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Anesthésiques locaux
teur un dérivé de la vasopressine, la
félypressine (l'hyperémie réactionnelle
est plus faible, il n'y a pas d'effet arythmogène mais un risque de rétrécissement des artères coronaires). Les vasoconstricteurs ne doivent pas être utilisés
lors d'une anesthésie locale au niveau
des extrémités (doigts, orteils).
Caractéristiques de la structure
chimique. Les anesthésiques locaux
sont constitués en général d'une aminé
secondaire ou tertiaire, l'azote est associé à une chaîne latérale lipophile, le
plus souvent un noyau aromatique.
L'anesthésique local, selon sa
constante de dissociation (valeur de
pK,) et selon la valeur du pH du milieu,
sera soit sous forme d'une aminé non
chargée, soit sous forme d'un cation
ammonium chargé. La valeur du pK,
d'un anesthésique local classique varie
entre 7,5 et 9. La valeur du pK, indique
la valeur du pH pour laquelle 50 % des
fonctions aminés ont capturé un proton.
Sous forme protonée, la molécule possède aussi bien une extrémité polaire,
hydrophile (azote protoné) qu'une extrémité apolaire lipophile (le cycle) :
elle est amphiphile.
La représentation graphique de la
molécule de procaïne montre que la
charge positive n'est pas située de
façon ponctuelle sur l'azote mais est repartie : la figure montre le potentiel à
la surface de van der Waals. La forme
non protonée (droite) comporte une
charge partielle négative non négligeable dans la région du groupement
ester (bleu) et est par ailleurs neutre
(vert). Sous la forme protonée (à
gauche), la charge positive s'étend à
partir de l'azote en direction du cycle
aromatique (coloration brun-rouge).
Dans les conditions de pH physiologique et selon la valeur du pK, de 5 à
50 % environ de la molécule se trouvent sous forme lipophile non chargée.
Cette propriété est importante, car
l'anesthésique local traverse les barrières lipidiques seulement sous cette
forme (p. 26), tandis qu'il doit prendre
la forme cationique amphiphile pour
exprimer son activité (p. 202).
Les anesthésiques locaux les n]
utilisés sont soit des esters soit d
amides. Des molécules possédant
des chaînes latérales constituées d,,
groupement méthylène comme par pv
la chlorpromazine (p. 234) ou l'irnipra
mine (p. 228) agiront comme des
anesthésiques locaux dans les mode'i
d'application correspondants. Les ânes
thésiques locaux possédant une liaison
ester dans la chaîne latérale seront inactivés par hydrolyse dès leur arrivée
dans le tissu. Ceci est un avantage car le
risque d'une intoxication systémique
par les esters est plus faible, mais c'est
également un inconvénient car cette inactivation rapide signifie une durée
d'action brève.
La procaïne ne peut pas être utilisée comme anesthésique de surface
car la rapidité de son inactivation est
supérieure à la pénétration à travers la
peau ou les muqueuses.
La lidocaïne est dégradée par
désalkylation oxydative sur l'azote, en
premier lieu dans le foie.
Dans le cas de la prilocaïne et de
Varticaïne, cette étape de biotransformation n'est qu'à peine possible à
cause de la susbtitution sur l'atome de
carbone proche de l'azote. L'articaïne
comporte sur le cycle thiophène un
groupement carboxyméthyle qui peut
subir une hydrolyse, donnant naissance
à un groupement polaire -COO. De ce
fait, la nature amphiphile est perdue et
le métabolite formé est inactif.
La benwcaïne (forme éther) est un
membre de la famille des anesthésiques
locaux qui ne possèdent pas d'azote protoné dans la gamme des pH physiologiques. Elle sera essentiellement utilisée
comme anesthésique de contact.
De même seront utilisés comme
anesthésiques de contact le pohdocanol
non chargé ainsi que la tétracaïne, cation amphiphile ou la lidocaïne.
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