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Opioïdes
peut se comporter comme un agoniste
sur un sous-type donné et comme un
agoniste partiel / antagoniste sur un
autre ou encore comme un pur antagoniste (p. 212). Le danger d'une paralysie des centres respiratoires en cas de
surdosage existe pour tous les analgésiques opioïdes puissants. L'importance d'une possible inhibition du
centre respiratoire est plus faible pour
des substances agissant sur les récepteurs des opioïdes comme des agonistes
partiels / antagonistes (pentazocine,
nalbuphine).
Le blocage de la toux par le biais
de l'inhibition du centre de la toux, peut
être obtenu de façon indépendante des
effets analgésiques ou de l'action sur
le centre respiratoire (antitussifs :
codéine, noscapine).
Les vomissements observés lors
de la première administration des
opioïdes sont la suite d'une stimulation
des chémorécepteurs de l'area postrema
(p. 324). L'effet émétique disparaît au
cours d'un usage régulier, parce que
s'établit alors un blocage direct du
centre du vomissement.
Les opiacés provoquent par une
stimulation de la partie parasympathique des noyaux oculomoteurs (noyau
de Edinger-Westphal) une dilatation
des pupilles (myosis).
Les effets périphériques touchent
la motilité et le tonus des muscles lisses
du tractus digestif, les mouvements pendulaires de l'intestin sont renforcés, les
mouvements vers l'avant sont inhibés.
Le tonus du sphincter anal est fortement augmenté (constipation spastique). L'effet anti-diarrhéique est utilisé sur le plan thérapeutique :
lopéramide (p. 176). La vidange de
l'estomac est ralentie (spasme du pylore), et l'écoulement de la bile et du
suc pancréatique est bloqué, car là aussi
les sphincters sont contractés. Le fonctionnement de la vessie est également
affecté, en particulier la vidange de la
vessie est bloquée par suite de l'augmentation du tonus des muscles du
sphincter.
Utilisation : les opioïdes endogènes (par ex. Met-enkephaline, Leuenkephaline, (î endorphine) ne peuvp
pas être utilisés sur un plan théraoei*
11
tique car, étant des peptides, ils sontd''
gradés trop rapidement, ne passent n~'
à travers la barrière hématoencépha
8
lique et ne peuvent ainsi pas parvenir a
site de leur action après administration
parentérale (A).
La morphine peut être administrée
per os, par voie parentérale ou, au niveau de la moelle épinière, par voie énidurale. L'héroïne et le fentanyï sont tellement lipophiles qu'ils parviennent
très rapidement au SNC. Le fentanyï est
en plus tellement actif, qu'il peut être
utilisé sous forme d'un emplâtre sur la
peau. (A).
Lors d'une utilisation abusive, le
produit (en général l'héroïne = diacétylmorphine) sera injecté (Fix) pour obtenir un afflux aussi rapide que possible
du produit actif dans le ceneau.
Vraisemblablement, l'effet psychique
recherché est dans ce cas particulièrement intense. Dans ces utilisations abusives, des sites d'administration inhabituels ont été et sont utilisés : l'opium
peut être fumé, l'héroïne peut être
prisée (B).
Métabolisme (C) : la morphine,
comme les autres opioïdes comportant
un groupement hydroxyle libre, sera
éliminée par le rein sous forme conjuguée à un glucuronide. Contrairement à
la glucuronidation sur l'hydroxyle 3,
celle sur le groupement OH en 6 ne diminue pas l'affinité de la molécule. La
contribution apportée par le 6 glucuronide à l'effet analgésique est difficile à
évaluer avec précision. L'activité de ce
composé polaire doit en tout cas être
prise en compte lors d'une altération
des fonctions rénales (diminution de la
dose ou allongement des intervalles
entre les doses).
Développement d'une tolérance.
Lors d'une administration répétée
d'opioides il peut apparaître pour les
effets centraux un phénomène d'accoutumance (tolérance accrue) : au cours
d'un traitement, il faudra des doses
croissantes pour parvenir à une même
atténuation de la douleur. Les effets périphériques ne sont pas affectés par ce
Opioïdes
peut se comporter comme un agoniste
sur un sous-type donné et comme un
agoniste partiel / antagoniste sur un
autre ou encore comme un pur antagoniste (p. 212). Le danger d'une paralysie des centres respiratoires en cas de
surdosage existe pour tous les analgésiques opioïdes puissants. L'importance d'une possible inhibition du
centre respiratoire est plus faible pour
des substances agissant sur les récepteurs des opioïdes comme des agonistes
partiels / antagonistes (pentazocine,
nalbuphine).
Le blocage de la toux par le biais
de l'inhibition du centre de la toux, peut
être obtenu de façon indépendante des
effets analgésiques ou de l'action sur
le centre respiratoire (antitussifs :
codéine, noscapine).
Les vomissements observés lors
de la première administration des
opioïdes sont la suite d'une stimulation
des chémorécepteurs de l'area postrema
(p. 324). L'effet émétique disparaît au
cours d'un usage régulier, parce que
s'établit alors un blocage direct du
centre du vomissement.
Les opiacés provoquent par une
stimulation de la partie parasympathique des noyaux oculomoteurs (noyau
de Edinger-Westphal) une dilatation
des pupilles (myosis).
Les effets périphériques touchent
la motilité et le tonus des muscles lisses
du tractus digestif, les mouvements pendulaires de l'intestin sont renforcés, les
mouvements vers l'avant sont inhibés.
Le tonus du sphincter anal est fortement augmenté (constipation spastique). L'effet anti-diarrhéique est utilisé sur le plan thérapeutique :
lopéramide (p. 176). La vidange de
l'estomac est ralentie (spasme du pylore), et l'écoulement de la bile et du
suc pancréatique est bloqué, car là aussi
les sphincters sont contractés. Le fonctionnement de la vessie est également
affecté, en particulier la vidange de la
vessie est bloquée par suite de l'augmentation du tonus des muscles du
sphincter.
Utilisation : les opioïdes endogènes (par ex. Met-enkephaline, Leuenkephaline, (î endorphine) ne peuvp
pas être utilisés sur un plan théraoei*
11
tique car, étant des peptides, ils sontd''
gradés trop rapidement, ne passent n~'
à travers la barrière hématoencépha
8
lique et ne peuvent ainsi pas parvenir a
site de leur action après administration
parentérale (A).
La morphine peut être administrée
per os, par voie parentérale ou, au niveau de la moelle épinière, par voie énidurale. L'héroïne et le fentanyï sont tellement lipophiles qu'ils parviennent
très rapidement au SNC. Le fentanyï est
en plus tellement actif, qu'il peut être
utilisé sous forme d'un emplâtre sur la
peau. (A).
Lors d'une utilisation abusive, le
produit (en général l'héroïne = diacétylmorphine) sera injecté (Fix) pour obtenir un afflux aussi rapide que possible
du produit actif dans le ceneau.
Vraisemblablement, l'effet psychique
recherché est dans ce cas particulièrement intense. Dans ces utilisations abusives, des sites d'administration inhabituels ont été et sont utilisés : l'opium
peut être fumé, l'héroïne peut être
prisée (B).
Métabolisme (C) : la morphine,
comme les autres opioïdes comportant
un groupement hydroxyle libre, sera
éliminée par le rein sous forme conjuguée à un glucuronide. Contrairement à
la glucuronidation sur l'hydroxyle 3,
celle sur le groupement OH en 6 ne diminue pas l'affinité de la molécule. La
contribution apportée par le 6 glucuronide à l'effet analgésique est difficile à
évaluer avec précision. L'activité de ce
composé polaire doit en tout cas être
prise en compte lors d'une altération
des fonctions rénales (diminution de la
dose ou allongement des intervalles
entre les doses).
Développement d'une tolérance.
Lors d'une administration répétée
d'opioides il peut apparaître pour les
effets centraux un phénomène d'accoutumance (tolérance accrue) : au cours
d'un traitement, il faudra des doses
croissantes pour parvenir à une même
atténuation de la douleur. Les effets périphériques ne sont pas affectés par ce
