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Anesthésiques
Anesthésie et anesthésiques
L'anesthésie est une inhibition réversible des fonctions du système nerveux,
provoquée par des moyens médicamenteux, et destinée à pouvoir réaliser une
intervention chirurgicale dans un état inconscient, en l'absence de sensations
douloureuses, sans mouvements de recul
ou sans réflexes végétatifs puissants (par
ex. des réactions circulatoires) (A).
L'intensité de l'anesthésie va dépendre de l'intensité des stimuli douloureux, c'est-à-dire de l'importance de la
stimulation du système nociceptif.
L'anesthésiste va donc adapter l'anesthésie de façon « dynamique » au déroulement de l'intervention.
A l'origine, l'anesthésie était pratiquée avec un seul produit (par exemple
l'éther, première anesthésie ayant pour
but le déroulement d'une intervention
chirurgicale par WGT Morton en 1846 à
Boston). Dans une telle monoanesthésie, la dose nécessaire pour empêcher
les réflexes de retrait était plus élevée
que celle conduisant à la perte de conscience, et à cette concentration se produisait également une inhibition de
fonctions vitales (par ex. régulation cardiovasculaire) (B). Dans les anesthésies
modernes, les buts de l'anesthésie sont
atteints par une combinaison de différents produits (anesthésie combinée).
Ce procédé diminue le risque anesthésique. On a donné en C à titre d'exemple, quelques substances utilisées dans
une anesthésie combinée, simultanément ou l'une après l'autre. Dans une
anesthésie par inhalation, l'ordre dépend
de la propriété particulière souhaitée
(voir ci-dessous). On a déjà décrit en détail à d'autres emplacements des myorelaxants, des analgésiques opioïdes
comme le fentanyï et de l'atropine, un
parasympatholytique agissant sur les
fonctions végétatives.
Nous allons d'abord présenter
quelques procédés particuliers d'anesthésie, avant de décrire finalement les
anesthésiques.
La neuroleptanalgésie peut être
considérée comme une forme particulière d'« anesthésie » combinée ; on
combine un analgésique opioïdg ^
tion brève, tefentunyï avec un neurni'
10 '
tique fortement sédatif et à action i?'
tanciante, le droperidol. Ce procédé
utilisé chez les patients à risques f
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?
âgés ou avec un trouble hépatique)
On désigne sous le terme de nen
roleptanesthésie, l'administration co
binée d'un analgésique à action brè\w
d'un anesthésique injecté, d'un myore'
laxant à courte durée de vie et d'un
faible dose d'un neuroleptique.
Dans une anesthésie régional»
(anesthésie spinale) avec un anesthésique local (p. 202) c'est la nocicepiion
qui sera interrompue ; dans ce procédé il
ne s'agit plus d'une anesthésie (pas de
perte de conscience).
Dans le cas des anesthésiques au
sens strict on peut distinguer selon le
mode d'application, les anesthésiques
inhalés et les anesthésiques injectés.
Les anesthésiques inhalés sont administrés via l'air inspiré et sont (pour
une partie plus ou moins importante)
également éliminés par cette voie. Ils
servent au maintien d'une anesthésie à
un niveau satisfaisant. Ce groupe de substance sera décrit en détail page 216.
Les anesthésiques injectée (p. 218)
servent souvent à l'induction de l'anesthésie. L'injection intraveineuse et l'apparition rapide de l'effet sont nettement
plus agréables pour les patients que l'inhalation d'un gaz anesthésiant. L'effet
des anesthésiques injectés ne dure en général que quelques minutes.
Sous leur action on peut entreprendre des opérations de courte durée,
ou bien on débutera une anesthésie par
inhalation (intubation). On cherchera
alors à réguler le débit de l'anesthésique
inhalé pour pouvoir compenser la diminution de l'effet de l'anesthésique injecté.
Au cours d'anesthésies combinées
de longue durée on utilise en proportions
croissantes des anesthésiques injectés à
la place des inhalations (Anesthésie
Intraveineuse Totale, AIVT).
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