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Hormones
Utilisations thérapeutiques
des glucocorticoïdes
I. Traitements de substitution. Le
cortex surrenalien produit un glucocorticoide, le cortisol (hydrocortisone) et un
minéralocorticoide, l'aldostérone. Ces
deux hormones stéroïdes sont d'un intérêt
vital pour l'adaptation à des situations difficiles comme par exemple une maladie
ou une opération. Le stimulus pour la sécrétion de cortisol est l'ACTH hypophysaire et pour l'aldostérone principalement
l'angiotensine II (p. 124). En cas de dysfonctionnement du cortex surrenalien {insuffisance primaire de la glande surrénale, maladie d'Addison) ce sont le
cortisol et l'aldostérone qu'il faut remplacer, dans le cas d'une production insuffisante d'ACTH par l'hypophyse (insuffisance surrénalienne secondaire) seul le
cortisol doit être remplacé. Le cortisol est
actif par voie orale (30 mg/j 2/3 le matin
et 1/3 l'après-midi). Dans des situations
difficiles, la dose sera augmentée d'environ 5 à 10 fois. L'aldostérone, peu active par voie orale, sera remplacée par le
fludrocortisone(0,l mg/j).
II. Traitement pharmacodynamique
par les glucocorticoïdes (A). A concentrations élevées, supraphysiologiques, le
cortisol et les autres glucocorticoïdes suppriment toutes les phases (exsudation,
prolifération, cicatrisation) de la reaction
inflammatoire, c'est-à-dire du mode de
défense de l'organisme contre les corps
étrangers ou irritants. Cette action repose
sur une multitude de composantes dont la
caractéristique commune est une modulation de la transcription de gènes (p. 64).
C'est ainsi que sera stimulée la synthèse
d'une protéine, la lipocortine (annexine),
qui inhibe la phospholipase A;, réduisant
ainsi la libération d'acide arachidonique à
partir des phospholipides membranaires
et donc la formation des médiateurs lipidiques de l'inflammation, prostaglandines et leucotriènes (p. 194). Les glucocorticoïdes diminuent également la
synthèse d'une série de protéines importantes pour les phénomènes inflammatoires, par ex. les interieukines (p. 296) et
d'autres cytokines, la phospholipase A;
(p. 194), la cyclooxygénase 2 (p. 198).
A très fortes concentrations peuvent aan, •
apparaître des effets non gmomiques.
l
Effet souhaité. Les glucocorn
coïdes sont remarquablement ^.r
comme agents anti-allergiques iminitng
suppresseurs et antiphloghtiques dan-, le»
réactions inflammatoires exagérées oii
chroniques telles l'allergie la polyarthritp
rhumatoide ou d'autres.
Effets indésirables. Lors d'une administration brève, les glucocorticoïdes
même à doses élevées, ne présentent pra."
tiquement aucun effet secondaire.
Au cours d'une administration à
long terme, ils entraînent des altérations
qui sont proches de celles observées dans
le syndrome de Cushing (surproduction
endogène de cortisol). Conséquence des
propriétés anti-inflammatoires : tendance
à l'infection, altération des processus de
cicatrisation. Conséquence de l'activité
glucocorticoïde exagérée : a) augmentation de la néoglucogenèse et de la libération de glucose, sous l'action de l'insuline
transformation du glucose en triglycérides
(dépôt adipeux : visage lunaire, épaississement du tronc, « cou de buffle »), en cas
d'augmentation insuffisante de la sécrétion d'insuline « diabète stéroïdien » ;
b) dégradation accrue des protéines (catabolisme protéique) avec atrophie des
muscles squelettiques (finesse des extrémités), ostéoporose, troubles de croissance chez l'enfant, atrophie cutanée.
Conséquence de l'activité minéralocorticoïde du cortisol, faible en temps normal
mais maintenant augmentée : rétention
d'eau et de NaCl, augmentation de la pression artérielle, formation d'œdème ; perte
de KC1 avec risque d'hypokaliémie.
Moyens d'atténuer ou d'éviter
le syndrome de Cushing
d'origine médicamenteuse
a) Remplacement du cortisol par des
dérivés ayant une activité minéralocorticoïde faible (prednisolone) ou nulle (triamcinolone, dexaméthasone) (tableau des
activités relatives, figure A p. 247). Les
propriétés glucocorticoi'des, anti-inflammatoires et le blocage de la production endogène (voir p. 248) vont cependant de
pair, et la partie glucocorticoïde des symptômes de Cushing ne peut être évitée.
Hormones
Utilisations thérapeutiques
des glucocorticoïdes
I. Traitements de substitution. Le
cortex surrenalien produit un glucocorticoide, le cortisol (hydrocortisone) et un
minéralocorticoide, l'aldostérone. Ces
deux hormones stéroïdes sont d'un intérêt
vital pour l'adaptation à des situations difficiles comme par exemple une maladie
ou une opération. Le stimulus pour la sécrétion de cortisol est l'ACTH hypophysaire et pour l'aldostérone principalement
l'angiotensine II (p. 124). En cas de dysfonctionnement du cortex surrenalien {insuffisance primaire de la glande surrénale, maladie d'Addison) ce sont le
cortisol et l'aldostérone qu'il faut remplacer, dans le cas d'une production insuffisante d'ACTH par l'hypophyse (insuffisance surrénalienne secondaire) seul le
cortisol doit être remplacé. Le cortisol est
actif par voie orale (30 mg/j 2/3 le matin
et 1/3 l'après-midi). Dans des situations
difficiles, la dose sera augmentée d'environ 5 à 10 fois. L'aldostérone, peu active par voie orale, sera remplacée par le
fludrocortisone(0,l mg/j).
II. Traitement pharmacodynamique
par les glucocorticoïdes (A). A concentrations élevées, supraphysiologiques, le
cortisol et les autres glucocorticoïdes suppriment toutes les phases (exsudation,
prolifération, cicatrisation) de la reaction
inflammatoire, c'est-à-dire du mode de
défense de l'organisme contre les corps
étrangers ou irritants. Cette action repose
sur une multitude de composantes dont la
caractéristique commune est une modulation de la transcription de gènes (p. 64).
C'est ainsi que sera stimulée la synthèse
d'une protéine, la lipocortine (annexine),
qui inhibe la phospholipase A;, réduisant
ainsi la libération d'acide arachidonique à
partir des phospholipides membranaires
et donc la formation des médiateurs lipidiques de l'inflammation, prostaglandines et leucotriènes (p. 194). Les glucocorticoïdes diminuent également la
synthèse d'une série de protéines importantes pour les phénomènes inflammatoires, par ex. les interieukines (p. 296) et
d'autres cytokines, la phospholipase A;
(p. 194), la cyclooxygénase 2 (p. 198).
A très fortes concentrations peuvent aan, •
apparaître des effets non gmomiques.
l
Effet souhaité. Les glucocorn
coïdes sont remarquablement ^.r
comme agents anti-allergiques iminitng
suppresseurs et antiphloghtiques dan-, le»
réactions inflammatoires exagérées oii
chroniques telles l'allergie la polyarthritp
rhumatoide ou d'autres.
Effets indésirables. Lors d'une administration brève, les glucocorticoïdes
même à doses élevées, ne présentent pra."
tiquement aucun effet secondaire.
Au cours d'une administration à
long terme, ils entraînent des altérations
qui sont proches de celles observées dans
le syndrome de Cushing (surproduction
endogène de cortisol). Conséquence des
propriétés anti-inflammatoires : tendance
à l'infection, altération des processus de
cicatrisation. Conséquence de l'activité
glucocorticoïde exagérée : a) augmentation de la néoglucogenèse et de la libération de glucose, sous l'action de l'insuline
transformation du glucose en triglycérides
(dépôt adipeux : visage lunaire, épaississement du tronc, « cou de buffle »), en cas
d'augmentation insuffisante de la sécrétion d'insuline « diabète stéroïdien » ;
b) dégradation accrue des protéines (catabolisme protéique) avec atrophie des
muscles squelettiques (finesse des extrémités), ostéoporose, troubles de croissance chez l'enfant, atrophie cutanée.
Conséquence de l'activité minéralocorticoïde du cortisol, faible en temps normal
mais maintenant augmentée : rétention
d'eau et de NaCl, augmentation de la pression artérielle, formation d'œdème ; perte
de KC1 avec risque d'hypokaliémie.
Moyens d'atténuer ou d'éviter
le syndrome de Cushing
d'origine médicamenteuse
a) Remplacement du cortisol par des
dérivés ayant une activité minéralocorticoïde faible (prednisolone) ou nulle (triamcinolone, dexaméthasone) (tableau des
activités relatives, figure A p. 247). Les
propriétés glucocorticoi'des, anti-inflammatoires et le blocage de la production endogène (voir p. 248) vont cependant de
pair, et la partie glucocorticoïde des symptômes de Cushing ne peut être évitée.
