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Cytostatiques
Substances contre les tumeurs
malignes
Une tumeur (néoplasme) se compose de
cellules qui se multiplient sans tenir
compte du « plan de développement de
l'organisme ». II s'agit d'une tumeur maligne (cancer) lorsque le tissu tumoral pénètre en le détruisant dans le tissu sain environnant et que les cellules tumorales
disséminées peuvent former dans d'autres
organes des tumeurs filles (métastases).
Une guérison nécessite l'élimination de
toutes les cellules malignes (traitement
curatif). Si cela n'est pas possible, on peut
chercher à freiner leur croissance pour
prolonger la vie du malade ou améliorer
sa qualité de vie (traitement palliatif). La
difficulté des traitements médicamenteux
est que les cellules malignes font partie de
l'organisme et ne présentent aucune propriété métabolique particulière.
Cytostatiques (A). Ce sont des substances lésant les cellules (cytotoxiques),
qui touchent en particulier les cellules en
voie de division (mitose). Les cellules
malignes se divisant rapidement seront
ainsi lésées de façon préférentielle.
L'altération des phénomènes de division
cellulaire peut non seulement ralentir la
prolifération des cellules malignes, mais
également déclencher un processus
d'apoptose (suicide des cellules touchées). Les tissus avec un vitesse de division plus faible, comme les tissus sains,
demeurent pratiquement intacts. Ceci est
également valable pour les tumeurs malignes formées de cellules différenciées se
divisant rarement. Quelques tissus sains
ont cependant, de façon physiologique,
une fréquence de division élevée. Par la
force des choses, un traitement cytostatique endommage également ces tissus.
Ceei-a-pour conséquence les effets secondaires typiques suivants :
La chute des cheveux se produit par
suite d'une atteinte des cellules des follicules pileux ; les troubles digestifs, par
exemple diarrhées, proviennent d'un renouvellement insuffisant des cellules de
l'épithélium intestinal, qui ne vivent que
quelques jours ; nausées et vomissements
sont dus à une stimulation des chémorécepteurs de l'area postrema (p. 324). La
tendance à l'infection est liée à un affaiblissement du système immunitaire
(p. 296). Par ailleurs, les Cytostatiques
provoquent une dépression médullaire.
La production des cellules sanguines dans
la moelle est précédée par une division
des cellules souches et de leurs filles.
L'inhibition de cette production est
d'abord visible pour les granulocytes à
courte durée de vie (neutropénie), ensuite
pour les plaquettes sanguines (thrombopénie) et finalement pour les érythrocytes
dont la durée de vie est longue (anémie).
Infertilité : elle peut se produire par suite
de la suppression de la spermatogenèse ou
de la maturation des ovocytes. La plupart
des Cytostatiques affectent le métabolisme de l'ADN. Il existe donc un danger
d'altération du patrimoine génétique des
cellules saines (effet mutagène). Des leucémies qui se déclarent des années après
un traitement cytostatique peuvent en être
une conséquence (effet carcinogène). On
peut également craindre des malformations du fœtus lorsque des agents Cytostatiques doivent être employés en cours de
grossesse (effet tératogène).
Les Cytostatiques possèdent différents mécanismes d'action.
Altérations du fuseau achromatique (B). Avant que la cellule ne se divise, les chromosomes dédoublés vont se
séparer à l'aide du fuseau achromatique.
Les substances appelées poisons du fuseau bloquent cet événement (voir entre
autres colchicine, p. 310). Les microtubules constituent un élément fondamental
de ce fuseau achromatique. La vincristine
et la vinblastine proviennent d'une plante
perenne, vinca rosea, et sont donc nommées vinca-alcaloïdes. Elles inhibent la
formation des microtubules. Un effet secondaire particulier est une altération du
système nerveux (phénomènes de transport axonal dépendants des microtubules).
Le paclitaxel (taxol) provient des
feuilles de l'if. Il inhibe la dépolymérisation des microtubules et aboutit à la formation de microtubules atypiques. Le docetaxel est un dérivé semi-synthétique du
taxol.
Cytostatiques
Substances contre les tumeurs
malignes
Une tumeur (néoplasme) se compose de
cellules qui se multiplient sans tenir
compte du « plan de développement de
l'organisme ». II s'agit d'une tumeur maligne (cancer) lorsque le tissu tumoral pénètre en le détruisant dans le tissu sain environnant et que les cellules tumorales
disséminées peuvent former dans d'autres
organes des tumeurs filles (métastases).
Une guérison nécessite l'élimination de
toutes les cellules malignes (traitement
curatif). Si cela n'est pas possible, on peut
chercher à freiner leur croissance pour
prolonger la vie du malade ou améliorer
sa qualité de vie (traitement palliatif). La
difficulté des traitements médicamenteux
est que les cellules malignes font partie de
l'organisme et ne présentent aucune propriété métabolique particulière.
Cytostatiques (A). Ce sont des substances lésant les cellules (cytotoxiques),
qui touchent en particulier les cellules en
voie de division (mitose). Les cellules
malignes se divisant rapidement seront
ainsi lésées de façon préférentielle.
L'altération des phénomènes de division
cellulaire peut non seulement ralentir la
prolifération des cellules malignes, mais
également déclencher un processus
d'apoptose (suicide des cellules touchées). Les tissus avec un vitesse de division plus faible, comme les tissus sains,
demeurent pratiquement intacts. Ceci est
également valable pour les tumeurs malignes formées de cellules différenciées se
divisant rarement. Quelques tissus sains
ont cependant, de façon physiologique,
une fréquence de division élevée. Par la
force des choses, un traitement cytostatique endommage également ces tissus.
Ceei-a-pour conséquence les effets secondaires typiques suivants :
La chute des cheveux se produit par
suite d'une atteinte des cellules des follicules pileux ; les troubles digestifs, par
exemple diarrhées, proviennent d'un renouvellement insuffisant des cellules de
l'épithélium intestinal, qui ne vivent que
quelques jours ; nausées et vomissements
sont dus à une stimulation des chémorécepteurs de l'area postrema (p. 324). La
tendance à l'infection est liée à un affaiblissement du système immunitaire
(p. 296). Par ailleurs, les Cytostatiques
provoquent une dépression médullaire.
La production des cellules sanguines dans
la moelle est précédée par une division
des cellules souches et de leurs filles.
L'inhibition de cette production est
d'abord visible pour les granulocytes à
courte durée de vie (neutropénie), ensuite
pour les plaquettes sanguines (thrombopénie) et finalement pour les érythrocytes
dont la durée de vie est longue (anémie).
Infertilité : elle peut se produire par suite
de la suppression de la spermatogenèse ou
de la maturation des ovocytes. La plupart
des Cytostatiques affectent le métabolisme de l'ADN. Il existe donc un danger
d'altération du patrimoine génétique des
cellules saines (effet mutagène). Des leucémies qui se déclarent des années après
un traitement cytostatique peuvent en être
une conséquence (effet carcinogène). On
peut également craindre des malformations du fœtus lorsque des agents Cytostatiques doivent être employés en cours de
grossesse (effet tératogène).
Les Cytostatiques possèdent différents mécanismes d'action.
Altérations du fuseau achromatique (B). Avant que la cellule ne se divise, les chromosomes dédoublés vont se
séparer à l'aide du fuseau achromatique.
Les substances appelées poisons du fuseau bloquent cet événement (voir entre
autres colchicine, p. 310). Les microtubules constituent un élément fondamental
de ce fuseau achromatique. La vincristine
et la vinblastine proviennent d'une plante
perenne, vinca rosea, et sont donc nommées vinca-alcaloïdes. Elles inhibent la
formation des microtubules. Un effet secondaire particulier est une altération du
système nerveux (phénomènes de transport axonal dépendants des microtubules).
Le paclitaxel (taxol) provient des
feuilles de l'if. Il inhibe la dépolymérisation des microtubules et aboutit à la formation de microtubules atypiques. Le docetaxel est un dérivé semi-synthétique du
taxol.
