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Hormones
Hormones hypothalamiques
et hypophysaires
Le système endocrinien est contrôlé par
le SNC. Les cellules nerveuses de l'hypothalamus synthétisent et libèrent des
médiateurs qui vont gouverner dans l'hypophyse antérieure la sécrétion d'hormones ou qui seront, elles-mêmes, distribuées dans l'organisme comme hormones.
Enfin, il y a les hormones de l'hypophyse postérieure : les prolongements
des neurones hypothalamiques projettent
dans la post-hypophyse (neurohypophyse), stockent à cet emplacement un
nonapeptide (ADH : hormone antidiurétique) et Yocytocine, et les libèrent dans le
sang en cas de besoin. Les traitements utilisant ces hormones peptidiques (ADH,
p. 162, ocytocine, p. 126) seront réalisés
par voie parentérale ou en nébulisation
nasale.
Les médiateurs hypothalamiques
sont des peptides qui atteignent leurs cellules cibles dans l'adénohypophyse par un
système porte, c'est-à-dire par deux zones
capillaires disposées l'une à la suite de
l'autre. La première est située dans la tige
de l'hypophyse ; à ce niveau, les hormones libérées par les terminaisons nerveuses des neurones hypothalamiques
diffusent dans le sang. La seconde comprend les capillaires de l'anté-hypophyse.
A ce niveau, les hormones diffusent du
sang vers les cellules cibles qu'elles
contrôlent. Les hormones libérées par les
cellules de l'anté-hypophyse parviennent
dans le sang et sont ensuite distribuées
dans l'organisme (1).
Dénomination des médiateurs /
hormones de libération. RH : releasing
hormone, hormone de libération. RIH :
release inhibiting hormone, hormone
bloquant la libération.
GnRH : gonadotrophine-RH = gonadoreline (gonadolibérine) ; stimule la
production de FSH (hormone folliculostimulante) et de LH (hormone lutéinisante).
TRH : protiréline, stimule la sécrétion de TSH (hormone thyréostimulante).
CRH : corticotropine RH (CRF) ;
stimule la sécrétion d'ACTH (hormone
adrénocorticotrope = corticotropine).
GRH : growth hormone-RH ; ai.
mule la libération de GH (growth hormone = STH = hormone somatotrope).
GRIH : somatostatine, inhibe la sécrétion de STH (et aussi d'autres hormones peptidiques produites par ex. par le
pancréas et l'intestin).
PRH : prolactine-RH, son existence
est hypothétique.
PRIH : inhibe la sécrétion de prolactine, ce pourrait être la dopamine.
Les hormones hypothalamiques
sont essentiellement administrées par
voie parentérale à des fins diagnostiques
pour tester la fonction des cellules de
l'adénohypophyse.
Modulation thérapeutique des
cellules de l'anté-hypophyse. La GnRH
sera utilisée dans les cas de stérilité de la
femme d'origine hypothalamique pour
stimuler la sécrétion de FSH et de LH et
déclencher une ovulation. Dans ce but, il
faut imiter le rythme de la sécrétion physiologique (pulsatile, environ toutes les
90 min) (administration parentérale à
l'aide d'une pompe spéciale).
Analogues des gonadorélines, superagonistes : ce sont des analogues de la
GnRH dont l'affinité pour les récepteurs
de la GnRH sur les cellules de l'hypophyse est beaucoup plus élevée. La conséquence d'une stimulation ininterrompue
et non physiologique des récepteurs est
une interruption de la sécrétion de FSH et
de LH après une phase initiale de stimulation. Buséréline, leuproréline, goséréline
sont utilisées chez des patients souffrant
d'un carcinome prostatique pour diminuer la production de testostérone qui favorise le développement de la tumeur. Le
niveau de testostérone chute autant
qu'après l'ablation chirurgicale des testicules (2).
L'agoniste dopaminergique D;, la
bromocriptine (p. 114) inhibe les cellules
à prolactine de l'anté-hypophyse (indications : sevrage, tumeurs hypophysaires
sécrétant de la prolactine). Une production anormale de STH peut être également
réduite (indication : acromégalie) (3).
L'octréotide est un analogue de la
somatostatine. Il sera par ex. utilisé dans
le cas de tumeurs de l'hypophyse qui sécrètent de la GH.
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