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Substances antibactériennes
Médicaments contre
les infections bactériennes
Si les bactéries traversent les barrières cutanées ou muqueuses et pénètrent dans l'organisme, on obtient alors
une infection bactérienne. L'organisme
est souvent capable d'éliminer les bactéries par l'intermédiaire d'une réaction
du système immunitaire, sans que des
symptômes de maladie se manifestent.
Lorsque les bactéries se multiplient
plus vite que les défenses de l'organisme ne peuvent les détruire, se déclenche une maladie infectieuse accompagnée de signes inflammatoires, par
ex. infection purulente d'une écorchure,
ou infection des voies urinaires. Pour le
traitement de ces infections, il faut des
susbtances qui affectent les bactéries et
empêchent donc leur multiplication ultérieure mais qui cependant ne touchent
pas les cellules de l'organisme (1).
En termes de nomenclature, les
antibiotiques sont produits par des
micro-organismes (bactéries, champignons) et sont dirigés « contre la vie »
des bactéries mais aussi des champignons ou des cellules humaines. Les
agents chémothérapeutiques proviennent d'une synthèse chimique. Cette
distinction n'est aujourd'hui plus utilisée dans le langage courant.
Une atteinte spécifique des bactéries sera en général possible lorsqu'une
substance agit sur une voie métabolique
caractéristique des bactéries, qui
n'existe pas dans les cellules humaines.
Ceci est particulièrement net pour les
inhibiteurs de synthèse de la paroi, car
les cellules humaines ne possèdent pas
de paroi. Les points d'impact des substances antibactériennes sont présentés en (2), dans une cellule bactérienne très simplifiée.
Dans les pages suivantes, il ne
sera pas fait mention de la polymyxine
et de la tyrothricine. Ces antibiotiques
polypeptidiques augmentent la perméabilité de la membrane cellulaire. En
raison de leur mauvaise tolérance, ils
seront utilisés chez l'homme uniquement en application locale.
Le résultat de l'action des substances antibactériennes peut être
étudié m vitro (3). Les bactéries se multiplient dans des conditions contrôlées
sur un milieu nutritif. Si ce milieu nutritif contient une substance anti-bactérienne, il faut distinguer deux effets :
1. les bactéries sont tuées : effet bactéricide ; 2. les bactéries survivent mais
ne se multiplient plus, effet bactériostatique. Même si des variations peuvent se produire dans les conditions
thérapeutiques, les différentes substances peuvent être classées selon leur
principe d'action (soulignés en couleur
dans la figure 2).
Si la multiplication bactérienne
persiste sous l'action d'une substance
antibactérienne, on a affaire à un
phénomène de résistance des bactéries. Ces phénomènes peuvent reposer sur le fait qu'une souche de bactéries en raison de son métabolisme
propre, est naturellement insensible à
la substance (résistance naturelle).
Selon qu'une substance est capable
d'atteindre seulement un petit nombre ou bien de très nombreuses espèces bactériennes, on parlera donc
d'un antibiotique à spectre étroit (par
ex. pénicilline G) ou bien à spectre
large (ex. tétracycline). Des souches
bactériennes sensibles au début peuvent devenir résistantes sous l'influence de substances antibiotiques
(résistance acquise). Une modification au hasard du patrimoine héréditaire (mutation) donne naissance à une
bactérie résistante. Sous l'influence de
la molécule, les autres bactéries meurent, tandis que le mutant qui n'est
pas touché se multiplie. L'apparition
d'une souche bactérienne à la résistance acquise augmente avec la fréquence d'utilisation d'un antibiotique
(par ex. germes résistants dans les
cliniques).
La résistance est également transmissible dans la mesure où l'ADN,
dans lequel la résistance est inscrite
(encore appelée plasmide de résistance), peut être transféré à d'autres
bactéries.
Substances antibactériennes
Médicaments contre
les infections bactériennes
Si les bactéries traversent les barrières cutanées ou muqueuses et pénètrent dans l'organisme, on obtient alors
une infection bactérienne. L'organisme
est souvent capable d'éliminer les bactéries par l'intermédiaire d'une réaction
du système immunitaire, sans que des
symptômes de maladie se manifestent.
Lorsque les bactéries se multiplient
plus vite que les défenses de l'organisme ne peuvent les détruire, se déclenche une maladie infectieuse accompagnée de signes inflammatoires, par
ex. infection purulente d'une écorchure,
ou infection des voies urinaires. Pour le
traitement de ces infections, il faut des
susbtances qui affectent les bactéries et
empêchent donc leur multiplication ultérieure mais qui cependant ne touchent
pas les cellules de l'organisme (1).
En termes de nomenclature, les
antibiotiques sont produits par des
micro-organismes (bactéries, champignons) et sont dirigés « contre la vie »
des bactéries mais aussi des champignons ou des cellules humaines. Les
agents chémothérapeutiques proviennent d'une synthèse chimique. Cette
distinction n'est aujourd'hui plus utilisée dans le langage courant.
Une atteinte spécifique des bactéries sera en général possible lorsqu'une
substance agit sur une voie métabolique
caractéristique des bactéries, qui
n'existe pas dans les cellules humaines.
Ceci est particulièrement net pour les
inhibiteurs de synthèse de la paroi, car
les cellules humaines ne possèdent pas
de paroi. Les points d'impact des substances antibactériennes sont présentés en (2), dans une cellule bactérienne très simplifiée.
Dans les pages suivantes, il ne
sera pas fait mention de la polymyxine
et de la tyrothricine. Ces antibiotiques
polypeptidiques augmentent la perméabilité de la membrane cellulaire. En
raison de leur mauvaise tolérance, ils
seront utilisés chez l'homme uniquement en application locale.
Le résultat de l'action des substances antibactériennes peut être
étudié m vitro (3). Les bactéries se multiplient dans des conditions contrôlées
sur un milieu nutritif. Si ce milieu nutritif contient une substance anti-bactérienne, il faut distinguer deux effets :
1. les bactéries sont tuées : effet bactéricide ; 2. les bactéries survivent mais
ne se multiplient plus, effet bactériostatique. Même si des variations peuvent se produire dans les conditions
thérapeutiques, les différentes substances peuvent être classées selon leur
principe d'action (soulignés en couleur
dans la figure 2).
Si la multiplication bactérienne
persiste sous l'action d'une substance
antibactérienne, on a affaire à un
phénomène de résistance des bactéries. Ces phénomènes peuvent reposer sur le fait qu'une souche de bactéries en raison de son métabolisme
propre, est naturellement insensible à
la substance (résistance naturelle).
Selon qu'une substance est capable
d'atteindre seulement un petit nombre ou bien de très nombreuses espèces bactériennes, on parlera donc
d'un antibiotique à spectre étroit (par
ex. pénicilline G) ou bien à spectre
large (ex. tétracycline). Des souches
bactériennes sensibles au début peuvent devenir résistantes sous l'influence de substances antibiotiques
(résistance acquise). Une modification au hasard du patrimoine héréditaire (mutation) donne naissance à une
bactérie résistante. Sous l'influence de
la molécule, les autres bactéries meurent, tandis que le mutant qui n'est
pas touché se multiplie. L'apparition
d'une souche bactérienne à la résistance acquise augmente avec la fréquence d'utilisation d'un antibiotique
(par ex. germes résistants dans les
cliniques).
La résistance est également transmissible dans la mesure où l'ADN,
dans lequel la résistance est inscrite
(encore appelée plasmide de résistance), peut être transféré à d'autres
bactéries.
