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Aminés biogènes
Aminés biogènes - Actions et rôles
pharmacologiques
Dopamine (A). La dopamine précurseur de la noradrénaline et de l'adrénaline (p. 82), est présente dans les neurones sympathiques et les glandes
surrénales. Dans le système nerveux
central, la dopamine joue un rôle de
neurotransmetteur : elle module dans le
striatum l'activité motnce extrapyramidale (p. 186), gouverne dans l'area
postrema l'envie de vomir (p. 324), inhibe dans l'anté-hypophyse la libération de prolactine (p. 240).
Il existe plusieurs sous-types de
récepteurs de la dopamine, couplés à
une protéine G. D'un point de vue thérapeutique on distingue les récepteurs D, (sous-types D| et D,) et les récepteurs D; (sous-types D;, D3 et D4).
Les effets sur le SNC passent par la stimulation des récepteurs D,. Après une
perfusion de dopamine, la stimulation
D[ provoque une dilatation des artères
rénales et mésentérique (utile dans les
états de choc). A concentration plus
élevée on observe des effets cardiaques
dus à une stimulation des récepteurs P|
puis une vasoconstriction par stimulation a.
Ne pas confondre la dopamine et
la dobutamine qui stimule les récepteurs a et p mais pas les récepteurs dopaminergiques (p. 62).
Analogues de la dopamine.
L'administration de L-DOPA, un précurseur de la dopamine, augmente la
synthèse endogène de celle-ci (p. 186,
maladie de Parkinson). La bromocriptine stimule les récepteurs D^ (indication : maladie de Parkinson, blocage
de la prolactine en cas d'aménorrhée ;
acromégalie, p. 240). Les effets secondaires classiques de ces substances
sont des nausées et des vomissements.
Les neuroleptiques (p. 234) et la métoclopramide (p. 324) agissent comme
des antagonistes dopaminergiques. La
réserpine, un antihypertenseur, et l'améthyl- DOPA (p. 96) bloquent également ces récepteurs. Ces molécules inhibitrices entraînent fréquemment des
altérations motrices extrapyramidales.
Histamine (B). L'histamine est
stockée dans les mastocytes circulants
ou tissulaires et joue un rôle dans les réactions inflammatoires et allergiques
(p. 320). Elle provoque bronchoconstriction, augmentation du péristaltisrne
intestinal, vasodilatation et augmentation de la perméabilité capillaire. Dans
la muqueuse gastrique, elle peut être libérée à partir de cellules proches des
cellules entérochromaffines et stimuler
la sécrétion acide. Dans le SNC, l'histamine joue également un rôle de neurotransmetteur. Il existe deux types de
récepteurs importants sur le plan thérapeutique, les récepteurs H| et H; impliqués dans les actions vasculaires de
l'histamine et couplés à une protéine G.
n existe aussi des récepteurs H,.
Antagonistes. Les antihistaminiques H, bloquent aussi d'autres
récepteurs (récepteurs muscariniques,
récepteurs dopaminergiques) et sont
utilisés comme agents anti-allergiques
(par ex. bamipme, chlorphénoxamme,
démostil, phéniramine, dimétindène) ;
comme antiémétique (méclozme,
dimenhydrate, p. 324) ; comme somnifère sans ordonnance (par ex. diphenhydramine, p. 220). La prométhazine
constitue l'intermédiaire vers les neuroleptiques du type phénothiazine
(p. 234). Principaux effets secondaires :
fatigue (diminution de l'attention au
volant !), effets de type atropinique
(constipation, sécheresse de la bouche).
Les antihistaminiques H^ (cimétidine,
famotidine, ranitidine) inhibent la sécrétion acide de l'estomac (traitement
de l'ulcère peptique, p. 166).
Inhibiteurs de la libération d'histamine. Le cromoglycate et le nédocromil stabilisent les mastocytes et bloquent la libération d'histamine (p. 320).
Ils seront appliqués localement.
Quelques anti-H, peuvent aussi
bloquer la libération d'histamine par
les mastocytes : l'oxatomide et le kétotifène seront utilisés par voie systémique.
Aminés biogènes
Aminés biogènes - Actions et rôles
pharmacologiques
Dopamine (A). La dopamine précurseur de la noradrénaline et de l'adrénaline (p. 82), est présente dans les neurones sympathiques et les glandes
surrénales. Dans le système nerveux
central, la dopamine joue un rôle de
neurotransmetteur : elle module dans le
striatum l'activité motnce extrapyramidale (p. 186), gouverne dans l'area
postrema l'envie de vomir (p. 324), inhibe dans l'anté-hypophyse la libération de prolactine (p. 240).
Il existe plusieurs sous-types de
récepteurs de la dopamine, couplés à
une protéine G. D'un point de vue thérapeutique on distingue les récepteurs D, (sous-types D| et D,) et les récepteurs D; (sous-types D;, D3 et D4).
Les effets sur le SNC passent par la stimulation des récepteurs D,. Après une
perfusion de dopamine, la stimulation
D[ provoque une dilatation des artères
rénales et mésentérique (utile dans les
états de choc). A concentration plus
élevée on observe des effets cardiaques
dus à une stimulation des récepteurs P|
puis une vasoconstriction par stimulation a.
Ne pas confondre la dopamine et
la dobutamine qui stimule les récepteurs a et p mais pas les récepteurs dopaminergiques (p. 62).
Analogues de la dopamine.
L'administration de L-DOPA, un précurseur de la dopamine, augmente la
synthèse endogène de celle-ci (p. 186,
maladie de Parkinson). La bromocriptine stimule les récepteurs D^ (indication : maladie de Parkinson, blocage
de la prolactine en cas d'aménorrhée ;
acromégalie, p. 240). Les effets secondaires classiques de ces substances
sont des nausées et des vomissements.
Les neuroleptiques (p. 234) et la métoclopramide (p. 324) agissent comme
des antagonistes dopaminergiques. La
réserpine, un antihypertenseur, et l'améthyl- DOPA (p. 96) bloquent également ces récepteurs. Ces molécules inhibitrices entraînent fréquemment des
altérations motrices extrapyramidales.
Histamine (B). L'histamine est
stockée dans les mastocytes circulants
ou tissulaires et joue un rôle dans les réactions inflammatoires et allergiques
(p. 320). Elle provoque bronchoconstriction, augmentation du péristaltisrne
intestinal, vasodilatation et augmentation de la perméabilité capillaire. Dans
la muqueuse gastrique, elle peut être libérée à partir de cellules proches des
cellules entérochromaffines et stimuler
la sécrétion acide. Dans le SNC, l'histamine joue également un rôle de neurotransmetteur. Il existe deux types de
récepteurs importants sur le plan thérapeutique, les récepteurs H| et H; impliqués dans les actions vasculaires de
l'histamine et couplés à une protéine G.
n existe aussi des récepteurs H,.
Antagonistes. Les antihistaminiques H, bloquent aussi d'autres
récepteurs (récepteurs muscariniques,
récepteurs dopaminergiques) et sont
utilisés comme agents anti-allergiques
(par ex. bamipme, chlorphénoxamme,
démostil, phéniramine, dimétindène) ;
comme antiémétique (méclozme,
dimenhydrate, p. 324) ; comme somnifère sans ordonnance (par ex. diphenhydramine, p. 220). La prométhazine
constitue l'intermédiaire vers les neuroleptiques du type phénothiazine
(p. 234). Principaux effets secondaires :
fatigue (diminution de l'attention au
volant !), effets de type atropinique
(constipation, sécheresse de la bouche).
Les antihistaminiques H^ (cimétidine,
famotidine, ranitidine) inhibent la sécrétion acide de l'estomac (traitement
de l'ulcère peptique, p. 166).
Inhibiteurs de la libération d'histamine. Le cromoglycate et le nédocromil stabilisent les mastocytes et bloquent la libération d'histamine (p. 320).
Ils seront appliqués localement.
Quelques anti-H, peuvent aussi
bloquer la libération d'histamine par
les mastocytes : l'oxatomide et le kétotifène seront utilisés par voie systémique.
