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Diurétiques
Diurétiques antikaliurétiques (A)
Ces substances agissent à la partie terminale du tubule distal ou à la partie proximale du tube collecteur, où Na* est réabsorbé et échangé contre K^ ou ïî
+ .
L'activité diurétique est relativement
faible. Au contraire des diurétiques de
type sulfonamide (p. 160) ceux-ci n'entraînent pas de perte de t^ ; bien plus, il
existe un danger d'hyperkaliémie. Ces
molécules peuvent être administrées
par voie orale.
a) Triamtérène et amiloride : en
plus de la filtration glomérulaire, ils
sont également sécrétés dans le tubule
proximal, ils agissent du côté luminal
(urinaire) sur les cellules des tubules.
Tous les deux inhibent l'entrée de Na
+
et donc son échange contre ï^ ou K^
Ils sont essentiellement utilisés en association avec les diurétiques thiazidiques
(ex. l'hydrochlorothiazide) car leurs effets opposés sur l'élimination de K^ se
compensent tandis que leurs actions sur
l'excrétion d'eau et de NaCl s'additionnent.
b) Antagonistes de l 'aldostérone :
l'aldostérone, stéroïde minéralocorticoïde, stimule la réabsorption de Na* en
échange de K^ (Cl- et l'eau suivent).
Son action sur la synthèse protéique a
pour conséquence une augmentation de
la capacité de transport des cellules tubulaires. La spironolactone ainsi que
son métabolite principal la canrénone
sont des antagonistes des récepteurs de
l'aldostérone et bloquent son action.
L'effet diurétique de la spironolactone
ne se manifeste pleinement qu'après
plusieurs jours d'administration. On
peut penser à deux explications de ce
phénomène : a) la transformation de la
spironolactone en son métabolite la
canrénone, dont l'élimination est plus
lente et qui donc s'accumule (p. 48) ;
b) le fait qu'une inhibition de la synthèse protéique ne devient sensible que
lorsque les protéines déjà présentes sont
devenues non fonctionnelles et doivent
être remplacées par néosynthèse.
Un effet secondaire particulip
l'interférence avec l'action des ^l
1
roïdes androgènes ; on peut observ
l'apparition de gynécomasties (gros-^
sements de la poitrine chez l'homnn
Indications : principalement les
e
constances associées à une augmem^'
tion de la libération d'aldostérone n
3
'
ex. cirrhose du foie avec ascites '
Vasopressine (ADH) et dérivés (B)
L'ADH, un peptide de 9 acides aminés
est libérée par la post-hypophyse et
augmente la réabsorption rénale de
l'eau (hormone antidiurétique). CM
effet est médié par le sous-type de récepteur V;. Elle augmente la perméabilité à l'eau de l'épithélium du tube collecteur (mais pas aux sels), de sorte que
l'eau attirée par la pression osmotique
élevée qui règne dans la medulla rénale
diffuse hors de l'urine. La nicotine aasmente (p. 110) tandis que l'éthanol diminue la libération d'ADH. À concentrations plus élevées que celles
nécessaires pour son action antidiurétique, l'ADH stimule la musculature
lisse et, entre autres, les vaisseaux
(« vasopressine »). Cet effet passe par
les récepteurs Vi. La pression artérielle
augmente ; une constriction des artères
coronaires peut déclencher une crise
d'angine de poitrine.
La lypressine (8-L-lysine-vasopressine) agit comme l'ADH. D'autres
dérivés de l'ADH ne montrent plus que
l'une des deux actions.
La desmopressine sert au traitement du diabète insipide (carence en
ADH) ; elle est utilisée en injection ou
en pulvérisation nasale.
Felypressine ou ornipreswe sont
utilisées comme vasoconstricteurs en
plus des anesthésiques locaux (p. 204).
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