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Hormones
Contraceptifs oraux - Pilule
Inhibiteurs d'ovulation. Il est possible
d'inhiber la maturation des ovocytes et
l'ovulation en mettant à profit le rétrocontrôle négatif de la libération des gonadotrophines. L'apport d'œstrogènes
exogènes (éthinylestradiol ou mestranol)
durant la première moitié du cycle entraîne une diminution de la production
de FSH (obtenue également en présence
de progestogènes). En raison de la diminution de l'effet stimulant de FSH sur le
follicule tertiaire, on aboutit à la perturbation de la maturation d'ovocytes et donc à
un blocage de l'ovulation. Par l'administration d'œstrogènes, on fait en quelque
sorte croire aux centres supérieurs que la
maturation du follicule tertiaire se poursuit normalement et qu'une stimulation
supplémentaire de la FSH n'est pas nécessaire. En cas d'apport d'œstrogènes seuls
dans la première moitié du cycle, les
changements de la muqueuse utérine et du
mucus cervical ainsi que les autres effets
dans l'organisme vont se dérouler normalement. Avec l'apport supplémentaire
d'un progestatif (p. 252) dans la deuxième
moitié du cycle, la phase sécrétoire de
l'endomètre ainsi que les autres effets
pourront être déclenchés normalement.
Après l'arrêt de la prise hormonale, les
menstruations apparaîtront.
Le cours physiologique de la libération d'œstrogène et de progestérone sera
reproduit par les préparations dites biphasiques (séquentielles) voir (A). Dans
les préparations simultanées (phase
unique), les œstrogènes et la progestérone sont combinés pendant toute la durée
de la période d'administration. L'administration précoce de progestérone
contribue à une inhibition des centres supérieurs, empêche au niveau de l'endomètre une prolifération normale et la préparation à la nidation et diminue la
perméabilité du mucus cervical aux spermatozoïdes. Ces deux derniers effets
contribuent également ' à l'effet anticonceptionnel. Selon l'échelonnement de
la dose de progestérone, on peut différencier (A) : les préparations à un, deux ou
trois degrés. Dans le cas des préparations
simultanées (pilule placebo), l'arrêt de
l'apport hormonal déclenche également
un saignement « de privation ».
Effets indésirables : le risque accru
de thrombose et d'embolie est lié en
particulier au composant œstrogénique
Hypertension, rétention de fluide, cholestase, tumeurs bénignes du foie, nausée
douleurs de la poitrine peuvent se produire. Le risque de tumeur maligne n'est
globalement pas augmenté de façon significative.
Minipilule. L'administration ininterrompue d'un progestogène faiblement
dosé peut aussi empêcher la grossesse. En
général, l'ovulation n'est pas bloquée,
l'action repose sur les changements provoqués par le progestatif sur le canal cervical et l'endomètre. Ces formules seront
rarement utilisées en raison de la nécessité d'une prise régulière au même moment de la journée, d'une efficacité
contraceptive plus faible et de saignements plus fréquemment irréguliers.
« Pilule du lendemain ». Elle correspond à l'administration à forte dose
d'œstrogène et de progestérone jusqu'à
48 h après le coït. L'action de l'hormone
déclenche un saignement menstruel qui
rend peu probable la nidation de l'œuf
fécondé dans l'utérus (en temps normal,
7 jours après fécondation, p. 74).
La mifépristone, un antagoniste
des récepteurs de la progestérone, empêche l'entretien de la muqueuse utérine
au début de la grossesse. Cette substance
peut être utilisée pour une interruption de
grossesse en association avec des prostaglandines.
Inducteurs d'ovulation. Une augmentation de la sécrétion des gonadotrophines peut être induite par une administration pulsatile de GnRH (p. 240). Un
antagoniste des œstrogènes, le clomifène,
bloque dans les centres supérieurs les récepteurs qui sont impliqués dans le phénomène de rétrocontrôle négatif et
« désinhibent » la libération de gonadotrophines. Un apport de gonadotrophines s'effectue par l'administration de
HMG et HCG (p. 250).
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