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Médicaments actifs sur le cœur
La pharmacocinétique des glycosides
cardiaques (A) est fonction de leur polarité, c'est-à-dire du nombre de groupements hydrophiles: la g-strophantine
a une capacité à traverser les membranes quasi nulle, celle de la digoxine
est bonne et celle de la digitoxine encore meilleure. La g-strophantine ne
pénètre pas dans les cellules que ce soit
celles de l'épithélium intestinal, du tubule rénal ou du foie. Elle convient
donc parfaitement pour l'induction par
voie intraveineuse d'un traitement par
les glycosides cardiaques. L'absorption
de la digoxine dépend de sa forme galenique et des conditions d'absorption
dans l'intestin. La forme galénique est
aujourd'hui si bien adaptée que les dérivés méthyldigoxine ou acétyldigoxine
n'offrent plus aucun intérêt. Au niveau
du rein, la reabsorption complète n'est
pas possible, environ 30 % de la quantité présente dans l'organisme (encore
appelée dose efficace) sont éliminés par
jour. Dans le cas d'une altération de la
fonction rénale survient un risque d'accumulation. La digitoxine est absorbée
de façon presque parfaite au niveau de
l'intestin et du rein. Dans le foie, elle
subit une transformation : hydrolyse du
sucre, hydroxylation sur le Cl 2 (donnant la digoxine), conjugaison par
exemple à un acide glucuronique. Les
produits de conjugaison éliminés par la
bile subiront un cycle entéro-hépatique
(p. 38), ceux passés dans le sang seront
éliminés par le rein. Dans le cas d'une
insuffisance rénale, on n'aura pas d'accumulation plus importante. En cas de
surdosage, l'effet décroît après arrêt de
l'administration du produit mais plus
lentement que pour la digoxine.
Autres molécules inotropes positives
L'amrinone, un inhibiteur de phosphodiestérase (p. 66, élévation
d'AMPc) ne peut être administré que
par voie parentérale et, à cause d'une
mauvaise tolérance, que pour une durée
maximale de 14 jours. Il est réservé aux
cas les plus graves d'insuffisance cardiaque. Il en est de même pour la nilrinone. L'effet inotrope positif des psympathomimétiques n'est qu'à peine
utilisé : ils provoquent des arythmies
et la sensibilité du système des récepteurs P décroît lors d'une stimulation
prolongée.
Principes de traitement d'une
insuffisance cardiaque chronique
La faiblesse du muscle cardiaque entraîne une diminution du volume
d'éjection et une stase veineuse en
amont du cœur, ce qui conduit à la formation d'un œdème. L'administration
d'un glycoside cardiaque qui a pour
but d'augmenter la force du cœur est
une thérapie presque causale. L'usage
des diurétiques (thiazidiques) (p. 160)
constitue une deuxième possibilité thérapeutique. En diminuant la résistance
périphérique et la résistance à l'éjection, elle permet également une augmentation du volume d'éjection. Cette
action et l'effet sur l'élimination des liquides (diminution de l'apport de sang
veineux) inhibent l'apparition de stases
veineuses. Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (p. 124) agissent
de façon semblable, en effet ils inhibent
la formation de l'angiotensine II à propriété vasoconstrictrice et réduisent la
sécrétion d'aldostérone qui favorise la
rétention des liquides.
Médicaments actifs sur le cœur
La pharmacocinétique des glycosides
cardiaques (A) est fonction de leur polarité, c'est-à-dire du nombre de groupements hydrophiles: la g-strophantine
a une capacité à traverser les membranes quasi nulle, celle de la digoxine
est bonne et celle de la digitoxine encore meilleure. La g-strophantine ne
pénètre pas dans les cellules que ce soit
celles de l'épithélium intestinal, du tubule rénal ou du foie. Elle convient
donc parfaitement pour l'induction par
voie intraveineuse d'un traitement par
les glycosides cardiaques. L'absorption
de la digoxine dépend de sa forme galenique et des conditions d'absorption
dans l'intestin. La forme galénique est
aujourd'hui si bien adaptée que les dérivés méthyldigoxine ou acétyldigoxine
n'offrent plus aucun intérêt. Au niveau
du rein, la reabsorption complète n'est
pas possible, environ 30 % de la quantité présente dans l'organisme (encore
appelée dose efficace) sont éliminés par
jour. Dans le cas d'une altération de la
fonction rénale survient un risque d'accumulation. La digitoxine est absorbée
de façon presque parfaite au niveau de
l'intestin et du rein. Dans le foie, elle
subit une transformation : hydrolyse du
sucre, hydroxylation sur le Cl 2 (donnant la digoxine), conjugaison par
exemple à un acide glucuronique. Les
produits de conjugaison éliminés par la
bile subiront un cycle entéro-hépatique
(p. 38), ceux passés dans le sang seront
éliminés par le rein. Dans le cas d'une
insuffisance rénale, on n'aura pas d'accumulation plus importante. En cas de
surdosage, l'effet décroît après arrêt de
l'administration du produit mais plus
lentement que pour la digoxine.
Autres molécules inotropes positives
L'amrinone, un inhibiteur de phosphodiestérase (p. 66, élévation
d'AMPc) ne peut être administré que
par voie parentérale et, à cause d'une
mauvaise tolérance, que pour une durée
maximale de 14 jours. Il est réservé aux
cas les plus graves d'insuffisance cardiaque. Il en est de même pour la nilrinone. L'effet inotrope positif des psympathomimétiques n'est qu'à peine
utilisé : ils provoquent des arythmies
et la sensibilité du système des récepteurs P décroît lors d'une stimulation
prolongée.
Principes de traitement d'une
insuffisance cardiaque chronique
La faiblesse du muscle cardiaque entraîne une diminution du volume
d'éjection et une stase veineuse en
amont du cœur, ce qui conduit à la formation d'un œdème. L'administration
d'un glycoside cardiaque qui a pour
but d'augmenter la force du cœur est
une thérapie presque causale. L'usage
des diurétiques (thiazidiques) (p. 160)
constitue une deuxième possibilité thérapeutique. En diminuant la résistance
périphérique et la résistance à l'éjection, elle permet également une augmentation du volume d'éjection. Cette
action et l'effet sur l'élimination des liquides (diminution de l'apport de sang
veineux) inhibent l'apparition de stases
veineuses. Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (p. 124) agissent
de façon semblable, en effet ils inhibent
la formation de l'angiotensine II à propriété vasoconstrictrice et réduisent la
sécrétion d'aldostérone qui favorise la
rétention des liquides.
