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Anti-thrombotiques
Dérivés coumariniques (A)
La vitamine K active dans le foie la fixation d'un groupement carboxyle sur les
résidus glutamiques des précurseurs des
facteurs II, VII, IX et X ; les groupements
COOH sont indispensables à la fixation
aux phospholipides par l'intermédiaire du
calcium (p. 142). Il existe différents dérivés de la vitamine K d'origine distincte :
vitamine K| (phytoménadione) dans les
plantes, vitamine K; issue des bactéries de
l'intestin, vitamine K.) (ménadione) produite par synthèse chimique. Toutes sont
hydrophobes et nécessitent les acides biliaires pour être absorbées.
Anticoagulants oraux. Les 4-hydroxy-coumarines de structure proche
de celle de la vitamine K participent
comme « fausse vitamine K » dans ces réactions et bloquent la synthèse des facteurs dépendants de la vitamine K.
Les coumariniques sont bien absorbés après administration orale. Leur
durée d'action est très variable. La synthèse des facteurs de la coagulation dépend du rapport des concentrations entre
la vitamine K et les coumariniques existant dans les cellules du foie. La dose nécessaire pour obtenir une inhibition suffisante de la coagulation doit être ajustée
pour chaque patient individuellement
(contrôle par le temps de Quick).
Finalement, le malade ne doit plus
changer de façon importante son alimentation en légumes verts (changement de la
concentration de vitamine K), ne doit pas
prendre des médicaments supplémentaires modifiant l'absorption ou l'élimination du coumarinique (changement de
concentration du coumarinique) ou bien
ne doit pas provoquer une inhibition de la
fonction des plaquettes par la prise d'aspirine.
L'effet indésirable le plus importante est un saignement. Dans ce cas,
l'effet des coumariniques peut être antagonisé par l'administration de vitamine
K| ; la capacité de coagulation du sang
n'est cependant restaurée qu'après des
heures ou des jours lorsque la reprise de la
synthèse hépatique a permis d'aboutir à
une élévation suffisante de la concentration plasmatique des facteurs de coagulation. En cas d'urgence, il est nécessair
d'apporter les facteurs manquants (par ex
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par une transfusion de sang frais, ou d'un
concentré de prothrombine).
Parmi les autres effets secondaires
notables on peut citer : des nécroses hémorragiques de la peau au début du traitement ainsi qu'une chute des cheveuxadministrés pendant la grossesse, ils
peuvent provoquer des altérations de la
formation des os et des cartilages et des
lésions cérébrales (à cause des saignements) ; on peut également observer, plus
rarement, un risque de saignement rétroplacentaire.
Compte tenu de l'étroitesse de la fenêtre thérapeutique et du problème délicat
des interactions médicamenteuses, les anticoagulants oraux ne sont aujourd'hui
que rarement employés.
Héparine (B)
L'activation d'un facteur de la coagulation correspond à l'hydrolyse d'un fragment protéique par un facteur situé plus
haut dans la cascade de la coagulation, qui
permet de libérer le site actif de l'enzyme
Ce phénomène peut être de nouveau inactivé par un moyen physiologique sous
l'action de l'antithrombine III (AT III,
une des glycoprotéines circulant dans le
plasma). L'héparine inhibe la coagulation
en augmentant d'un facteur 1 000 la vitesse d'action de l'antithrombine III.
L'héparine est stockée en même temps
que l'histamine dans les vésicules des
mastocytes. Son rôle physiologique est
mal connu. L'héparine utilisée dans le domaine thérapeutique est extraite d'intestin
de porc ou de poumon de veau. Les molécules d'héparine sont des chaînes de
sucres aminés portant des groupements
COO- et SO,-, contenant 10 à 20 des
unités représentées en (B) (poids moléculaire moyen environ 20 000). L'activité
inhibitrice de la coagulation est différente
selon la longueur de la chaîne. Pour standardiser, l'activité d'une préparation
d'héparine est donnée en unité internationale (UI) par comparaison avec une préparation de référence.
Les nombreuses charges négatives
sont importantes à plusieurs points de
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