252
Hormones
Maturation des ovules et ovulation,
formation des œstrogènes
et des progestogènes
La maturation et la ponte des ovules
ainsi que la formation associée des hormones sexuelles féminines se produisent
sous l'effet des gonadotrophines hypophysaires FSH (hormone follicule-stimulante) et LH (hormone lutémisante).
Dans la première moitié du cycle, la
FSH induit la maturation de l'ovocyte en
follicule tertiaire qui commence à synthétiser de l'estradiol. L'estradiol favorise la prolifération de la muqueuse de
l'endomètre et augmente la perméabilité
du mucus cervical aux spermatozoïdes.
La libération de FSH sera inhibée par
un mécanisme de rétrocontrôle négatif
lorsque le niveau d'estradiol dans le
sang se rapproche d'un seuil établi dans
les centres supérieurs. Compte tenu du
parallélisme entre la maturation de
l'ovocyte et la libération d'estradiol,
l'hypothalamus et l'hypophyse peuvent
« suivre » le développement du phénomène de maturation par la détermination
du niveau d'estradiol. Après l'ovulation,
le follicule tertiaire donne naissance au
corps jaune (corpus luteum) qui libère
de la progestérone sous l'action de la
LH. La progestérone provoque la phase
de sécrétion de l'endomètre et diminue
la possibilité de pénétrer à travers le
mucus cervical. Les follicules restant
dans l'ovaire continuent à produire des
œstrogènes sous l'action de la FSH.
Après deux semaines, la synthèse de
progestérone et d'œstrogènes s'effondre
ce qui a pour conséquence l'évacuation
de la muqueuse sécrétoire de l'endomètre (menstruation).
Les hormones naturelles ne conviennent pas pour une administration
orale car le foie provoque une élimination présystémique après leur absorption. L'estradiol sera transformé en estrone et estriol, tous les trois peuvent
être éliminés par le rein après une conjugaison les rendant plus polaires. Dans le
cas de la progestérone, le métabolite
principal est le pregnandiol, qui est lui
aussi éliminé par les reins après conjugaison.
Forme médicamenteuse des œstrogènes. Préparations dépôt pour in.
jection i.m. Ce sont des esters de l'estradiol sur les groupements hydroxyle en
3 ou 17, en solution dans l'huile La vitesse de libération ou la durée d'action
varient en fonction du caractère hydrophobe des chaînes d'acides p. 250. Les
esters libérés seront hydrolyses, donnant
naissance à l'estradiol. Préparations
orales : 1' ' éthinylestradiol (EE) est métaboliquement stable, après administration
orale il traverse le foie et agit sur les récepteurs des œstrogènes comme l'estradiol. Le mestranol lui-même est inactif
après hydrolyse du groupement méthyl
porté par l'oxygène en C, on obtient de
nouveau l'EE comme forme active
Dans les contraceptifs oraux, l'une de
ces molécules constitue la composante
œstrogénique (p. 254). Les œstrogènes
conjugués (sulfates) sont extraits de
l'urine de jument et sont présents dans
les formes utilisées pour le traitement
des troubles de la ménopause et la
prévention de l'ostéoporose. Dans les
préparations pour l'application transdermique, on utilise un emplâtre, l'estradiol passe dans l'organisme à travers
la peau.
Formes médicamenteuses des progestogènes. Les préparations-dépôt
pour l'application i.m. sont le caproate
de 17-a-hydroxyprogestérone et \'acétate de médroxyprogestérone. Les préparations orales sont des dérivés de
l'éthinyltestostérone ou éthistérone (par
ex. noréthistérone, lynestrénol, désogestrel, gestodène) ou de l'acétate de 17-ahydroxyprogestérone (par ex. l'acétate
de chlonnadmone ou de cyprotérone)
Les substances citées ci-dessus sont
principalement utilisées comme composant progestatif dans les contraceptifs
oraux.
Indications. Pour les œstrogènes
et les progestogènes ce sont : la contraception hormonale (p. 254), les traitements de substitution en cas de carence
hormonale (prévention de l'ostéoporose), le saignement et les troubles du
cycle. Pour les effets secondaires, voir
p.254.
Hormones
Maturation des ovules et ovulation,
formation des œstrogènes
et des progestogènes
La maturation et la ponte des ovules
ainsi que la formation associée des hormones sexuelles féminines se produisent
sous l'effet des gonadotrophines hypophysaires FSH (hormone follicule-stimulante) et LH (hormone lutémisante).
Dans la première moitié du cycle, la
FSH induit la maturation de l'ovocyte en
follicule tertiaire qui commence à synthétiser de l'estradiol. L'estradiol favorise la prolifération de la muqueuse de
l'endomètre et augmente la perméabilité
du mucus cervical aux spermatozoïdes.
La libération de FSH sera inhibée par
un mécanisme de rétrocontrôle négatif
lorsque le niveau d'estradiol dans le
sang se rapproche d'un seuil établi dans
les centres supérieurs. Compte tenu du
parallélisme entre la maturation de
l'ovocyte et la libération d'estradiol,
l'hypothalamus et l'hypophyse peuvent
« suivre » le développement du phénomène de maturation par la détermination
du niveau d'estradiol. Après l'ovulation,
le follicule tertiaire donne naissance au
corps jaune (corpus luteum) qui libère
de la progestérone sous l'action de la
LH. La progestérone provoque la phase
de sécrétion de l'endomètre et diminue
la possibilité de pénétrer à travers le
mucus cervical. Les follicules restant
dans l'ovaire continuent à produire des
œstrogènes sous l'action de la FSH.
Après deux semaines, la synthèse de
progestérone et d'œstrogènes s'effondre
ce qui a pour conséquence l'évacuation
de la muqueuse sécrétoire de l'endomètre (menstruation).
Les hormones naturelles ne conviennent pas pour une administration
orale car le foie provoque une élimination présystémique après leur absorption. L'estradiol sera transformé en estrone et estriol, tous les trois peuvent
être éliminés par le rein après une conjugaison les rendant plus polaires. Dans le
cas de la progestérone, le métabolite
principal est le pregnandiol, qui est lui
aussi éliminé par les reins après conjugaison.
Forme médicamenteuse des œstrogènes. Préparations dépôt pour in.
jection i.m. Ce sont des esters de l'estradiol sur les groupements hydroxyle en
3 ou 17, en solution dans l'huile La vitesse de libération ou la durée d'action
varient en fonction du caractère hydrophobe des chaînes d'acides p. 250. Les
esters libérés seront hydrolyses, donnant
naissance à l'estradiol. Préparations
orales : 1' ' éthinylestradiol (EE) est métaboliquement stable, après administration
orale il traverse le foie et agit sur les récepteurs des œstrogènes comme l'estradiol. Le mestranol lui-même est inactif
après hydrolyse du groupement méthyl
porté par l'oxygène en C, on obtient de
nouveau l'EE comme forme active
Dans les contraceptifs oraux, l'une de
ces molécules constitue la composante
œstrogénique (p. 254). Les œstrogènes
conjugués (sulfates) sont extraits de
l'urine de jument et sont présents dans
les formes utilisées pour le traitement
des troubles de la ménopause et la
prévention de l'ostéoporose. Dans les
préparations pour l'application transdermique, on utilise un emplâtre, l'estradiol passe dans l'organisme à travers
la peau.
Formes médicamenteuses des progestogènes. Les préparations-dépôt
pour l'application i.m. sont le caproate
de 17-a-hydroxyprogestérone et \'acétate de médroxyprogestérone. Les préparations orales sont des dérivés de
l'éthinyltestostérone ou éthistérone (par
ex. noréthistérone, lynestrénol, désogestrel, gestodène) ou de l'acétate de 17-ahydroxyprogestérone (par ex. l'acétate
de chlonnadmone ou de cyprotérone)
Les substances citées ci-dessus sont
principalement utilisées comme composant progestatif dans les contraceptifs
oraux.
Indications. Pour les œstrogènes
et les progestogènes ce sont : la contraception hormonale (p. 254), les traitements de substitution en cas de carence
hormonale (prévention de l'ostéoporose), le saignement et les troubles du
cycle. Pour les effets secondaires, voir
p.254.
