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Produits agissant sur le système moteur
Substances actives sur le système
moteur
La plus petite unité fonctionnelle d'un
muscle squelettique est la fibre musculaire striée. La contraction est déclenchée par une « impulsion » émanant de
leurs nerfs moteurs. Conformément au
déroulement prévu des mouvements, le
cerveau envoie d'abord une impulsion
dans la moelle épinière. Cet influx aboutit
à un motoneurone dans la corne antérieure de la moelle. Les prolongements de
ce neurone sous forme d'un faisceau de
fibres motrices parviennent aux cellules
musculaires. Les mouvements réflexes
élémentaires à des excitations sensitives
qui parviennent à la moelle épinière par la
racine postérieure, se produisent sans intervention du cerveau. Pour éviter une stimulation trop forte des nerfs moteurs ou
une contraction prolongée des muscles en
cas d'excitation persistante d'une terminaison sensitive, sont intercalées dans les
circuits nerveux à travers lesquels l'influx
se propage jusqu'à la moelle épinière des
cellules inhibitrices (encore appelées intemeurones inhibiteurs).
La transmission neuromusculaire
(B) de la stimulation du nerf moteur à la
fibre musculaire se produit au niveau de la
plaque motrice. L'influx nerveux libère
de l'acétylcholine (ACh) au niveau de la
terminaison ; celle-ci se fixe aux récepteurs nicotiniques de la plaque motrice.
La stimulation des récepteurs provoque la
dépolarisation de la plaque motrice et déclenche dans le sarcolemme environnant
l'apparition d'un potentiel d'action qui se
propage. Le potentiel d'action entraîne
dans les fibres musculaires la libération
de Ça
1 * à partir de sites de stockage situés
dans le réticulum sarcoplasmique. L'augmentation de la concentration de Ca^ entraîne la contraction des myofilaments
(couplage électro-mécanique). Pendant ce
temps, l'ACh est dégradée par l'acétylcholinestérase (p. 100), l'excitation de la
plaque motrice disparaît. En conséquence, aucun potentiel d'action ne se déclenche et le calcium est pompé de nouveau dans le réticulum ce qui entraîne une
relaxation des myofilaments.
Les molécules importantes sur le
plan clinique agissent toutes (à l'exception du dantrolène) sur le contrôle n
veux des cellules musculaires (\ n
p. 182 et suivantes).
' '
Myotonolytiques (A), ils ^
nuent le tonus musculaire en renforçant
l'action des interneurones inhibiteur
dans la moelle. Les myotonolytiques son^
utilisés pour le traitement de conti iietioi»
musculaires douloureuses par exeninlp
associées à des maladies spinales. Le<
benwdiaiépines augmentent l'activité du
neurotransmetteur inhibiteur, le GABA
au niveau des récepteurs GABA
(p. 224). Le baclofène stimule les récep*
leurs GABAg.
Les poisons contracturants. La
toxine tétanique (cause du tétanos) et la
strychnine inhibent l'activité des interneurones inhibiteurs, qui utilisent un
acide aminé, la glycine, comme neurotransmetteur (A). La conséquence d'une
propagation non contrôlée des influx nerveux jusqu'à la moelle épinière est l'apparition de crampes. La contracture des
muscles respiratoires constitue un danger
mortel.
Toxine botulinique. C'est le plus
puissant poison connu, extrait de
Clostridium botulinum. La dose nécessaire pour tuer un adulte est de
0,000003 mg. Elle inhibe la libéidtion
d'acétylcholine par les terminaisons nerveuses motrices (mais aussi parasympathiques). La mort est due à une paralysie
des muscles respiratoires.
La toxine botulinique peut être utilisée localement, à très faible dose. par
exemple dans le cas de crampes des paupières (blépharospasme).
Une augmentation pathologique de
la concentration des ions Mg provoque
également une inhibition de la transmission neuromusculaire.
Le dantrolène agit dans les cellules
musculaires au niveau du couplage électromécanique, en inhibitant la libération
de calcium du réticulum. Il est employé
aussi bien dans les cas douloureux de
spasticité chez des patients atteints de lésions spinales, que dans des maladies
musculaires associées à une libération
exagérée de calcium (hyperthermie maligne).
Produits agissant sur le système moteur
Substances actives sur le système
moteur
La plus petite unité fonctionnelle d'un
muscle squelettique est la fibre musculaire striée. La contraction est déclenchée par une « impulsion » émanant de
leurs nerfs moteurs. Conformément au
déroulement prévu des mouvements, le
cerveau envoie d'abord une impulsion
dans la moelle épinière. Cet influx aboutit
à un motoneurone dans la corne antérieure de la moelle. Les prolongements de
ce neurone sous forme d'un faisceau de
fibres motrices parviennent aux cellules
musculaires. Les mouvements réflexes
élémentaires à des excitations sensitives
qui parviennent à la moelle épinière par la
racine postérieure, se produisent sans intervention du cerveau. Pour éviter une stimulation trop forte des nerfs moteurs ou
une contraction prolongée des muscles en
cas d'excitation persistante d'une terminaison sensitive, sont intercalées dans les
circuits nerveux à travers lesquels l'influx
se propage jusqu'à la moelle épinière des
cellules inhibitrices (encore appelées intemeurones inhibiteurs).
La transmission neuromusculaire
(B) de la stimulation du nerf moteur à la
fibre musculaire se produit au niveau de la
plaque motrice. L'influx nerveux libère
de l'acétylcholine (ACh) au niveau de la
terminaison ; celle-ci se fixe aux récepteurs nicotiniques de la plaque motrice.
La stimulation des récepteurs provoque la
dépolarisation de la plaque motrice et déclenche dans le sarcolemme environnant
l'apparition d'un potentiel d'action qui se
propage. Le potentiel d'action entraîne
dans les fibres musculaires la libération
de Ça
1 * à partir de sites de stockage situés
dans le réticulum sarcoplasmique. L'augmentation de la concentration de Ca^ entraîne la contraction des myofilaments
(couplage électro-mécanique). Pendant ce
temps, l'ACh est dégradée par l'acétylcholinestérase (p. 100), l'excitation de la
plaque motrice disparaît. En conséquence, aucun potentiel d'action ne se déclenche et le calcium est pompé de nouveau dans le réticulum ce qui entraîne une
relaxation des myofilaments.
Les molécules importantes sur le
plan clinique agissent toutes (à l'exception du dantrolène) sur le contrôle n
veux des cellules musculaires (\ n
p. 182 et suivantes).
' '
Myotonolytiques (A), ils ^
nuent le tonus musculaire en renforçant
l'action des interneurones inhibiteur
dans la moelle. Les myotonolytiques son^
utilisés pour le traitement de conti iietioi»
musculaires douloureuses par exeninlp
associées à des maladies spinales. Le<
benwdiaiépines augmentent l'activité du
neurotransmetteur inhibiteur, le GABA
au niveau des récepteurs GABA
(p. 224). Le baclofène stimule les récep*
leurs GABAg.
Les poisons contracturants. La
toxine tétanique (cause du tétanos) et la
strychnine inhibent l'activité des interneurones inhibiteurs, qui utilisent un
acide aminé, la glycine, comme neurotransmetteur (A). La conséquence d'une
propagation non contrôlée des influx nerveux jusqu'à la moelle épinière est l'apparition de crampes. La contracture des
muscles respiratoires constitue un danger
mortel.
Toxine botulinique. C'est le plus
puissant poison connu, extrait de
Clostridium botulinum. La dose nécessaire pour tuer un adulte est de
0,000003 mg. Elle inhibe la libéidtion
d'acétylcholine par les terminaisons nerveuses motrices (mais aussi parasympathiques). La mort est due à une paralysie
des muscles respiratoires.
La toxine botulinique peut être utilisée localement, à très faible dose. par
exemple dans le cas de crampes des paupières (blépharospasme).
Une augmentation pathologique de
la concentration des ions Mg provoque
également une inhibition de la transmission neuromusculaire.
Le dantrolène agit dans les cellules
musculaires au niveau du couplage électromécanique, en inhibitant la libération
de calcium du réticulum. Il est employé
aussi bien dans les cas douloureux de
spasticité chez des patients atteints de lésions spinales, que dans des maladies
musculaires associées à une libération
exagérée de calcium (hyperthermie maligne).
