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Opioïdes
Analgésiques morphiniques :
opioïdes
Origine des opioïdes. La morphine est
un alcaloïde de l'opium (p. 4). L'opium
contient, à côté de la morphine, d'autres
alcaloïdes qui ne sont pas analgésiques
tel par ex. la papavérine une substance
spasmolytique. Tous les dérivés semisynthétiques (ex. hydromorphone) ou
complètement synthétiques (ex. pentacozine, péthydine, L-méthadone, fentanyï) qui possèdent les propriétés
analgésiques de la morphine, seront
baptisés opioïdes. L'effet analgésique
des opioïdes exogènes est lié à leur affinité pour des récepteurs destinés à fixer
les opioïdes endogènes, propres à l'organisme, (enképhaline, (3 endorphine,
dynorphine) (A). Les récepteurs des
opioïdes sont présents à la surface des
cellules nerveuses. Ils sont présents
dans différentes zones du cerveau et
dans la moelle épinière, mais aussi dans
les plexus nerveux du tractus gastro-intestinal et de la vessie, dont ils contrôlent la motilité.
Il existe plusieurs types de récepteurs des opioïdes (|i, K et ô) par l'intermédiaire desquels sont médiés des effets
différents. Tous appartiennent aux récepteurs couplés à une protéine G (p. 66).
Opioïdes endogènes. Ce sont des
peptides dérivés de précurseurs, proenképhaline, proopiomélanocortine et
prodynorphine par protéolyse. Ils
contiennent tous la séquence en acides
aminés des pentapeptides Met et Leuenkephaline (A).
Les effets des opioïdes peuvent
être complètement bloqués par des antagonistes (A), (ex. la naloxone) (exception, la buprénorphine).
Mode d'action des opioïdes. La
majeure partie des cellules nerveuses
réagit aux opioïdes par une hyperpolarisation (augmentation de la perméabilité
au potassium). L'influx de calcium qui
se produit dans la cellule nerveuse au
cours d'une excitation est diminué, réduisant de ce fait la libération de neurotransmetteurs excitateurs et la transmission synaptique (A). Cette inhibition
peut se manifester, selon les territoires
nerveux, aussi bien sur des effets stirnu
lants que sur des effets inhibiteurs (B)
Effet des opioïdes (B). L'effet
analgésique est basé sur des effets au
niveau de la moelle épinière (inhibition
de la conduction douloureuse) et du
cerveau (atténuation de la propagation
des influx, inhibition de la perception
de la douleur). L'attention et la capacité
de concentration sont diminuées.
La direction vers laquelle évolue
l'état d'esprit du patient dépend du résultat final. A côté du soulagement associé à la disparition d'une forte douleur survient, en particulier dans le cas
d'une injection intraveineuse, et également lors de l'arrivée rapide de la molécule, une sensation de bien être et de légèreté (euphorie). Le désir d'atteindre
de nouveau cet état en répétant l'administration d'opioïde, peut devenir trop
fort : développement d'une dépendance. Au moment où l'on désire terminer une administration régulière apparaissent des symptômes de sevrage
physique (entre autres troubles circulatoires) ou psychique (agitation, angoisse, dépression). Les opioïdes remplissent donc les critères d'un produit
générant une toxicomanie : dépendance
psychique et physique ainsi que besoin
d'augmenter la dose. La prescription de
la plupart des opioïdes obéit à des règlements particuliers (tableau des stupéfiants). L'ordonnance précise, entre
autres, les doses maximales (dose individuelle, quantité maximale journalière, quantité maximale prescrite). Les
ordonnances sont rédigées sur des carnets à souches qui doivent être remplis
selon des règles imposées. Des analgésiques opioïdes moins actifs comme la
codéine et le tramadol peuvent être
prescrits de façon normale car le risque
de dépendance est faible.
Les différences entre les opioïdes
en ce qui concerne leur activité et leur
capacité à susciter une dépendance,
peuvent reposer sur des différences
d'affinité et d'activité intrinsèque vis-àvis de chaque sous-type de récepteurs.
Une substance peut ne pas agir de façon
identique comme agoniste ou antagoniste sur les différents sous-types, mais
Opioïdes
Analgésiques morphiniques :
opioïdes
Origine des opioïdes. La morphine est
un alcaloïde de l'opium (p. 4). L'opium
contient, à côté de la morphine, d'autres
alcaloïdes qui ne sont pas analgésiques
tel par ex. la papavérine une substance
spasmolytique. Tous les dérivés semisynthétiques (ex. hydromorphone) ou
complètement synthétiques (ex. pentacozine, péthydine, L-méthadone, fentanyï) qui possèdent les propriétés
analgésiques de la morphine, seront
baptisés opioïdes. L'effet analgésique
des opioïdes exogènes est lié à leur affinité pour des récepteurs destinés à fixer
les opioïdes endogènes, propres à l'organisme, (enképhaline, (3 endorphine,
dynorphine) (A). Les récepteurs des
opioïdes sont présents à la surface des
cellules nerveuses. Ils sont présents
dans différentes zones du cerveau et
dans la moelle épinière, mais aussi dans
les plexus nerveux du tractus gastro-intestinal et de la vessie, dont ils contrôlent la motilité.
Il existe plusieurs types de récepteurs des opioïdes (|i, K et ô) par l'intermédiaire desquels sont médiés des effets
différents. Tous appartiennent aux récepteurs couplés à une protéine G (p. 66).
Opioïdes endogènes. Ce sont des
peptides dérivés de précurseurs, proenképhaline, proopiomélanocortine et
prodynorphine par protéolyse. Ils
contiennent tous la séquence en acides
aminés des pentapeptides Met et Leuenkephaline (A).
Les effets des opioïdes peuvent
être complètement bloqués par des antagonistes (A), (ex. la naloxone) (exception, la buprénorphine).
Mode d'action des opioïdes. La
majeure partie des cellules nerveuses
réagit aux opioïdes par une hyperpolarisation (augmentation de la perméabilité
au potassium). L'influx de calcium qui
se produit dans la cellule nerveuse au
cours d'une excitation est diminué, réduisant de ce fait la libération de neurotransmetteurs excitateurs et la transmission synaptique (A). Cette inhibition
peut se manifester, selon les territoires
nerveux, aussi bien sur des effets stirnu
lants que sur des effets inhibiteurs (B)
Effet des opioïdes (B). L'effet
analgésique est basé sur des effets au
niveau de la moelle épinière (inhibition
de la conduction douloureuse) et du
cerveau (atténuation de la propagation
des influx, inhibition de la perception
de la douleur). L'attention et la capacité
de concentration sont diminuées.
La direction vers laquelle évolue
l'état d'esprit du patient dépend du résultat final. A côté du soulagement associé à la disparition d'une forte douleur survient, en particulier dans le cas
d'une injection intraveineuse, et également lors de l'arrivée rapide de la molécule, une sensation de bien être et de légèreté (euphorie). Le désir d'atteindre
de nouveau cet état en répétant l'administration d'opioïde, peut devenir trop
fort : développement d'une dépendance. Au moment où l'on désire terminer une administration régulière apparaissent des symptômes de sevrage
physique (entre autres troubles circulatoires) ou psychique (agitation, angoisse, dépression). Les opioïdes remplissent donc les critères d'un produit
générant une toxicomanie : dépendance
psychique et physique ainsi que besoin
d'augmenter la dose. La prescription de
la plupart des opioïdes obéit à des règlements particuliers (tableau des stupéfiants). L'ordonnance précise, entre
autres, les doses maximales (dose individuelle, quantité maximale journalière, quantité maximale prescrite). Les
ordonnances sont rédigées sur des carnets à souches qui doivent être remplis
selon des règles imposées. Des analgésiques opioïdes moins actifs comme la
codéine et le tramadol peuvent être
prescrits de façon normale car le risque
de dépendance est faible.
Les différences entre les opioïdes
en ce qui concerne leur activité et leur
capacité à susciter une dépendance,
peuvent reposer sur des différences
d'affinité et d'activité intrinsèque vis-àvis de chaque sous-type de récepteurs.
Une substance peut ne pas agir de façon
identique comme agoniste ou antagoniste sur les différents sous-types, mais
