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Hormones
Traitement du diabète sucré
avec carence en insuline
La « maladie sucrée » survenant chez
l'enfant ou le jeune adulte (diabète juvénile ou de type I) est la conséquence d'un
déclin des cellules (3 du pancréas produisant l'insuline. L'insuline doit être substituée (dose journalière, environ 40 unités
correspondant à 1,6 mg).
Buts du traitement : 1. Empêcher
le coma hyperglycémique (diabétique)
qui constitue un danger potentiellement
mortel. 2. Empêcher les altérations pathologiques dues au diabète (lésions vasculaires avec oblitération, infarctus du
myocarde, insuffisance rénale) ; il
convient pour cela d'éviter également les
augmentations pathologiques de courte
durée de la concentration de glucose dans
le sang (pics de sucre) par une bonne
« équilibration » du malade. 3. Eviter un
surdosage d'insuline avec le danger grave
d'une chute de sucre (choc hypoglycémique : altérations du SNC liées à une
carence en glucose).
Principes thérapeutiques. Chez les
bien portants, la quantité d'insuline libérée est ajustée « automatiquement » à
l'apport en hydrates de carbone ou à la
concentration de glucose dans le sang. Le
stimulus essentiel de la sécrétion est une
augmentation de la concentration de glucose dans le sang. La prise de nourriture
et l'activité physique (déversement accru
de glucose dans les muscles, diminution
du besoin en insuline) vont de pair avec
des changements correspondants de la sécrétion d'insuline (A), colonne de gauche.
Chez le diabétique, l'insuline pourrait en principe être administrée comme
elle est libérée chez l'individu en bonne
santé : au moment des principaux repas,
de l'insuline ordinaire en injection souscutanée, le soir, administration d'insuline
retard pour éviter un manque durant la
nuit, avec ajustement des doses aux changements des besoins. Une telle pratique
exige des malades bien formés, prêts à
collaborer et capables de s'y conformer.
Assez fréquemment, il sera nécessaire
d'appliquer un protocole fixe. Par
exemple, une injection d'insuline combinée matin et soir en dose pratiquement
constante (A). Pour éviter une hypo- ou
une hyperglycémie, l'apport en hydrates
de carbone de la nourriture doit correspondre à la période de libération de l'in.
suline à partir du dépôt sous-cutané : régime ! La nourriture (environ 50 % des
calories sous forme d'hydrates de carbone, 30 % en graisse, 20 % en protéine)
doit être répartie en petits repas pour
atteindre une répartition constante des
apports : en-cas, souper pour la nuit. Les
sucres rapidement absorbés (sucreries
gâteaux) doivent être évités (pics sanguins) et remplacés par des hydrates de
carbone à digestion lente.
L'acarbose (un inhibiteur de l'aglucosidase) inhibe dans l'intestin la libération de glucose à partir de disaccharides.
Chaque modification des habitudes
alimentaires ou du mode de vie peut perturber l'organisation du traitement : sauter
un repas conduit à l'hypoglycémie, un
apport accru d'hydrocarbones à l'hyperglycémie, un effort physique inhabituel à
l'hypoglycémie.
Une hypoglycémie est caractérisée
par des symptômes annonciateurs : tachycardie, agitation, tremblements, sueur, pâleur. Certains de ces symptômes sont liés
à la libération d'adrénaline, une hormone
mobilisant le glucose. Moyen de lutte :
apport de glucose, hydrates de carbone à
absorption rapide, ou en cas de perte de
conscience 10-20 g de glucose i.v. ; dans
certains cas, injection de glucagon, l'hormone pancréatique augmentant le glucose
sanguin.
Malgré un bon équilibre du traitement, l'administration sous-cutanée
d'insuline ne peut pas imiter complètement la situation physiologique. Chez
le bien portant, le glucose absorbé et
l'insuline libérée par le pancréas atteignent le foie ensemble et en concentration élevée, ceci permet une réelle
' élimination présystémique du glucose et
de l'insuline. Chez le diabétique, l'insuline injectée en s.c. se distribue également dans tout l'organisme. Le foie
n'est pas perfusé par une concentration
élevée d'insuline et il y aura moins de
glucose retire du sang de la veine porte.
Une quantité de glucose plus importante
parvient à l'organisme.
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