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Médicaments du psychisme
Traitement de la schizophrénie
La schizophrénie est une psychose endogène qui se développe par poussées successives Les symptômes de base sont des
altérations de la pensée (par ex incohérence pensées illogiques et décousues ,
blocage du raisonnement perte soudaine
du cours des idées, repliement de
l'esprit le malade prétend que ses pensées lui sont retirées de l'extérieur) de
l'affectivité (état d'esprit sans relation
avec la situation) et de la volonté d'entreprendre Des symptômes supplémentaires
sont par ex des délires (délires de persécution), ou des hallucinations auditives
fréquentes et angoissantes L'incohérence
de l'état mental est symbolisé en haut à
gauche (A) (comparez avec l'état normal
de l'esprit en bas de la page 233)
Neuroleptiques
Après le début du traitement, on observe
d'abord une sédation seule Les visions et
les hallucinations qui tourmentent les patients schizophrènes perdent de leur force
(A, affaiblissement des couleurs vives), le
comportement psychotique persiste cependant Au cours des semaines suivantes,
les phénomènes psychiques se normalisent lentement (A), les à-coup psychotiques s'estompent Une normalisation
complète ne peut souvent pas être obtenue Mais même lorsque l'on ne peut
pas parvenir à une guenson, les modifications que nous venons de décrire ont cependant une conséquence Pour les malades en effet, le supplice que constitue le
changement de leur moi sera atténué, la
surveillance sera plus souple et la
confiance que lui accorde la communauté
reviendra plus rapidement II existe deux
types de composés avec des structures
chimiques différentes permettant un traitement neuroleptique, antipsychotique
1. les phénothiazines dérivées d'un antihistamimque, la prométhazme (dont la
substance de référence est la chlorpromazme) et leurs analogues (par ex thioxanthènes) et 2 les butyrophénones (substance de référence, l'halopéndol) Les
phénothiazines et les thioxanthènes peuvent être séparés selon la structure
chimique de la chaîne latérale en
- composés aliphatiques substitués
(chlorpromazme, tnflupromazine, p 2371
- piperazmes substituées (tnflupérazine'
fluphénazme, flupentixol, p 237)
L'effet antipsychotique repose vraisemblablement sur une action antaro
mste au niveau des, récepteur', dopaminergiques A côté de l'effet principal
anti-psychotique, les neuroleptiques présentent simultanément des effets antagonistes vis-à-vis de
- l'acétykholme, au niveau des récepteurs muscanmques -» effets de type
atropmique ,
- la noradrenahne, au niveau des récepteurs a -» troubles de la régulation de la
pression artérielle,
- la dopamme, au niveau des récepteurs
dopammergiques de la substance noire -»
troubles extrapyramidaux, de l'area postrema -> action anti-émétique (p 324), de
l'hypophyse — augmentation de la sécrétion de la prolactme (p 240) ,
- l'hittamme —* origine probable de la
sédation
Ces effets complémentaires peuvent également se produire chez des individus
psychiquement sains, leur intensité est
variable d'un produit à l'autre
Indications complémentaires. L'administration de neuroleptiques provoque
de façon aiguë une tedation et une anxw
lyse Ces effets peuvent être utilisés dans
des maladies ayant une forte composante
psychique pour induire un découplage
psychosomatique L'effet distanciant a
également une utilité lors de l'association
d'un neuroleptique (le dropéndol, un dérivé butyrophénone) à un opiolde pour induire une neuroleptanalgesie (p 214) ou
encore pour calmer un panent wexcilé
ou pour le traitement du delmum tremens
(halopéndol) L'administration dans le
cas d'une manie a été signalée précédemment (p 232)
Les neuroleptiques n'ont pas d'action anticonvulsivante A cause de leur
action mhibitnce sur les centres thermorégulateurs, les neuroleptiques peuvent être
utilisés pour refroidir le corps de façon
contrôlée au cours d'une opération (hibernation artificielle, p 200)
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