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Médicaments actifs sur le cœur
Vue d'ensemble sur les possibilités
de moduler la fonction cardiaque (A)
1. Le travail cardiaque est régulé par
l'activité des systèmes sympathique et
parasympathique (p. 84, p. 105). Il est
donc possible d'exercer une influence
sur les fonctions du cœur à l'aide de
molécules actives sur le système végétatif. C'est ainsi que certains anxiolytiques du type benzodiazépines
(p. 224), par exemple le diazépam, seront utilisés en cas d'infarctus du myocarde pour empêcher une activation du
sympathique due à l'angoisse et donc
une augmentation du travail cardiaque.
Sous l'influence des antisympathotoniques (p. 96) utilisés pour diminuer
une tension artérielle élevée, le travail
du cœur décroît. Les ganglioplégiques
(p. 108) étaient autrefois utilisés en cas
de crise hypertensive. Les parasympatholytiques (p. 104) ou les (3-bloquants (p. 92) inhibent la transmission
de la stimulation végétative aux cellules
du muscle cardiaque en bloquant les récepteurs correspondants.
2. Un cœur isolé et de ce fait séparé de son innervation végétative,
continue à battre pendant des heures si
on lui apporte des solutions nutritives
via l'aorte et les artères pulmonaires
(préparation de Langendorff). Sur une
telle préparation, seules les molécules
agissant directement sur les cellules
cardiaques peuvent exercer une influence sur la force des contractions ou
leur fréquence. Les parasympathomimétiques et les sympathomimétiques
agissent au niveau des récepteurs pour
les neurotransmetteurs des nerfs végétatifs. De même, les sites d'actions des
glycosides cardiaques (Na-K ATPase,
p. 130), des antagonistes calciques (les
canaux calciques, p. 122) ainsi que
ceux des substances à action anesthésique locale, bloquant les canaux sodiques (p. 134, p. 202) sont situés sur la
membrane plasmique. La cible des substances bloquant la phosphodiestérase est intracellulaire (par ex. l'amrinone,p.132).
3. Il faut également mentionner la
possibilité d'agir sur la fonction cardiaque, dans le cas d'une angine de poitrine (p. 302) ou d'une insuffisance
cardiaque (p. 132) en utilisant des
substances vasodilatatrices qui vont
diminuer l'apport de sang veineux et/ou
la résistance périphérique.
Le cycle cardiaque : contraction
et relaxation (B)
Le signal de la contraction est un potentiel d'action émis par les nœuds sinusaux (PA). La dépolarisation du
plasmalemme déclenche une augmentation brutale de la concentration de
calcium cytosolique, qui provoque à
son tour le raccourcissement des filaments contractiles (couplage électromécanique). La valeur de la concentration de calcium atteinte conditionne
l'importance du raccourcissement,
c'est-à-dire la force de la contraction
Les sources de calcium sont : a) le calcium extracellulaire qui pénètre dans la
cellule par l'ouverture de canaux calciques ; h) le calcium stocké dans les
cavités du réticulum endoplasmique ,
c) le calcium lié sur la face interne de
la membrane plasmique. La membrane
plasmique, par de nombreuses invaginations, pénètre profondément dans les
cellules du muscle cardiaque (tubules
transverses).
Le signal de la relaxation est le
retour du potentiel de membrane à la
valeur de repos. Au cours de cette
phase de repolarisation, la concentration de calcium tombe au-dessous du
seuil d'activation des myofilaments
(3 x 10-'M) : les sites de liaison de la
membrane plasmique peuvent à nouveau fixer le calcium, le réticulum réaccumule le calcium à l'intérieur de
ses cavités ; les Ca-ATPases présentes
dans la membrane plasmique transportent, en utilisant de l'énergie, le calcium entré dans la cellule pendant la
systole vers l'espace extracellulaire.
En plus, intervient un transporteur
(carrier capable d'utiliser l'énergie
potentielle liée au gradient transmembranaire de Na'
1
' : il transporte en effet
hors de la cellule un ion Ca^ en
échange d'un ion Na* entrant (échange
Na^/Ca^).
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