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Hormones
Androgènes, anabolisants,
antiandrogènes
Les androgènes sont les molécules « faisant l'homme ». L'hormone sexuelle
propre à l'homme est le stéroïde testostérone (T) provenant des cellules de
Leydig, cellules interstitielles des testicules. La sécrétion de T est stimulée par la
LH hypophysaire (hormone lutéinisante)
dont la libération est elle-même activée
par la sécrétion pulsatile de la GnRH hypothalamique (gonadoréline, p. 240). La
T inhibe en un rétrocontrôle négatif les
hormones hypothalamo-hypophysaires.
Dans quelques tissus, par ex. la prostate,
la T sera réduite en dihydrotestostérone
qui se lie avec une affinité plus élevée aux
récepteurs des androgènes. La dégradation se produit rapidement dans le foie
(t 1/2 plasmatique environ 15 min) pour
donner entre autres l'androstérone, éliminée par le rein sous forme de produits
conjugués (17 céto-stéroides). En raison
du métabolisme hépatique très rapide, T ne
convient pas pour une prise orale ; elle serait
certes absorbée mais aussi éliminée presque
complètement de façon présystémique.
Dérivés de la testostérone à usage
thérapeutique. Les esters pour dépôt i.m.
sont le proprionate et Vheptanoate (énantate) de testostérone. Ces esters sont injectés par voie intramusculaire en solution
dans l'huile. Après diffusion, les estérases
libèrent rapidement la forme acide — T.
En même temps que le caractère lipophile, la tendance de l'ester à persister au
niveau du dépôt s'accroît ; la durée d'action augmente. L' undécanoate de T peut
être utilisé par voie orale. En raison de la
nature d'acide gras de l'acide undécanoïque, l'ester se retrouve dans la lymphe
après l'absorption et de là dans la circulation en passant par le canal thoracique et
en évitant le foie. La 17-a-méthyltestostérone est active par voie orale grâce à une
stabilité métabolique accrue. En raison de
la toxicité hépatique des androgènes alkylés en 17 (cholestase, tumeur) leur administration doit cependant être évitée.
La mestérolone, active par voie orale, est la 1-a-méthyldihydrotestostérone.
Indication : substitution en cas d'insuffisance de la production endogène de
T : esters de T en injection dépôt.
Pour stimuler la spermatogenèse
lors d'une carence en gonadotrophine
(LH, FSH), on utilise des injections avec
HMG et HCG. HMG, gonadotrophine de
femme ménopausée, provient de l'urine
de femmes après l'entrée en ménopause
qui est riche en FSH. L'HCG, la gonadotrophine chorionique humaine, est extraite de l'urine de femmes enceintes et
agit comme la LH.
Anabolisants. Ce sont des dérivés
de la testostérone (ex. clostebol, méténolone, nandrolone, stanozolol) qui sont utilisés chez des malades gravement atteints
en raison de leurs effets bénéfiques sur la
synthèse protéique (possibilité d'usage
abusif chez les sportifs). Ils agissent via la
stimulation des récepteurs des androgènes
et possèdent donc également des effets
androgéniques (ex. virilisation de l'aspect
chez la femme).
L'antiandrogène cyprotérone est
un antagoniste compétitif de la T. Il agit
en plus comme un progestatif, dans la mesure où il diminue la sécrétion de gonadotrophines (p. 254), Indication : chez
l'homme, calme la libido en cas de sexualité exacerbée, carcinome de la prostate.
Chez la femme : traitement de manifestations virilisantes, avec le cas échéant utilisation de l'effet contraceptif important.
Le flutamide est un antagoniste du
récepteur des androgènes à la structure
différente et qui ne présente aucune activité contraceptive.
Le finastéride inhibe la 5 a réductase qui catalyse la formation de la dihydrotestostérone (DHT) à partir de la T. La
stimulation androgénique sera donc réduite dans les tissus où la DHT est la
forme active (ex. la prostate). Les tissus
et les fonctions contrôlées par la T ne
seront pas ou à peine affectés, par ex. les
muscles squelettiques, le rétrocontrôle négatif de la sécrétion de gonadotrophines et
la libido. Le finastéride pourra être utilisé
dans un cas d'hyperplasie bénigne, pour
réduire la taille de la glande et faciliter la
miction.
Hormones
Androgènes, anabolisants,
antiandrogènes
Les androgènes sont les molécules « faisant l'homme ». L'hormone sexuelle
propre à l'homme est le stéroïde testostérone (T) provenant des cellules de
Leydig, cellules interstitielles des testicules. La sécrétion de T est stimulée par la
LH hypophysaire (hormone lutéinisante)
dont la libération est elle-même activée
par la sécrétion pulsatile de la GnRH hypothalamique (gonadoréline, p. 240). La
T inhibe en un rétrocontrôle négatif les
hormones hypothalamo-hypophysaires.
Dans quelques tissus, par ex. la prostate,
la T sera réduite en dihydrotestostérone
qui se lie avec une affinité plus élevée aux
récepteurs des androgènes. La dégradation se produit rapidement dans le foie
(t 1/2 plasmatique environ 15 min) pour
donner entre autres l'androstérone, éliminée par le rein sous forme de produits
conjugués (17 céto-stéroides). En raison
du métabolisme hépatique très rapide, T ne
convient pas pour une prise orale ; elle serait
certes absorbée mais aussi éliminée presque
complètement de façon présystémique.
Dérivés de la testostérone à usage
thérapeutique. Les esters pour dépôt i.m.
sont le proprionate et Vheptanoate (énantate) de testostérone. Ces esters sont injectés par voie intramusculaire en solution
dans l'huile. Après diffusion, les estérases
libèrent rapidement la forme acide — T.
En même temps que le caractère lipophile, la tendance de l'ester à persister au
niveau du dépôt s'accroît ; la durée d'action augmente. L' undécanoate de T peut
être utilisé par voie orale. En raison de la
nature d'acide gras de l'acide undécanoïque, l'ester se retrouve dans la lymphe
après l'absorption et de là dans la circulation en passant par le canal thoracique et
en évitant le foie. La 17-a-méthyltestostérone est active par voie orale grâce à une
stabilité métabolique accrue. En raison de
la toxicité hépatique des androgènes alkylés en 17 (cholestase, tumeur) leur administration doit cependant être évitée.
La mestérolone, active par voie orale, est la 1-a-méthyldihydrotestostérone.
Indication : substitution en cas d'insuffisance de la production endogène de
T : esters de T en injection dépôt.
Pour stimuler la spermatogenèse
lors d'une carence en gonadotrophine
(LH, FSH), on utilise des injections avec
HMG et HCG. HMG, gonadotrophine de
femme ménopausée, provient de l'urine
de femmes après l'entrée en ménopause
qui est riche en FSH. L'HCG, la gonadotrophine chorionique humaine, est extraite de l'urine de femmes enceintes et
agit comme la LH.
Anabolisants. Ce sont des dérivés
de la testostérone (ex. clostebol, méténolone, nandrolone, stanozolol) qui sont utilisés chez des malades gravement atteints
en raison de leurs effets bénéfiques sur la
synthèse protéique (possibilité d'usage
abusif chez les sportifs). Ils agissent via la
stimulation des récepteurs des androgènes
et possèdent donc également des effets
androgéniques (ex. virilisation de l'aspect
chez la femme).
L'antiandrogène cyprotérone est
un antagoniste compétitif de la T. Il agit
en plus comme un progestatif, dans la mesure où il diminue la sécrétion de gonadotrophines (p. 254), Indication : chez
l'homme, calme la libido en cas de sexualité exacerbée, carcinome de la prostate.
Chez la femme : traitement de manifestations virilisantes, avec le cas échéant utilisation de l'effet contraceptif important.
Le flutamide est un antagoniste du
récepteur des androgènes à la structure
différente et qui ne présente aucune activité contraceptive.
Le finastéride inhibe la 5 a réductase qui catalyse la formation de la dihydrotestostérone (DHT) à partir de la T. La
stimulation androgénique sera donc réduite dans les tissus où la DHT est la
forme active (ex. la prostate). Les tissus
et les fonctions contrôlées par la T ne
seront pas ou à peine affectés, par ex. les
muscles squelettiques, le rétrocontrôle négatif de la sécrétion de gonadotrophines et
la libido. Le finastéride pourra être utilisé
dans un cas d'hyperplasie bénigne, pour
réduire la taille de la glande et faciliter la
miction.
