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Analgésiques antipyrétiques
Régulation thermique du corps
et antipyrétiques
La température du corps est d'environ 37° chez l'homme et varie à peu
près de 1 °C au cours de la journée. Au
repos, environ 25 % de la production de
chaleur totale sont fournis par l'activité
métabolique du foie, 20 % par celle du
cerveau, 8 % par celle du cœur et 7 %
par celle des reins. La production de
chaleur augmente fortement lors d'un
effort. La contribution absolue de ces
organes à la production de chaleur
varie peu lors d'une période d'activité
de l'organisme si bien que le travail
musculaire, qui au repos produit environ 25 % de la chaleur du corps, peut
fournir Jusqu'à 90 % de cette chaleur
lors d'une activité physique intense.
Les vaisseaux sanguins qui irriguent
la peau traversent la couche isolante
formée par le tissu adipeux et permettent, en fonction du diamètre des vaisseaux et de l'irrigation, de fournir à
l'environnement une quantité de chaleur très variable. L'irrigation de la
peau peut représenter, selon les besoins,
à peine plus de zéro à 30 % du débit
cardiaque. Le transport de chaleur par
le sang, du site de production à l'intérieur du corps vers la surface du corps,
est ainsi une voie commode d'élimination de la chaleur.
À côté de la perte de chaleur par
conduction et rayonnement, il est également possible d'éliminer de la chaleur par une production accrue de
sueur. En effet, la sueur s'évapore et
cette évaporation consomme de la chaleur (chaleur de vaporisation). La
régulation du flux sanguin cutané et de
la production de sueur par le système
nerveux végétatif permet d'ajuster la
valeur effective de la température du
corps au seuil fourni par le centre thermorégulateur (A). Le système sympathique peut, soit réduire la perte de
chaleur par une vasoconstriction, soit,
inversement, l'augmenter par une
sécrétion accrue de sueur. Le tremblement des muscles est un moyen de
l'organisme pour augmenter la production de chaleur.
Si la production de sueur est in
hibée par un empoisonnement par les na.
rasympatholytiques (ex. atropine) ]„
flux sanguin cutané est augmenté, si on
ne peut parvenir par cette voie à une éli.
mination de chaleur suffisante, on aboutit
à une « surchauffe » (hyperthermie)
Le système de régulation de la
température est en particulier stimulé
par une hyperactivité thyroïdienne
En effet l'hypersécrétion d'hormone
thyroïdienne (élévation du métabolisme
basai) aboutit à une production de chaleur accrue qui doit être éliminée pour
garder la température du corps à sa valeur physiologique ; les patients ont une
peau chaude et transpirent.
Le centre thennorégulateur de
l'hypothalamus peut être déconnecté
par des neuroleptiques (p. 234) (Bl)
sans que d'autres centres soient déjà
touchés. De cette façon, il est possible
de refroidir le corps d'un malade sans
qu'une réaction se déclenche (frissons).
Ceci peut être utilisé par exemple en cas
de fièvre intense ou d'une opération du
cœur utilisant une circulation extracorporelle, où la température du sang peut
être diminuée jusqu'à 10 °C.
À doses élevées, l'alcool et les
barbituriques, inhibent aussi le centre
régulateur (Bl) et produisent ainsi un
refroidissement du corps, qui pour des
températures extérieures plus basses
peut conduire à une hypothermie mortelle (mort de froid des ivrognes)
Les pyrogènes (par ex. des produits du métabolisme bactérien) déplacent vers le haut, vraisemblablement
par l'intermédiaire des prostaglandines
(p. 194) la valeur du thermostat dans le
centre régulateur (B2). L'organisme diminue la perte de chaleur par une vasoconstriction des vaisseaux cutanés (sensation de froid) et augmente la
production de chaleur (frissons, tremblements) de façon à adapter la température effective de l'organisme à la valeur de consigne plus élevée (fièvre).
Les antipyrétiques comme le paracétamol, l'acide acétylsalicylique et le
métamizole (p. 196) rétablissent la valeur du thermostat (B2) et entraînent
ainsi une chute de la fièvre.
Analgésiques antipyrétiques
Régulation thermique du corps
et antipyrétiques
La température du corps est d'environ 37° chez l'homme et varie à peu
près de 1 °C au cours de la journée. Au
repos, environ 25 % de la production de
chaleur totale sont fournis par l'activité
métabolique du foie, 20 % par celle du
cerveau, 8 % par celle du cœur et 7 %
par celle des reins. La production de
chaleur augmente fortement lors d'un
effort. La contribution absolue de ces
organes à la production de chaleur
varie peu lors d'une période d'activité
de l'organisme si bien que le travail
musculaire, qui au repos produit environ 25 % de la chaleur du corps, peut
fournir Jusqu'à 90 % de cette chaleur
lors d'une activité physique intense.
Les vaisseaux sanguins qui irriguent
la peau traversent la couche isolante
formée par le tissu adipeux et permettent, en fonction du diamètre des vaisseaux et de l'irrigation, de fournir à
l'environnement une quantité de chaleur très variable. L'irrigation de la
peau peut représenter, selon les besoins,
à peine plus de zéro à 30 % du débit
cardiaque. Le transport de chaleur par
le sang, du site de production à l'intérieur du corps vers la surface du corps,
est ainsi une voie commode d'élimination de la chaleur.
À côté de la perte de chaleur par
conduction et rayonnement, il est également possible d'éliminer de la chaleur par une production accrue de
sueur. En effet, la sueur s'évapore et
cette évaporation consomme de la chaleur (chaleur de vaporisation). La
régulation du flux sanguin cutané et de
la production de sueur par le système
nerveux végétatif permet d'ajuster la
valeur effective de la température du
corps au seuil fourni par le centre thermorégulateur (A). Le système sympathique peut, soit réduire la perte de
chaleur par une vasoconstriction, soit,
inversement, l'augmenter par une
sécrétion accrue de sueur. Le tremblement des muscles est un moyen de
l'organisme pour augmenter la production de chaleur.
Si la production de sueur est in
hibée par un empoisonnement par les na.
rasympatholytiques (ex. atropine) ]„
flux sanguin cutané est augmenté, si on
ne peut parvenir par cette voie à une éli.
mination de chaleur suffisante, on aboutit
à une « surchauffe » (hyperthermie)
Le système de régulation de la
température est en particulier stimulé
par une hyperactivité thyroïdienne
En effet l'hypersécrétion d'hormone
thyroïdienne (élévation du métabolisme
basai) aboutit à une production de chaleur accrue qui doit être éliminée pour
garder la température du corps à sa valeur physiologique ; les patients ont une
peau chaude et transpirent.
Le centre thennorégulateur de
l'hypothalamus peut être déconnecté
par des neuroleptiques (p. 234) (Bl)
sans que d'autres centres soient déjà
touchés. De cette façon, il est possible
de refroidir le corps d'un malade sans
qu'une réaction se déclenche (frissons).
Ceci peut être utilisé par exemple en cas
de fièvre intense ou d'une opération du
cœur utilisant une circulation extracorporelle, où la température du sang peut
être diminuée jusqu'à 10 °C.
À doses élevées, l'alcool et les
barbituriques, inhibent aussi le centre
régulateur (Bl) et produisent ainsi un
refroidissement du corps, qui pour des
températures extérieures plus basses
peut conduire à une hypothermie mortelle (mort de froid des ivrognes)
Les pyrogènes (par ex. des produits du métabolisme bactérien) déplacent vers le haut, vraisemblablement
par l'intermédiaire des prostaglandines
(p. 194) la valeur du thermostat dans le
centre régulateur (B2). L'organisme diminue la perte de chaleur par une vasoconstriction des vaisseaux cutanés (sensation de froid) et augmente la
production de chaleur (frissons, tremblements) de façon à adapter la température effective de l'organisme à la valeur de consigne plus élevée (fièvre).
Les antipyrétiques comme le paracétamol, l'acide acétylsalicylique et le
métamizole (p. 196) rétablissent la valeur du thermostat (B2) et entraînent
ainsi une chute de la fièvre.
