182
Produits agissant sur le système moteur
Myorelaxants
Les myorelaxants entraînent un blocage
des muscles squelettiques en position
relâchée. Ils se lient aux récepteurs de
l'acétylcholine de la plaque motrice et
bloquent la transmission neuromusculaire (p. 180). Selon que la liaison aux
récepteurs de l'acétylcholine est associée à un blocage ou une stimulation de
la plaque motrice, on distinguera les
myorelaxants non dépolarisants et les
myorelaxants dépolarisants (p. 184).
Associés à un anesthésique, les myorelaxants empêchent qu'une intervention
chirurgicale ne soit perturbée par Fes
contractions musculaires du patient
(P.214).
Myorelaxants non dépolarisants
Curare est le nom du poison végétal des
flèches des indiens d'Amérique du Sud.
Un être vivant qui est touché par une
flèche enduite de curare subit sous
l'effet du poison qui se répand rapidement dans son organisme une paralysie
des muscles squelettiques et meurt car
ses muscles respiratoires se bloquent
(paralysie respiratoire périphérique).
L'animal abattu peut être consommé
sans danger car le poison n'est pratiquement pas absorbé au niveau du
tractus intestinal. Le principe actif du
curare sur le plan médicinal est la d-tubocurarine. Elle possède un ammonium quaternaire et à l'extrémité opposée un atome d'azote protoné à pH
physiologique. Tous les autres myorelaxants possèdent également deux
atomes d'azote chargés positivement.
La présence d'une charge positive permanente sur l'ammonium quaternaire
explique sa très mauvaise absorption
intestinale. La d-tubocurarine sera utilisée en injection i.v. (dose usuelle : environ 10 mg). Elle se fixe aux récepteurs nicotiniques de la plaque motrice
sans les stimuler et agit comme un antagoniste compétitifàe l'ACh ; elle empêche la liaison de l'ACh libérée et par
là même la transmission neuromusculaire. La relaxation musculaire se produit dans un intervalle de 4 min. La
d-tubocurarine ne pénètre pas dans le
SNC. Le patient serait alors témoin en
pleine conscience de la paralysie de sa
musculature et de son incapacité à respirer, sans pouvoir s'exprimer d'une
façon quelconque. C'est pour cette
raison qu'il est nécessaire, avant d'administrer un myorelaxant, de donner
une substance provoquant la perte de
conscience (narcotique). L'action d'une
dose dure environ 30 minutes.
Cette durée d'action peut être raccourcie par la prise d'un inhibiteur de
l'acétylcholinestérase par ex. la néostigmine (p. 102). Compte tenu de l'inhibition de la dégradation de l'ACh libérée, sa concentration augmente dans
la plaque motrice, l'ACh déplace de
façon compétitive la d-tubocurarine des
récepteurs et permet au muscle de se
contracter à nouveau.
Les effets secondaires de la d-tubocurarine peuvent être une libération
non allergique d'histamine par les mastocytes avec bronchospasme, urticaire
et hypertension. On attribue cependant
le plus souvent la chute de tension à un
blocage des ganglions.
Le pancuronium est un composé
de synthèse, souvent utilisé aujourd'hui, ne jouant aucun rôle sur la libération d'histamine ou le blocage des ganglions. Le pancuronium est environ
5 fois plus actif que la d-tubocurarine,
l'effet dure plus longtemps. On observe
une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle liées
au blocage des récepteurs muscariniques de l'ACh au niveau cardiaque.
Il existe d'autres myorelaxants
non dépolarisants, ce sont : les dérivés
du pancuronium, vecuronium, rocuronium et pipecuronium ainsi que l'aicuronium qui dérive d'un alcaloïde, la
toxiférine. L'atracurium possède la
particularité d'être dégradé spontanément, sans participation d'enzymes. La
disparition de son action est donc indépendante des fonctions des organes
d'élimination.
Produits agissant sur le système moteur
Myorelaxants
Les myorelaxants entraînent un blocage
des muscles squelettiques en position
relâchée. Ils se lient aux récepteurs de
l'acétylcholine de la plaque motrice et
bloquent la transmission neuromusculaire (p. 180). Selon que la liaison aux
récepteurs de l'acétylcholine est associée à un blocage ou une stimulation de
la plaque motrice, on distinguera les
myorelaxants non dépolarisants et les
myorelaxants dépolarisants (p. 184).
Associés à un anesthésique, les myorelaxants empêchent qu'une intervention
chirurgicale ne soit perturbée par Fes
contractions musculaires du patient
(P.214).
Myorelaxants non dépolarisants
Curare est le nom du poison végétal des
flèches des indiens d'Amérique du Sud.
Un être vivant qui est touché par une
flèche enduite de curare subit sous
l'effet du poison qui se répand rapidement dans son organisme une paralysie
des muscles squelettiques et meurt car
ses muscles respiratoires se bloquent
(paralysie respiratoire périphérique).
L'animal abattu peut être consommé
sans danger car le poison n'est pratiquement pas absorbé au niveau du
tractus intestinal. Le principe actif du
curare sur le plan médicinal est la d-tubocurarine. Elle possède un ammonium quaternaire et à l'extrémité opposée un atome d'azote protoné à pH
physiologique. Tous les autres myorelaxants possèdent également deux
atomes d'azote chargés positivement.
La présence d'une charge positive permanente sur l'ammonium quaternaire
explique sa très mauvaise absorption
intestinale. La d-tubocurarine sera utilisée en injection i.v. (dose usuelle : environ 10 mg). Elle se fixe aux récepteurs nicotiniques de la plaque motrice
sans les stimuler et agit comme un antagoniste compétitifàe l'ACh ; elle empêche la liaison de l'ACh libérée et par
là même la transmission neuromusculaire. La relaxation musculaire se produit dans un intervalle de 4 min. La
d-tubocurarine ne pénètre pas dans le
SNC. Le patient serait alors témoin en
pleine conscience de la paralysie de sa
musculature et de son incapacité à respirer, sans pouvoir s'exprimer d'une
façon quelconque. C'est pour cette
raison qu'il est nécessaire, avant d'administrer un myorelaxant, de donner
une substance provoquant la perte de
conscience (narcotique). L'action d'une
dose dure environ 30 minutes.
Cette durée d'action peut être raccourcie par la prise d'un inhibiteur de
l'acétylcholinestérase par ex. la néostigmine (p. 102). Compte tenu de l'inhibition de la dégradation de l'ACh libérée, sa concentration augmente dans
la plaque motrice, l'ACh déplace de
façon compétitive la d-tubocurarine des
récepteurs et permet au muscle de se
contracter à nouveau.
Les effets secondaires de la d-tubocurarine peuvent être une libération
non allergique d'histamine par les mastocytes avec bronchospasme, urticaire
et hypertension. On attribue cependant
le plus souvent la chute de tension à un
blocage des ganglions.
Le pancuronium est un composé
de synthèse, souvent utilisé aujourd'hui, ne jouant aucun rôle sur la libération d'histamine ou le blocage des ganglions. Le pancuronium est environ
5 fois plus actif que la d-tubocurarine,
l'effet dure plus longtemps. On observe
une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle liées
au blocage des récepteurs muscariniques de l'ACh au niveau cardiaque.
Il existe d'autres myorelaxants
non dépolarisants, ce sont : les dérivés
du pancuronium, vecuronium, rocuronium et pipecuronium ainsi que l'aicuronium qui dérive d'un alcaloïde, la
toxiférine. L'atracurium possède la
particularité d'être dégradé spontanément, sans participation d'enzymes. La
disparition de son action est donc indépendante des fonctions des organes
d'élimination.
