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Anti-diarrhéiques
Traitement d'une diarrhée
Origines d'une diarrhée (en rouge) : de
nombreuses bactéries (par ex. celle responsable du choléra) sécrètent des
toxines qui inhibent la capacité des cellules de l'épithélium à absorber l'eau et
le NaCl, et qui augmentent les sécrétions de liquide par la muqueuse. Les
bactéries ou les virus pénétrant dans la
paroi intestinale déclenchent une inflammation associée à une augmentation de la sécrétion de fluide dans la
lumière intestinale. La musculature de
l'intestin réagit en augmentant le péristaltisme.
Les buts du traitement avec des
anti-diarrhéiques sont les suivants :
1. empêcher une perte d'eau et d'électrolytes par l'organisme ; 2. interrompre les selles fréquentes qui ne sont
pas dangereuses mais gênantes. Les différentes possibilités thérapeutiques
utilisées (en vert) répondent plus ou
moins bien à ces buts.
Les adsorbants sont des matières
non absorbées avec une surface considérable. Les différentes molécules et
entre autres les toxines se fixent sur
cette surface et sont donc inactivées et
finalement éliminées. Le charbon médicinal est un charbon de bois ayant
conservé la structure cellulaire et qui
présente une surface particulièrement
importante. La dose utilisée pour un
traitement efficace des diarrhées est de
4 à 8 g. Un autre adsorbant est le kaolin,
un silicate d'aluminium hydraté.
Solutions orales de réhydratation (pour 1 1 d'eau bouillie, 3,5 g de
NaCl, 20 g de glucose, 2,5 g de
NaHCOs, 1,5 g de KC1). Les solutions
contenant du glucose et des électrolytes
constituent un apport de fluide qui peut
être absorbé après administration orale,
car les toxines n'altèrent pas le transport simultané de glucose et de Na
4 ' au
niveau de la muqueuse intestinale (ni
celui de l'eau). De cette façon, les selles
fréquentes ne sont certes pas empêchées, mais on remédie avec succès à la
perte d'électrolytes.
Opioïdes. La stimulation des récepteurs opiacés des plexus nerveux de
la paroi intestinale inhibe les mouv
ments propulsants le contenu ve?
l'avant et augmente les mouvement
5
pendulaires. Cet effet anti-diarrhéioi
s
était autrefois obtenu par administratin
6
de teinture ^d'opium, contenant de I
11
morphine. À cause des effets centrau»
(sédation, dépression respiratoire
risque de toxicomanie), on utilise es'
sentiellement des dérivés ayant une action périphérique. Tandis que le diphénoxylate peut encore provoquer dgi
actions centrales marquées, le lupéramide à dose normale ne touche pas les
fonctions cérébrales. Le lopéramide est
donc l'opioïde anti-diarrhéique dp
choix. En raison du temps de contact
plus élevé du contenu intestinal avec la
muqueuse, l'absorption de ^fluide peut
également être améliorée. À dose trop
élevée existe le risque d'une occlusion
intestinale. Traitement contre-indiqué
chez les enfants de moins de 2 ans.
Substances
antibactériennes.
C'est seulement lorsque les bactéries
constituent la cause manifeste de la
diarrhée que l'administration de ces
substances (p. 270, cotrimoxazole) a un
sens. C'est rarement le cas. Il faut se
souvenir que les antibiotiques altèrent
également la flore intestinale de l'organisme, ce qui peut entraîner une diarrhée.
Substances astringentes, par
exemple les tannins (dans les remèdes
de bonne femme, le thé fort) ou les sels
métalliques. Ils précipitent les protéines
de surface et peuvent ainsi provoquer
une « imperméabilité » relative de la
muqueuse. La dénaturation des protéines ne doit pas toucher les protéines
cellulaires, sinon on aboutirait à la destruction des cellules. Les astringents
peuvent provoquer une constipation
(voir sels d'aluminium, p. 164). mais
leur effet dans le traitement des diarrhées est douteux.
Mucilages, par ex. la pectine (la
pomme râpée dans les recettes de bonne
femme). Ce sont des polysacchandes
qui gonflent en présence d'eau. Ils solidifient ainsi le contenu intestinal mais
ne possèdent aucun autre effet fav°rable manifeste.
Anti-diarrhéiques
Traitement d'une diarrhée
Origines d'une diarrhée (en rouge) : de
nombreuses bactéries (par ex. celle responsable du choléra) sécrètent des
toxines qui inhibent la capacité des cellules de l'épithélium à absorber l'eau et
le NaCl, et qui augmentent les sécrétions de liquide par la muqueuse. Les
bactéries ou les virus pénétrant dans la
paroi intestinale déclenchent une inflammation associée à une augmentation de la sécrétion de fluide dans la
lumière intestinale. La musculature de
l'intestin réagit en augmentant le péristaltisme.
Les buts du traitement avec des
anti-diarrhéiques sont les suivants :
1. empêcher une perte d'eau et d'électrolytes par l'organisme ; 2. interrompre les selles fréquentes qui ne sont
pas dangereuses mais gênantes. Les différentes possibilités thérapeutiques
utilisées (en vert) répondent plus ou
moins bien à ces buts.
Les adsorbants sont des matières
non absorbées avec une surface considérable. Les différentes molécules et
entre autres les toxines se fixent sur
cette surface et sont donc inactivées et
finalement éliminées. Le charbon médicinal est un charbon de bois ayant
conservé la structure cellulaire et qui
présente une surface particulièrement
importante. La dose utilisée pour un
traitement efficace des diarrhées est de
4 à 8 g. Un autre adsorbant est le kaolin,
un silicate d'aluminium hydraté.
Solutions orales de réhydratation (pour 1 1 d'eau bouillie, 3,5 g de
NaCl, 20 g de glucose, 2,5 g de
NaHCOs, 1,5 g de KC1). Les solutions
contenant du glucose et des électrolytes
constituent un apport de fluide qui peut
être absorbé après administration orale,
car les toxines n'altèrent pas le transport simultané de glucose et de Na
4 ' au
niveau de la muqueuse intestinale (ni
celui de l'eau). De cette façon, les selles
fréquentes ne sont certes pas empêchées, mais on remédie avec succès à la
perte d'électrolytes.
Opioïdes. La stimulation des récepteurs opiacés des plexus nerveux de
la paroi intestinale inhibe les mouv
ments propulsants le contenu ve?
l'avant et augmente les mouvement
5
pendulaires. Cet effet anti-diarrhéioi
s
était autrefois obtenu par administratin
6
de teinture ^d'opium, contenant de I
11
morphine. À cause des effets centrau»
(sédation, dépression respiratoire
risque de toxicomanie), on utilise es'
sentiellement des dérivés ayant une action périphérique. Tandis que le diphénoxylate peut encore provoquer dgi
actions centrales marquées, le lupéramide à dose normale ne touche pas les
fonctions cérébrales. Le lopéramide est
donc l'opioïde anti-diarrhéique dp
choix. En raison du temps de contact
plus élevé du contenu intestinal avec la
muqueuse, l'absorption de ^fluide peut
également être améliorée. À dose trop
élevée existe le risque d'une occlusion
intestinale. Traitement contre-indiqué
chez les enfants de moins de 2 ans.
Substances
antibactériennes.
C'est seulement lorsque les bactéries
constituent la cause manifeste de la
diarrhée que l'administration de ces
substances (p. 270, cotrimoxazole) a un
sens. C'est rarement le cas. Il faut se
souvenir que les antibiotiques altèrent
également la flore intestinale de l'organisme, ce qui peut entraîner une diarrhée.
Substances astringentes, par
exemple les tannins (dans les remèdes
de bonne femme, le thé fort) ou les sels
métalliques. Ils précipitent les protéines
de surface et peuvent ainsi provoquer
une « imperméabilité » relative de la
muqueuse. La dénaturation des protéines ne doit pas toucher les protéines
cellulaires, sinon on aboutirait à la destruction des cellules. Les astringents
peuvent provoquer une constipation
(voir sels d'aluminium, p. 164). mais
leur effet dans le traitement des diarrhées est douteux.
Mucilages, par ex. la pectine (la
pomme râpée dans les recettes de bonne
femme). Ce sont des polysacchandes
qui gonflent en présence d'eau. Ils solidifient ainsi le contenu intestinal mais
ne possèdent aucun autre effet fav°rable manifeste.
