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Origine d'un médicament
Développement d'un médicament
Le développement débute par la synthèse de nouvelles structures chimiques. Les substances aux structures
plus complexes peuvent être extraites
•de plantes (glycosides cardiaques), de
tissus animaux (héparine), de cultures
de micro-organismes (pénicilline) ou de
cellules humaines (urokinase) ou encore obtenues par recombinaison génétique (insuline humaine). Par ailleurs, il
est d'autant plus facile de trouver une
molécule nouvelle que l'on connaît la
relation entre structure et activité.
L'investigation préclinique fournit des informations sur les propriétés
des nouvelles substances. Le premier
tri peut être effectué à l'aide d'études
pharmacologiques et biochimiques (par
exemple des études de liaison aux récepteurs, p. 56) ou encore d'expériences réalisées sur des cellules en culture, des tissus ou des organes isolés.
Comme ces modèles ne peuvent jamais
reproduire les événements complexes
qui se déroulent dans un organisme vivant, les médicaments potentiels devront être testés chez l'animal. L'étude
chez l'animal indique d'abord si l'effet
recherché a bien lieu et s'il existe des
effets toxiques. Les études de toxicité
permettent de mettre en évidence la
toxicité aiguë ou à long terme, les effets
mutagènes, cancérigènes et les éventuelles anomalies du développement
(effet tératogène). Il faut aussi tester
chez l'animal les voies d'administration, la distribution et l'élimination des
diverses molécules (pharmacocinétique).
Déjà pendant cette étude preclinique, on se rend compte que seule une
faible proportion des molécules pourra
être testée chez l'homme. Les techniques galéniques permettent ensuite de
préparer les formes d'administration de
la substance.
L'étude clinique débute par la
phase 1 où l'on détermine chez des volontaires sains si les propriétés observées chez l'animal se manifestent également chez l'homme, et où l'on établit
la relation entre l'effet et les doses. Au
cours de la phase 2, le médicament
éventuel est, pour la première fois, testé
contre la maladie pour laquelle il est
prévu chez un groupe de patients sélectionnés. Si la substance montre une efficacité réelle et peu d'effets secondaires,
on passe alors aux études de phase 3 :
l'action thérapeutique de la nouvelle
substance est comparée chez un groupe
de patients plus important, à celle du
médicament de référence.
Durant ces études cliniques, la
majorité des molécules testées s'avère
inutilisable. Sur 10 000 molécules synthétisées, seule une aboutira à un médicament.
La décision de mise sur le
marché est prise après une demande
officielle du laboratoire, par un organisme public (en Allemagne, la commission pour la santé). Le demandeur
doit justifier, à l'aide de ses résultats
expérimentaux, que les critères d'efficacité et d'innocuité sont remplis et que
les formes galéniques répondent aux
normes de qualité.
Après mise sur le marché, la nouvelle substance reçoit un nom commercial (p. 327) et il reste aux médecins à la
prescrire et aux pharmaciens à la délivrer à leurs malades. Durant l'ensemble
de la vie du médicament, on continuera
à examiner s'il fait ses preuves (phase 4
de l'étude clinique). L'expérience de
plusieurs années de prescription permet
d'abord d'évaluer les indications et les
risques et ensuite de définir la valeur
thérapeutique du nouveau médicament.
Origine d'un médicament
Développement d'un médicament
Le développement débute par la synthèse de nouvelles structures chimiques. Les substances aux structures
plus complexes peuvent être extraites
•de plantes (glycosides cardiaques), de
tissus animaux (héparine), de cultures
de micro-organismes (pénicilline) ou de
cellules humaines (urokinase) ou encore obtenues par recombinaison génétique (insuline humaine). Par ailleurs, il
est d'autant plus facile de trouver une
molécule nouvelle que l'on connaît la
relation entre structure et activité.
L'investigation préclinique fournit des informations sur les propriétés
des nouvelles substances. Le premier
tri peut être effectué à l'aide d'études
pharmacologiques et biochimiques (par
exemple des études de liaison aux récepteurs, p. 56) ou encore d'expériences réalisées sur des cellules en culture, des tissus ou des organes isolés.
Comme ces modèles ne peuvent jamais
reproduire les événements complexes
qui se déroulent dans un organisme vivant, les médicaments potentiels devront être testés chez l'animal. L'étude
chez l'animal indique d'abord si l'effet
recherché a bien lieu et s'il existe des
effets toxiques. Les études de toxicité
permettent de mettre en évidence la
toxicité aiguë ou à long terme, les effets
mutagènes, cancérigènes et les éventuelles anomalies du développement
(effet tératogène). Il faut aussi tester
chez l'animal les voies d'administration, la distribution et l'élimination des
diverses molécules (pharmacocinétique).
Déjà pendant cette étude preclinique, on se rend compte que seule une
faible proportion des molécules pourra
être testée chez l'homme. Les techniques galéniques permettent ensuite de
préparer les formes d'administration de
la substance.
L'étude clinique débute par la
phase 1 où l'on détermine chez des volontaires sains si les propriétés observées chez l'animal se manifestent également chez l'homme, et où l'on établit
la relation entre l'effet et les doses. Au
cours de la phase 2, le médicament
éventuel est, pour la première fois, testé
contre la maladie pour laquelle il est
prévu chez un groupe de patients sélectionnés. Si la substance montre une efficacité réelle et peu d'effets secondaires,
on passe alors aux études de phase 3 :
l'action thérapeutique de la nouvelle
substance est comparée chez un groupe
de patients plus important, à celle du
médicament de référence.
Durant ces études cliniques, la
majorité des molécules testées s'avère
inutilisable. Sur 10 000 molécules synthétisées, seule une aboutira à un médicament.
La décision de mise sur le
marché est prise après une demande
officielle du laboratoire, par un organisme public (en Allemagne, la commission pour la santé). Le demandeur
doit justifier, à l'aide de ses résultats
expérimentaux, que les critères d'efficacité et d'innocuité sont remplis et que
les formes galéniques répondent aux
normes de qualité.
Après mise sur le marché, la nouvelle substance reçoit un nom commercial (p. 327) et il reste aux médecins à la
prescrire et aux pharmaciens à la délivrer à leurs malades. Durant l'ensemble
de la vie du médicament, on continuera
à examiner s'il fait ses preuves (phase 4
de l'étude clinique). L'expérience de
plusieurs années de prescription permet
d'abord d'évaluer les indications et les
risques et ensuite de définir la valeur
thérapeutique du nouveau médicament.
