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Immunomodulateurs
Inhibition des réactions immunitaires
L'inhibition des réactions immunitaires
est nécessaire lors de transplantations
d'organes pour éviter le rejet ou dans le
cas des maladies auto-immunes. Une immunosuppression entraîne cependant un
risque de baisse des défenses contre les
agents infectieux et à long terme un
danger de développement de cancers.
Une réaction inimunc spécifique
débute par l'association d'un antigène sur
certains lymphocytes qui comportent les
récepteurs appropriés. Les lymphocytes B
reconnaissent directement les structures
superficielles de l'antigène au moyen de
récepteurs présents sur leur membrane,
qui sont voisins des anticorps synthétisés
ensuite. Les lymphocytes T ont besoin
d'une présentation des structures antigéniques à la surface de macrophages ou
d'autres cellules à l'aide du MHC (complexe majeur d'histocompatibilité, major
histocompatibility complex), pour pouvoir reconnaître ces antigènes grâce aux
récepteurs T. Proches de ceux-ci on
trouve les complexes CD3, ainsi que CD4
(pour les cellules T auxiliaires, « helper »)
ou CD8 (pour les cellules T cytotoxiques). Les protéines CD participent à
l'interaction avec le MHC. A côté de la
reconnaissance de l'antigène, la stimulation par des médiateurs de type cytokine
est indispensable à l'activation des lymphocytes. L'interleukine 1 est formée par
les macrophages et différentes interleukines, dont l'interleukine \2^par les
cellules T auxiliaires. Les lymphocytes
spécifiques d'un antigène se multiplient et
la défense immunitaire se met en route.
I. Interférence avec la reconnaissance de l'antigène. L'anticorps anti
CD3 est un anticorps monoclonal dirigé
contre le CD3 de souris, qui interfère avec
la reconnaissance de l'antigène par les
lymphocytes T (administration lors des
crises de rejet) (nnironionah CD3).
IL Inhibition de la formation des
cytokines. Les glucocorticoïdes modulent l'expression de nombreux gènes.
C'est ainsi que sera par ex. inhibée la synthèse d'IL-1 et d'IL-2, ce qui permet de
comprendre la suppression des réactions
immunitaires dépendantes des cellules T.
A côté de cela, les glucocorticoïdes interfèrent en de nombreux sites avec les cytokines et les médiateurs de l'inflammation.
Les glucocorticoïdes seront utilisés lors
des transplantations, dans les maladies
auto-immunes et allergiques. Leur administration systémique est associée au
danger d'apparition d'un syndrome de
Cushing iatrogène (p. 246).
La cyclosporine A est produite par
des champignons et se compose de
11 acides aminés, en partie atypiques.
Après administration orale, l'absorption
peut en effet être incomplète. Elle s'associe
dans les lymphocytes T à un récepteur
cytosolique (cyclophiline). Le complexe
ainsi formé inhibe l'enzyme calcineurine.
Cette enzyme (phosphatase) joue un rôle
clef dans les événements qui conduisent à
la reconnaissance des antigènes par les cellules T. Elle participe à l'induction de la
synthèse de diverses cytokines et en particulier de l'interleukine 2.
L'évolution des transplantations repose principalement aujourd'hui sur l'administration de cyclosporine. L'effet secondaire majeure est une altération rénale.
Le tacrolimus est issu d'un champignon de la famille des streptomycètes, il a
les mêmes propriétés pharmacologiques
que la cyclosporine.
III. Perturbations du métabolisme cellulaire par des inhibiteurs de la
prolifération cellulaire. Certains agents
cytostatiques sont également utilisés
comme immunosuppresseurs, à des doses
plus faibles que celles utilisées pour le
traitement des cancers. Par ex. Yawthioprine, le méthotrexate et le cyclophosphamide (p. 294). L'effet antiprolifératif n'est
pas spécifique des lymphocytes et touche
aussi bien les cellules B que les différentes cellules T.
Le mycophénolate mofétil agit plus
spécifiquement sur les lymphocytes que
sur les autres cellules. Il inhibe l'inosine
monophosphate déshydrogénase qui est
en particulier nécessaire à la synthèse des
purines dans les cellules lymphoïdes. Il
est utilisé dans les réactions de rejet aigu.
IV. Immunsérum anti-cellules T.
Il est obtenu chez l'animal après immunisation avec des lymphocytes T humains.
Les anticorps s'associent aux cellules T et
les lèsent ; la préparation sert à l'atténuation des réactions de rejet.
Immunomodulateurs
Inhibition des réactions immunitaires
L'inhibition des réactions immunitaires
est nécessaire lors de transplantations
d'organes pour éviter le rejet ou dans le
cas des maladies auto-immunes. Une immunosuppression entraîne cependant un
risque de baisse des défenses contre les
agents infectieux et à long terme un
danger de développement de cancers.
Une réaction inimunc spécifique
débute par l'association d'un antigène sur
certains lymphocytes qui comportent les
récepteurs appropriés. Les lymphocytes B
reconnaissent directement les structures
superficielles de l'antigène au moyen de
récepteurs présents sur leur membrane,
qui sont voisins des anticorps synthétisés
ensuite. Les lymphocytes T ont besoin
d'une présentation des structures antigéniques à la surface de macrophages ou
d'autres cellules à l'aide du MHC (complexe majeur d'histocompatibilité, major
histocompatibility complex), pour pouvoir reconnaître ces antigènes grâce aux
récepteurs T. Proches de ceux-ci on
trouve les complexes CD3, ainsi que CD4
(pour les cellules T auxiliaires, « helper »)
ou CD8 (pour les cellules T cytotoxiques). Les protéines CD participent à
l'interaction avec le MHC. A côté de la
reconnaissance de l'antigène, la stimulation par des médiateurs de type cytokine
est indispensable à l'activation des lymphocytes. L'interleukine 1 est formée par
les macrophages et différentes interleukines, dont l'interleukine \2^par les
cellules T auxiliaires. Les lymphocytes
spécifiques d'un antigène se multiplient et
la défense immunitaire se met en route.
I. Interférence avec la reconnaissance de l'antigène. L'anticorps anti
CD3 est un anticorps monoclonal dirigé
contre le CD3 de souris, qui interfère avec
la reconnaissance de l'antigène par les
lymphocytes T (administration lors des
crises de rejet) (nnironionah CD3).
IL Inhibition de la formation des
cytokines. Les glucocorticoïdes modulent l'expression de nombreux gènes.
C'est ainsi que sera par ex. inhibée la synthèse d'IL-1 et d'IL-2, ce qui permet de
comprendre la suppression des réactions
immunitaires dépendantes des cellules T.
A côté de cela, les glucocorticoïdes interfèrent en de nombreux sites avec les cytokines et les médiateurs de l'inflammation.
Les glucocorticoïdes seront utilisés lors
des transplantations, dans les maladies
auto-immunes et allergiques. Leur administration systémique est associée au
danger d'apparition d'un syndrome de
Cushing iatrogène (p. 246).
La cyclosporine A est produite par
des champignons et se compose de
11 acides aminés, en partie atypiques.
Après administration orale, l'absorption
peut en effet être incomplète. Elle s'associe
dans les lymphocytes T à un récepteur
cytosolique (cyclophiline). Le complexe
ainsi formé inhibe l'enzyme calcineurine.
Cette enzyme (phosphatase) joue un rôle
clef dans les événements qui conduisent à
la reconnaissance des antigènes par les cellules T. Elle participe à l'induction de la
synthèse de diverses cytokines et en particulier de l'interleukine 2.
L'évolution des transplantations repose principalement aujourd'hui sur l'administration de cyclosporine. L'effet secondaire majeure est une altération rénale.
Le tacrolimus est issu d'un champignon de la famille des streptomycètes, il a
les mêmes propriétés pharmacologiques
que la cyclosporine.
III. Perturbations du métabolisme cellulaire par des inhibiteurs de la
prolifération cellulaire. Certains agents
cytostatiques sont également utilisés
comme immunosuppresseurs, à des doses
plus faibles que celles utilisées pour le
traitement des cancers. Par ex. Yawthioprine, le méthotrexate et le cyclophosphamide (p. 294). L'effet antiprolifératif n'est
pas spécifique des lymphocytes et touche
aussi bien les cellules B que les différentes cellules T.
Le mycophénolate mofétil agit plus
spécifiquement sur les lymphocytes que
sur les autres cellules. Il inhibe l'inosine
monophosphate déshydrogénase qui est
en particulier nécessaire à la synthèse des
purines dans les cellules lymphoïdes. Il
est utilisé dans les réactions de rejet aigu.
IV. Immunsérum anti-cellules T.
Il est obtenu chez l'animal après immunisation avec des lymphocytes T humains.
Les anticorps s'associent aux cellules T et
les lèsent ; la préparation sert à l'atténuation des réactions de rejet.
