
dans le foie, la NTG convient peu pour
une administration orale. L'apport
continu de NTG au moyen d'un emplâtre
cutané n'apparaît pas, non plus, réellement recommandable à cause du développement d'une accoutumance. Dans le cas
de la nwlsidomine, le risque d'une accoutumance est nettement plus faible, mais
elle présente des limitations d'emploi.
Lors du choix d'un antagoniste calcique, il faut faire attention aux effets différents de la nifédipine ou du vérapamil et
du diltiazem sur les performances cardiaques (voir ci-dessus).
Lorsque l'on donne un ^-bloquant,
il faut également penser à la limitation des
performances cardiaques qui découle de
l'inhibition du sympathique. À cause du
blocage des récepteurs (i;, vasodilatateurs, on ne peut pas exclure la possibilité
qu'un vasospasme puisse se produire plus
facilement. Une monothérapie par les (3bloquants ne sera recommandée que dans
les cas de sclérose coronaire mais pas
dans les angines spastiques.
