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Substances antibactériennes
Substances contre les infections
à mycobactéries
Les mycobactéries sont responsables de
deux maladies : la tuberculose provoquée
principalement par Mycobacterium tuberculosis et la lèpre par M. leprae. Le principe général de traitement est l'administration combinée de deux substances ou
plus. Le traitement combiné empêche la
sélection de mycobactéries résistantes.
Comme les effets antibactériens de
chacun des produits s'additionnent, il
suffit de dosages plus faibles pour chaque
molécule, ce qui fait diminuer les risques
d'effets secondaires. Les principales substances ne sont dirigées que contre l'une
de ces deux maladies.
Antituberculeux (1)
Les médicaments de choix sont l'isoniazide, la rifampicine, l'éthambutol et à côté
de cela la streptomycine ainsi que le
pyrazinamide. Les moyens de réserve,
plus mal supportés sont l'acide p-aminosalicylique, la cyclosérine, la viomycine,
la kanamycine, l'amikacine, la capréomycine, l'éthionamide.
Isoniazide. Il a une action bactéricide contre les bactéries tuberculeuses en
croissance. Son mécanisme d'action
n'est pas éclairci (dans la bactérie se produit une transformation en acide isonicotinique qui ne passe pas à travers les
membranes et s'accumule dans les
germes). L'isoniazide est très rapidement
absorbé après prise orale. L'élimination a
lieu dans le foie par acétylation. En fonction de la vitesse d'élimination, génétiquement déterminée, on distingue deux
groupes d'individus : les acétyleurs lents
et les acétyleurs rapides. Les effets secondaires notables sont : altération des
nerfs périphériques mais également du
SNC qui peut être évitée par l'administration de vit. B,, (pyridoxine) ; lésions
hépatiques.
Rifampicine. Son origine, son action
antibactérienne et ses voies d'administration ont été décrites page 272. Pour cette
substance en général bien tolérée, il faut
signaler comme effets secondaires : lésions hépatiques ; reactions allergiques
avec entre autres, des symptômes de type
grippal ; coloration perturbante mais non
dangereuse des fluides corporels en
rouge/orange ; induction enzymatique
(éviter les contraceptifs oraux). Pour la
rifabutine, voir p. 272.
Éthambutol. La raison de sa spécificité d'action contre les mycobactéries est
inconnue. L'éthambutol agit par voie
orale. Il est en général bien supporté. H
peut se produire une lésion particulière du
nerf optique, dose dépendante et réversible, avec perturbation de la vision des
couleurs (rouge/vert, perte de champ visuel).
Pyraynamide. Son mécanisme
d'action est inconnu. Il est administre par
voie orale, peut altérer les fonctions hépatiques et déclencher une hyperuricémie en
interférant avec l'élimination rénale
d'acide urique.
Streptomycine. Comme tous les antibiotiques aminoglycosides, elle doit être
injectée (p. 274 et suivantes) ; elle lèse
l'oreille interne, en particulier le sens de
l'équilibre ; en comparaison sa néphrotoxicité est faible.
Substances contre la lèpre (2)
La rifampicine est souvent utilisée en association avec l'une des deux substances
décrites ci-dessous voire même avec les
deux.
La dapsone est un sulfone qui de
façon analogue aux sulfonamides (p. 270)
inhibe la synthèse de l'acide dihydrofolique. Elle a une action bactéricide sur
les souches sensibles de M. leprae. La
dapsone est administrée par voie orale.
L'effet secondaire le plus fréquent est la
formation de méthémoglobine avec une
disparition accélérée des érythrocytes
(hémolyse).
La clofaïimine est un colorant avec
une action bactéricide contre les germes
de la lèpre et par ailleurs des propriétés
anti-inflammatoires. Elle est administrée
par voie orale mais absorbée de façon incomplète. En raison de son hydrophobie
élevée, elle se dépose dans le tissu adipeux et les autres tissus et ne disparaît que
très lentement de l'organisme (t 1/2 ~ 70
jours). Un effet indésirable, en particulier
chez les patients avec la peau la plus
claire, est une coloration rouge-brun.
Substances antibactériennes
Substances contre les infections
à mycobactéries
Les mycobactéries sont responsables de
deux maladies : la tuberculose provoquée
principalement par Mycobacterium tuberculosis et la lèpre par M. leprae. Le principe général de traitement est l'administration combinée de deux substances ou
plus. Le traitement combiné empêche la
sélection de mycobactéries résistantes.
Comme les effets antibactériens de
chacun des produits s'additionnent, il
suffit de dosages plus faibles pour chaque
molécule, ce qui fait diminuer les risques
d'effets secondaires. Les principales substances ne sont dirigées que contre l'une
de ces deux maladies.
Antituberculeux (1)
Les médicaments de choix sont l'isoniazide, la rifampicine, l'éthambutol et à côté
de cela la streptomycine ainsi que le
pyrazinamide. Les moyens de réserve,
plus mal supportés sont l'acide p-aminosalicylique, la cyclosérine, la viomycine,
la kanamycine, l'amikacine, la capréomycine, l'éthionamide.
Isoniazide. Il a une action bactéricide contre les bactéries tuberculeuses en
croissance. Son mécanisme d'action
n'est pas éclairci (dans la bactérie se produit une transformation en acide isonicotinique qui ne passe pas à travers les
membranes et s'accumule dans les
germes). L'isoniazide est très rapidement
absorbé après prise orale. L'élimination a
lieu dans le foie par acétylation. En fonction de la vitesse d'élimination, génétiquement déterminée, on distingue deux
groupes d'individus : les acétyleurs lents
et les acétyleurs rapides. Les effets secondaires notables sont : altération des
nerfs périphériques mais également du
SNC qui peut être évitée par l'administration de vit. B,, (pyridoxine) ; lésions
hépatiques.
Rifampicine. Son origine, son action
antibactérienne et ses voies d'administration ont été décrites page 272. Pour cette
substance en général bien tolérée, il faut
signaler comme effets secondaires : lésions hépatiques ; reactions allergiques
avec entre autres, des symptômes de type
grippal ; coloration perturbante mais non
dangereuse des fluides corporels en
rouge/orange ; induction enzymatique
(éviter les contraceptifs oraux). Pour la
rifabutine, voir p. 272.
Éthambutol. La raison de sa spécificité d'action contre les mycobactéries est
inconnue. L'éthambutol agit par voie
orale. Il est en général bien supporté. H
peut se produire une lésion particulière du
nerf optique, dose dépendante et réversible, avec perturbation de la vision des
couleurs (rouge/vert, perte de champ visuel).
Pyraynamide. Son mécanisme
d'action est inconnu. Il est administre par
voie orale, peut altérer les fonctions hépatiques et déclencher une hyperuricémie en
interférant avec l'élimination rénale
d'acide urique.
Streptomycine. Comme tous les antibiotiques aminoglycosides, elle doit être
injectée (p. 274 et suivantes) ; elle lèse
l'oreille interne, en particulier le sens de
l'équilibre ; en comparaison sa néphrotoxicité est faible.
Substances contre la lèpre (2)
La rifampicine est souvent utilisée en association avec l'une des deux substances
décrites ci-dessous voire même avec les
deux.
La dapsone est un sulfone qui de
façon analogue aux sulfonamides (p. 270)
inhibe la synthèse de l'acide dihydrofolique. Elle a une action bactéricide sur
les souches sensibles de M. leprae. La
dapsone est administrée par voie orale.
L'effet secondaire le plus fréquent est la
formation de méthémoglobine avec une
disparition accélérée des érythrocytes
(hémolyse).
La clofaïimine est un colorant avec
une action bactéricide contre les germes
de la lèpre et par ailleurs des propriétés
anti-inflammatoires. Elle est administrée
par voie orale mais absorbée de façon incomplète. En raison de son hydrophobie
élevée, elle se dépose dans le tissu adipeux et les autres tissus et ne disparaît que
très lentement de l'organisme (t 1/2 ~ 70
jours). Un effet indésirable, en particulier
chez les patients avec la peau la plus
claire, est une coloration rouge-brun.
