186
Produits agissant sur le système moteur
Antiparkinsoniens
La maladie de Parkinson (paralysie agitante) est associée à une destruction
des neurones dopaminergiques qui
relient la substantiel nigra au corpus
striatum et participent au contrôle des
activités motrices extrapyramidales en
inhibant l'activité des neurones cholinergiques. La maladie repose sur un déficit en dopamine (D) et un excès relatif
en acétylcholine. Les principaux symptômes de la maladie sont : une pauvreté
de mouvement (akinésie) une rigidité
des muscles (rigor) et des tremblements
(tremor).
A l'aide de moyens pharmacologiques, on cherchera à équilibrer et
compenser la carence en D ou à diminuer la prépondérance de l'activité cholinergique.
L-DOPA. Comme il s'agit d'un
déficit en D dans le système nerveux
central, il est nécessaire de remplacer la
D dans ce système. La D, catécholamine
polaire, ne peut cependant pas traverser
la barrière hémato-encéphalique. C'est
pourquoi on utilisera son précuseur la
L-DihydrOxyPhénylAlanine (L-DOPA)
qui, en tant qu'acide aminé, sera transportée de façon active à travers la barrière hémato-encéphalique, et sera ensuite décarboxylée in situ par la
DOPA-décarboxylase pour donner la D.
La L-DOPA apportée est également transformée en D à l'extérieur
du cerveau. Elle n'est cependant pas nécessaire et produira seulement des
effets indésirables (tachycardie, altérations du rythme par suite d'une stimulation des récepteurs (3i [p. 114] et
chute de tension). La formation de D en
périphérie peut être inhibée par l'administration simultanée d'inhibiteurs de la
DOPA-décarboxylase (carbidopa, bensérazide). Ceux-ci ne traversent pas la
barrière hémato-encéphalique et la décarboxylation dans le cerveau demeure
inchangée.
Les effets secondaires d'une élévation cérébrale de la concentration de
D peuvent être : hyperkinésie, vomissements, altérations psychiques.
Agonistes
dopaminergiqugg
Pour compenser le déficit central en do-'
pamine, on peut utiliser des agonistes
dopaminergiques comme la bromocrin.
tine (p. 114), le lisuride et le pergolide
Les effets secondaires de ces agonistes
ne sont pas différents de ceux de la
L-DOPA.
Inhibiteurs de la monoamine
oxydase-B (MAO-B). La monoamine
oxydase existe sous forme de deux
isoenzymes la MAO-A et la MAO-B.
Le foie contient les deux formes, le
corps strié est riche en MAO-B. Cette
isoenzyme peut être bloquée par la
sélégilme ; la dégradation des aminés
biogènes (noradrénaline, adrénaline,
sérotonine) en périphérie ne sera pas
bloquée car la capacité de la MAO-A
demeure.
Anticholinergiques. Les antagonistes des récepteurs muscariniques
de l'acétylcholine ayant une action
centrale (par ex. bematropine, bipéridène, p. 106), permettent de diminuer
l'excès relatif de l'activité cholinergique (en particulier les tremblements). Les effets secondaires
typiques, de type atropinique, limitent
les doses utilisables. Il n'est pas possible d'obtenir une disparition totale
des symptômes.
Amantadine. Au début de la maladie, les symptômes peuvent être atténués avec l'amantadine. Le mécanisme
d'action de l'amantadine est vraisemblablement un blocage du canal ionique
des
récepteurs
glutamatergiques
NMDA, et finalement une diminution
de la libération d'acétylcholine.
L'administration de L-DOPA ou
d'un agoniste dopaminergique constitue le traitement le plus efficace de la
maladie de Parkinson. C'est seulement
' dans les stades précoces de la maladie
et lorsque certains symptômes prédominent que l'amantadine ou les anticholinergiques seront utilisés seuls.
Dans les stades plus tardifs, on devra
combiner plusieurs antiparkinsomens
pour contrôler les symptômes de la
maladie.
Produits agissant sur le système moteur
Antiparkinsoniens
La maladie de Parkinson (paralysie agitante) est associée à une destruction
des neurones dopaminergiques qui
relient la substantiel nigra au corpus
striatum et participent au contrôle des
activités motrices extrapyramidales en
inhibant l'activité des neurones cholinergiques. La maladie repose sur un déficit en dopamine (D) et un excès relatif
en acétylcholine. Les principaux symptômes de la maladie sont : une pauvreté
de mouvement (akinésie) une rigidité
des muscles (rigor) et des tremblements
(tremor).
A l'aide de moyens pharmacologiques, on cherchera à équilibrer et
compenser la carence en D ou à diminuer la prépondérance de l'activité cholinergique.
L-DOPA. Comme il s'agit d'un
déficit en D dans le système nerveux
central, il est nécessaire de remplacer la
D dans ce système. La D, catécholamine
polaire, ne peut cependant pas traverser
la barrière hémato-encéphalique. C'est
pourquoi on utilisera son précuseur la
L-DihydrOxyPhénylAlanine (L-DOPA)
qui, en tant qu'acide aminé, sera transportée de façon active à travers la barrière hémato-encéphalique, et sera ensuite décarboxylée in situ par la
DOPA-décarboxylase pour donner la D.
La L-DOPA apportée est également transformée en D à l'extérieur
du cerveau. Elle n'est cependant pas nécessaire et produira seulement des
effets indésirables (tachycardie, altérations du rythme par suite d'une stimulation des récepteurs (3i [p. 114] et
chute de tension). La formation de D en
périphérie peut être inhibée par l'administration simultanée d'inhibiteurs de la
DOPA-décarboxylase (carbidopa, bensérazide). Ceux-ci ne traversent pas la
barrière hémato-encéphalique et la décarboxylation dans le cerveau demeure
inchangée.
Les effets secondaires d'une élévation cérébrale de la concentration de
D peuvent être : hyperkinésie, vomissements, altérations psychiques.
Agonistes
dopaminergiqugg
Pour compenser le déficit central en do-'
pamine, on peut utiliser des agonistes
dopaminergiques comme la bromocrin.
tine (p. 114), le lisuride et le pergolide
Les effets secondaires de ces agonistes
ne sont pas différents de ceux de la
L-DOPA.
Inhibiteurs de la monoamine
oxydase-B (MAO-B). La monoamine
oxydase existe sous forme de deux
isoenzymes la MAO-A et la MAO-B.
Le foie contient les deux formes, le
corps strié est riche en MAO-B. Cette
isoenzyme peut être bloquée par la
sélégilme ; la dégradation des aminés
biogènes (noradrénaline, adrénaline,
sérotonine) en périphérie ne sera pas
bloquée car la capacité de la MAO-A
demeure.
Anticholinergiques. Les antagonistes des récepteurs muscariniques
de l'acétylcholine ayant une action
centrale (par ex. bematropine, bipéridène, p. 106), permettent de diminuer
l'excès relatif de l'activité cholinergique (en particulier les tremblements). Les effets secondaires
typiques, de type atropinique, limitent
les doses utilisables. Il n'est pas possible d'obtenir une disparition totale
des symptômes.
Amantadine. Au début de la maladie, les symptômes peuvent être atténués avec l'amantadine. Le mécanisme
d'action de l'amantadine est vraisemblablement un blocage du canal ionique
des
récepteurs
glutamatergiques
NMDA, et finalement une diminution
de la libération d'acétylcholine.
L'administration de L-DOPA ou
d'un agoniste dopaminergique constitue le traitement le plus efficace de la
maladie de Parkinson. C'est seulement
' dans les stades précoces de la maladie
et lorsque certains symptômes prédominent que l'amantadine ou les anticholinergiques seront utilisés seuls.
Dans les stades plus tardifs, on devra
combiner plusieurs antiparkinsomens
pour contrôler les symptômes de la
maladie.
