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Médicaments du psychisme
Benzodiazépines
Les benzodiazépines provoquent un
changement des réactions émotionnelles aux perceptions, en particulier
elles donnent un certain flegme en face
de situations angoissantes : effet anxiolytique. Les benzodiazépines ont des
propriétés calmantes (sédatives), elles
empêchent la tendance aux crampes
(effet anticonvulsivant), et diminuent
le tonus des muscles squelettiques (effet
myotonolytique). Toutes ces actions
reposent sur le fait que les benzodiazépines renforcent l'influence de neurones inhibiteurs dans le cerveau et la
moelle épinière. Ceci est dû à une interaction avec des sites de liaison spécifiques, les récepteurs des benzodiazépines, qui forment une partie des
récepteurs GABA^, canaux ioniques stimulés par un ligand. Le neurotransmetteur inhibiteur GABA (acide •y aminobutyrique) provoque une ouverture de
canaux chlore : la perméabilité au
chlore de la membrane des cellules nerveuses augmente, ce qui atténue l'action
de stimuli dépolarisants. Les benzodiazépines augmentent l'affinité du GABA
pour ses récepteurs si bien que pour une
même concentration de GABA, on aura
une liaison plus élevée au récepteur et
un effet plus fort. L'excitabilité de la
cellule nerveuse est diminuée.
Cette action des benzodiazépines
peut être utilisée sur le plan thérapeutique dans les névroses d'angoisse, les
phobies et les dépressions anxieuses.
Les benzodiazépines ne résolvent cependant aucun problème mais atténuent
les réactions face au problème et allègent la psychothérapie indispensable.
Elles sont indiquées pour diminuer une
stimulation cardiaque liée à l'angoisse
en cas d'infarctus du myocarde, pour
diminuer les troubles du sommeil,
dans la préparation des opérations,
pour le traitement des crampes ou
l'abaissement du tonus des muscles
squelettiques (myotonolyse en cas de
tensions spastiques).
Les synapses GABAergiques sont
présentes uniquement dans le SNC et
les benzodiazépines n'affectent que [p
fonctions contrôlées par les synapse»;
GABAergiques. Les centres qui régn
lent la pression artérielle, la fréquence
cardiaque et la température du corps
n'en font pas partie. La fenêtre thérapeutique, évaluée par l'écart entre la
dose nécessaire pour obtenir les effets
souhaités et la dose toxique (dépression
respiratoire) est pour les benzodiazépines > 100, soit plus de 10 fois supérieure à celle des barbituriques et des
autres sédatifs. Dans le cas d'une intoxication, il y a la possibilité d'utiliser
un antidote (voir ci-dessous).
Sous l'emprise des benzodiazépines, il n'est plus possible de réagir rapidement aux stimuli extérieurs (par ex.
conduite d'un véhicule automobile).
Malgré la bonne tolérance aiguë
des benzodiazépines, il ne faut pas négliger les possibles changements de
personnalité (inertie) et la dépendance
associée à une prise régulière. Cette
dépendance repose vraisemblablement
sur une accoutumance qui se manifeste
à l'arrêt du traitement par des symptômes de manque : angoisse et agitation. Ces symptômes favorisent une
utilisation prolongée de benzodiazépines.
Antagonistes des benzodiazépines. Certaines molécules comme le
fluma-iénil possèdent une affinité pour
les récepteurs des benzodiazépines et
occupent ceux-ci sans modifier la fonction des récepteurs GABA. Le flumazénil pourra être utilisé comme antidote
lors d'une absorption trop importante
de benzodiazépines ou chez des patients sous sédation par des benzodiazépines pour les réveiller après une opération.
Tandis que les benzodiazépines en
tant qu'agonistes des récepteurs des
benzodiazépines augmentent de façon
indirecte la perméabilité au chlore, il
existe des agonistes inverses qui provoquent une diminution de cette perméabilité. Ces substances pour lesquelles on ne connaît aucune indication
thérapeutique provoquent agitation,
excitation, angoisse et crampes.
Médicaments du psychisme
Benzodiazépines
Les benzodiazépines provoquent un
changement des réactions émotionnelles aux perceptions, en particulier
elles donnent un certain flegme en face
de situations angoissantes : effet anxiolytique. Les benzodiazépines ont des
propriétés calmantes (sédatives), elles
empêchent la tendance aux crampes
(effet anticonvulsivant), et diminuent
le tonus des muscles squelettiques (effet
myotonolytique). Toutes ces actions
reposent sur le fait que les benzodiazépines renforcent l'influence de neurones inhibiteurs dans le cerveau et la
moelle épinière. Ceci est dû à une interaction avec des sites de liaison spécifiques, les récepteurs des benzodiazépines, qui forment une partie des
récepteurs GABA^, canaux ioniques stimulés par un ligand. Le neurotransmetteur inhibiteur GABA (acide •y aminobutyrique) provoque une ouverture de
canaux chlore : la perméabilité au
chlore de la membrane des cellules nerveuses augmente, ce qui atténue l'action
de stimuli dépolarisants. Les benzodiazépines augmentent l'affinité du GABA
pour ses récepteurs si bien que pour une
même concentration de GABA, on aura
une liaison plus élevée au récepteur et
un effet plus fort. L'excitabilité de la
cellule nerveuse est diminuée.
Cette action des benzodiazépines
peut être utilisée sur le plan thérapeutique dans les névroses d'angoisse, les
phobies et les dépressions anxieuses.
Les benzodiazépines ne résolvent cependant aucun problème mais atténuent
les réactions face au problème et allègent la psychothérapie indispensable.
Elles sont indiquées pour diminuer une
stimulation cardiaque liée à l'angoisse
en cas d'infarctus du myocarde, pour
diminuer les troubles du sommeil,
dans la préparation des opérations,
pour le traitement des crampes ou
l'abaissement du tonus des muscles
squelettiques (myotonolyse en cas de
tensions spastiques).
Les synapses GABAergiques sont
présentes uniquement dans le SNC et
les benzodiazépines n'affectent que [p
fonctions contrôlées par les synapse»;
GABAergiques. Les centres qui régn
lent la pression artérielle, la fréquence
cardiaque et la température du corps
n'en font pas partie. La fenêtre thérapeutique, évaluée par l'écart entre la
dose nécessaire pour obtenir les effets
souhaités et la dose toxique (dépression
respiratoire) est pour les benzodiazépines > 100, soit plus de 10 fois supérieure à celle des barbituriques et des
autres sédatifs. Dans le cas d'une intoxication, il y a la possibilité d'utiliser
un antidote (voir ci-dessous).
Sous l'emprise des benzodiazépines, il n'est plus possible de réagir rapidement aux stimuli extérieurs (par ex.
conduite d'un véhicule automobile).
Malgré la bonne tolérance aiguë
des benzodiazépines, il ne faut pas négliger les possibles changements de
personnalité (inertie) et la dépendance
associée à une prise régulière. Cette
dépendance repose vraisemblablement
sur une accoutumance qui se manifeste
à l'arrêt du traitement par des symptômes de manque : angoisse et agitation. Ces symptômes favorisent une
utilisation prolongée de benzodiazépines.
Antagonistes des benzodiazépines. Certaines molécules comme le
fluma-iénil possèdent une affinité pour
les récepteurs des benzodiazépines et
occupent ceux-ci sans modifier la fonction des récepteurs GABA. Le flumazénil pourra être utilisé comme antidote
lors d'une absorption trop importante
de benzodiazépines ou chez des patients sous sédation par des benzodiazépines pour les réveiller après une opération.
Tandis que les benzodiazépines en
tant qu'agonistes des récepteurs des
benzodiazépines augmentent de façon
indirecte la perméabilité au chlore, il
existe des agonistes inverses qui provoquent une diminution de cette perméabilité. Ces substances pour lesquelles on ne connaît aucune indication
thérapeutique provoquent agitation,
excitation, angoisse et crampes.
