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Médicaments du psychisme
Psychomimétiques (substances
hallucinogènes ou psychédéliques)
Les psychomimétiques ont la faculté de
déclencher des modifications psychiques analogues à celles qui peuvent
se manifester au cours d'une psychose :
visions, illusions et hallucinations.
Cette expérience peut donc posséder un
caractère fantastique, la transformation
émotionnelle et du raisonnement provoquée par ce phénomène paraît folle
pour celui qui est à l'extérieur.
Une action psychomimétique peut
être illustrée par l'exemple des portraits
exécutés par un peintre sous l'influence
de l'acide lysergique diéthylamide
(LSD). Il raconte que sous l'effet de la
griserie du LSD, arrivant par vagues, le
visage du modèle devient de plus en
plus grimaçant, phosphorescent dans
des coloris bleu violet et s'agrandit ou
se rétrécit comme à travers l'objectif
d'un zoom. Les changements confus de
proportions entraînent donc une succession de mouvements bizarres. La caricature diabolique apparaît menaçante.
Les illusions se font également
sentir dans le domaine de l'audition et de
l'odorat : les sons sont vécus comme des
poutres suspendues et les impressions
optiques comme des odeurs (par ex.
d'ozone). Sous l'emprise du LSD, l'individu se voit par moment de l'extérieur et
analyse son état. En outre, les frontières
entre son être et l'environnement s'effacent. Un sentiment exaltant de fusion
avec les autres et le cosmos s'installe. La
notion de durée n'existe plus, il n'y a
plus ni avant ni après. Des objets sont
vus qui n'existent pas. Des expériences
sont faites qui ne sont pas explicables.
C'est pourquoi on parlera d'un effet de
dilatation de la conscience à propos du
LSD (révélations psychédéliques).
Le contenu de ces hallucinations
peut de temps à autre être extrêmement
menaçant (bad trip), l'individu se voit
éventuellement poussé à une action violente ou au suicide.
Après la « griserie » du LSD, survient une phase de grande fatigue avec
un sentiment de honte et de vide humiliant.
Le mécanisme de l'action psychomimétique est inconnu. Comme
une partie des substances hallucinogènes telles le LSD, la psilocine et la
psilocyhine (tirées d'un champignon
mexicain, le psilocybe) la bufoténine
(tirée entre autres des sécrétions de
la peau d'un crapaud), la mescaline
(extraite d'un cactus mexicain,
Arihalonium lewinii, peyotl) présente
des analogies structurales avec la sérotonine et l'adrénaline, on peut supposer l'existence d'une interférence
avec ces aminés biogènes dans le
SNC. La structure d'autres molécules
comme le tétrahydro-cannahinol (dérivées du cannabis indica, le chanvre,
haschich, marihuana), le muscimul
(extrait d'un champignon amanite
muscaria) ou ïaphencyclidine, synthétisée comme anesthésique injectable
ne montre pas ces caractères communs. Des hallucinations peuvent être
associées, comme effet secondaire, à
la prise d'autres substances, par ex. la
scopolamine (au Moyen Age dans « le
peuplier des sorcières ») ou d'autres
parasympatholytiques d'action centrale. Des substances hallucinogènes
naturelles ont été utilisées dans certaines religions par des prêtres (chamans) pour parvenir à un état de
transes. Le LSD a été consommé
assez fréquemment dans les années 60,
en particulier par des artistes : art psychédélique qui consiste à représenter
d'une façon qui ne peut pas être appréhendée par la raison, des rêves ou des
signes hallucinatoires.
Comme il n'est pas possible d'exclure le développement d'une dépendance ou d'altérations psychiques durables après la prise d'un psychomimétique, leur production et leur commerce sont interdits (stupéfiants non en
circulation).
Médicaments du psychisme
Psychomimétiques (substances
hallucinogènes ou psychédéliques)
Les psychomimétiques ont la faculté de
déclencher des modifications psychiques analogues à celles qui peuvent
se manifester au cours d'une psychose :
visions, illusions et hallucinations.
Cette expérience peut donc posséder un
caractère fantastique, la transformation
émotionnelle et du raisonnement provoquée par ce phénomène paraît folle
pour celui qui est à l'extérieur.
Une action psychomimétique peut
être illustrée par l'exemple des portraits
exécutés par un peintre sous l'influence
de l'acide lysergique diéthylamide
(LSD). Il raconte que sous l'effet de la
griserie du LSD, arrivant par vagues, le
visage du modèle devient de plus en
plus grimaçant, phosphorescent dans
des coloris bleu violet et s'agrandit ou
se rétrécit comme à travers l'objectif
d'un zoom. Les changements confus de
proportions entraînent donc une succession de mouvements bizarres. La caricature diabolique apparaît menaçante.
Les illusions se font également
sentir dans le domaine de l'audition et de
l'odorat : les sons sont vécus comme des
poutres suspendues et les impressions
optiques comme des odeurs (par ex.
d'ozone). Sous l'emprise du LSD, l'individu se voit par moment de l'extérieur et
analyse son état. En outre, les frontières
entre son être et l'environnement s'effacent. Un sentiment exaltant de fusion
avec les autres et le cosmos s'installe. La
notion de durée n'existe plus, il n'y a
plus ni avant ni après. Des objets sont
vus qui n'existent pas. Des expériences
sont faites qui ne sont pas explicables.
C'est pourquoi on parlera d'un effet de
dilatation de la conscience à propos du
LSD (révélations psychédéliques).
Le contenu de ces hallucinations
peut de temps à autre être extrêmement
menaçant (bad trip), l'individu se voit
éventuellement poussé à une action violente ou au suicide.
Après la « griserie » du LSD, survient une phase de grande fatigue avec
un sentiment de honte et de vide humiliant.
Le mécanisme de l'action psychomimétique est inconnu. Comme
une partie des substances hallucinogènes telles le LSD, la psilocine et la
psilocyhine (tirées d'un champignon
mexicain, le psilocybe) la bufoténine
(tirée entre autres des sécrétions de
la peau d'un crapaud), la mescaline
(extraite d'un cactus mexicain,
Arihalonium lewinii, peyotl) présente
des analogies structurales avec la sérotonine et l'adrénaline, on peut supposer l'existence d'une interférence
avec ces aminés biogènes dans le
SNC. La structure d'autres molécules
comme le tétrahydro-cannahinol (dérivées du cannabis indica, le chanvre,
haschich, marihuana), le muscimul
(extrait d'un champignon amanite
muscaria) ou ïaphencyclidine, synthétisée comme anesthésique injectable
ne montre pas ces caractères communs. Des hallucinations peuvent être
associées, comme effet secondaire, à
la prise d'autres substances, par ex. la
scopolamine (au Moyen Age dans « le
peuplier des sorcières ») ou d'autres
parasympatholytiques d'action centrale. Des substances hallucinogènes
naturelles ont été utilisées dans certaines religions par des prêtres (chamans) pour parvenir à un état de
transes. Le LSD a été consommé
assez fréquemment dans les années 60,
en particulier par des artistes : art psychédélique qui consiste à représenter
d'une façon qui ne peut pas être appréhendée par la raison, des rêves ou des
signes hallucinatoires.
Comme il n'est pas possible d'exclure le développement d'une dépendance ou d'altérations psychiques durables après la prise d'un psychomimétique, leur production et leur commerce sont interdits (stupéfiants non en
circulation).
