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Histoire de la pharmacologie
Histoire de la pharmacologie
De mémoire d'homme, on a toujours
cherché à soulager les maux de
l'homme ou des animaux avec des médicaments. La connaissance des vertus
curatives de certaines plantes ou de certains minéraux était déjà inscrite dès
l'antiquité dans les traités de botanique.
Cette croyance en la vertu bénéfique
des plantes ou de certaines substances,
transmise exclusivement par tradition,
n'avait été soumise à aucun examen critique.
L'idée
L'impulsion
Claude Galien (129-200) cherche le
premier à déterminer les bases théoriques de l'utilisation des médicaments.
A part égale avec la pratique, la théorie
qui permet d'interpréter les observations et les résultats expérimentaux doit
conduire à une utilisation rationnelle
des médicaments.
«• Les empiristes disent que tout sera
trouvé par l'expérience. Cependant,
nous pensons que les découvertes résultent en partie de la théorie. En effet, ni
l'expérience seule, ni la théorie seule
ne permettent d'aboutir. »
Théophraste von Hohenheini, surnommé Paraceisus (1493-1541), commença à remettre en question les enseignements transmis depuis l'Antiquité.
A partir de la connaissance des substances actives il créa un système de
prescription, s'opposant ainsi aux absurdes mélanges de la médecine du
Moyen Age. En raison du succès de ses
ordonnances, il fut même accusé d'empoisonnement et se défendit par une
phrase devenue un axiome en pharmacologie : « Si vous vouliez expliquer de
façon précise l'action de chaque
poison, il faut alors se demander
qu'est-ce qui n'est pas un poison ?
Toute substance est un poison et aucune n'est inoffensive. C'est simplement la dose qui fait qu'une substance
n'est pas toxique. » ^
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