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Hormones
b) Administration locale. Attention aux effets secondaires locaux, par
exemple une atrophie de la peau ou
une colonisation des muqueuses par
des candida. Pour maintenir, lors
d'une inhalation, les effets systémiques aussi faibles que possible, on
doit utiliser des composés avec une
élimination présystémique importante : dipropionate de béclométhasone, flunisolide, budésonide, propionate de fluticason (p. 14).
c) Dose aussi faible que possible.
Pour des traitements de longue durée,
il faut essayer de donner la dose juste
suffisante. Il faut cependant penser que
la prise de glucocorticoides exogènes
aboutit, via la boucle de contrôle, à une
diminution de la production endogène
de cortisol. Une dose faible peut de
cette façon être « amortie », de sorte
que l'effet anti-inflammatoire ne se manifeste pas.
Effet d'un traitement par les
glucocorticoïdes sur la production
de cortisol par le cortex surrénalien.
La libération de cortisol est sous la dépendance de l'ACTH hypophysaire,
tandis que la sécrétion d'ACTH est
elle-même régulée par un facteur hypothalamique (CRF = CRH). Dans
l'hypophyse et l'hypothalamus, il
existe des récepteurs du cortisol dont
l'occupation par le cortisol inhibe la
sécrétion d'ACTH ou de CRF. Les
centres supérieurs contrôlent si les
concentrations réelles de cortisol (niveau effectif) correspondent aux
concentrations souhaitées (valeur affichée). Si le niveau réel dépasse la valeur affichée, la production d'ACTH
et donc celle de cortisol diminuent et
inversement. C'est ainsi que la
concentration de cortisol oscille autour du « point de consigne ». Les
centres supérieurs réagissent à un glucocorticoïde synthétique comme au
cortisol. L'administration exogène de
cortisol ou d'un autre glucocorticoïde
impose, pour que le niveau réel reste
identique au seuil affiché, une diminution de la production endogène de cortisol. La libération de CRF et d'ACTH
s'effondre (« inhibition des centres
supérieurs par les glucocorticoïdes
exogènes ») entraînant une diminution
de la sécrétion de cortisol. L'administration de doses élevées de cortisol
pendant des semaines entraîne une
atrophie du cortex surrénalien. La
capacité de synthèse d'aldostérone
persiste cependant. Lors d'un arrêt
soudain du traitement par les glucocorticoïdes, le cortex surrénalien atrophié ne peut fournir une quantité suffisante de cortisol -* carence en cortisol
dangereuse. C'est pour cette raison
qu'un traitement par les glucocorticoïdes doit toujours se terminer par
une diminution lente des doses.
Méthodes pour éviter une a'trophie du cortex surrénalien. La sécrétion de cortisol est élevée le matin et
faible le soir (rythme circadien). Le
soir, la sensibilité des centres supérieurs au cortisol est élevée.
a) Administration circadienne
la dose journalière de glucocorticoïde
sera donnée le matin. Le cortex surrénalien a déjà commencé sa propre production, la possibilité d'inhibition des
centres supérieurs est relativement
faible ; dès les premières heures du
matin suivant se produiront de nouveau une libération de CRF et
d'ACTH et une stimulation du cortex
surrénalien.
b) Traitement alterné : une double
dose quotidienne sera administrée le
matin un jour sur deux. Durant le jour
sans traitement, il y aura une synthèse
endogène de cortisol.
Les deux conduites ne mettent pas
à l'abri d'une réapparition des symptômes de la maladie durant les intervalles entre les traitements.
Hormones
b) Administration locale. Attention aux effets secondaires locaux, par
exemple une atrophie de la peau ou
une colonisation des muqueuses par
des candida. Pour maintenir, lors
d'une inhalation, les effets systémiques aussi faibles que possible, on
doit utiliser des composés avec une
élimination présystémique importante : dipropionate de béclométhasone, flunisolide, budésonide, propionate de fluticason (p. 14).
c) Dose aussi faible que possible.
Pour des traitements de longue durée,
il faut essayer de donner la dose juste
suffisante. Il faut cependant penser que
la prise de glucocorticoides exogènes
aboutit, via la boucle de contrôle, à une
diminution de la production endogène
de cortisol. Une dose faible peut de
cette façon être « amortie », de sorte
que l'effet anti-inflammatoire ne se manifeste pas.
Effet d'un traitement par les
glucocorticoïdes sur la production
de cortisol par le cortex surrénalien.
La libération de cortisol est sous la dépendance de l'ACTH hypophysaire,
tandis que la sécrétion d'ACTH est
elle-même régulée par un facteur hypothalamique (CRF = CRH). Dans
l'hypophyse et l'hypothalamus, il
existe des récepteurs du cortisol dont
l'occupation par le cortisol inhibe la
sécrétion d'ACTH ou de CRF. Les
centres supérieurs contrôlent si les
concentrations réelles de cortisol (niveau effectif) correspondent aux
concentrations souhaitées (valeur affichée). Si le niveau réel dépasse la valeur affichée, la production d'ACTH
et donc celle de cortisol diminuent et
inversement. C'est ainsi que la
concentration de cortisol oscille autour du « point de consigne ». Les
centres supérieurs réagissent à un glucocorticoïde synthétique comme au
cortisol. L'administration exogène de
cortisol ou d'un autre glucocorticoïde
impose, pour que le niveau réel reste
identique au seuil affiché, une diminution de la production endogène de cortisol. La libération de CRF et d'ACTH
s'effondre (« inhibition des centres
supérieurs par les glucocorticoïdes
exogènes ») entraînant une diminution
de la sécrétion de cortisol. L'administration de doses élevées de cortisol
pendant des semaines entraîne une
atrophie du cortex surrénalien. La
capacité de synthèse d'aldostérone
persiste cependant. Lors d'un arrêt
soudain du traitement par les glucocorticoïdes, le cortex surrénalien atrophié ne peut fournir une quantité suffisante de cortisol -* carence en cortisol
dangereuse. C'est pour cette raison
qu'un traitement par les glucocorticoïdes doit toujours se terminer par
une diminution lente des doses.
Méthodes pour éviter une a'trophie du cortex surrénalien. La sécrétion de cortisol est élevée le matin et
faible le soir (rythme circadien). Le
soir, la sensibilité des centres supérieurs au cortisol est élevée.
a) Administration circadienne
la dose journalière de glucocorticoïde
sera donnée le matin. Le cortex surrénalien a déjà commencé sa propre production, la possibilité d'inhibition des
centres supérieurs est relativement
faible ; dès les premières heures du
matin suivant se produiront de nouveau une libération de CRF et
d'ACTH et une stimulation du cortex
surrénalien.
b) Traitement alterné : une double
dose quotidienne sera administrée le
matin un jour sur deux. Durant le jour
sans traitement, il y aura une synthèse
endogène de cortisol.
Les deux conduites ne mettent pas
à l'abri d'une réapparition des symptômes de la maladie durant les intervalles entre les traitements.
