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Nicotine
Conséquences du tabagisme
Les feuilles séchées et fermentées de
Nicotiana tabacum, une plante de la famille des solanacées, sont désignées
sous le nom de tabac. Le tabac est essentiellement fumé, plus rarement prisé
ou chiqué. Au moment où le tabac se
consume, se forment en quantité détectable, environ 4 000 substances, si bien
que l'absorption par le fumeur dépend
non seulement de la qualité du tabac et
de la présence d'un filtre mais aussi de
la vitesse avec laquelle il se consume
(température du foyer) et de la profondeur de l'inhalation.
Le tabac contient de 0,2 à 5 % de
nicotine. Dans la fumée du tabac sont
également dispersées des particules de
goudron. La nicotine est absorbée très
rapidement dans les bronches et les
poumons (environ 8 secondes après la
première inhalation on peut mettre en
évidence la présence de nicotine dans le
cerveau). La concentration plasmatique
de nicotine après une cigarette atteint
un niveau d'environ 25-50 ng/ml pour
lequel peuvent se produire les effets décrits p. ll0. La concentration de nicotine dans le plasma décroît dès la fin de
la cigarette par suite d'une distribution
très rapide, l'élimination finale s'effectue avec une demi-vie d'environ
2 heures. La nicotine est dégradée par
oxydation.
Il est vraisemblable que l'augmentation du risque cardio-vasculaire observée chez les fumeurs est une conséquence de l'action chronique de la
nicotine : maladies coronaires (entre
autre infarctus), altérations centrales
(apoplexie) ou périphériques (membres
inférieurs) de la circulation sanguine.
Le rôle de la nicotine comme un des
facteurs favorables au développement
d'une athérosclérose est encore discuté.
Elle augmente par le biais d'une libération d'adrénaline la concentration de
glucose et d'acides gras libres, sans que
ces substrats énergétiques soient immédiatement nécessaires à une activité de
l'organisme. A plus long terme, elle
augmente l'agrégabilité plaquettaire
abaisse l'activité fibrinolytique san',
guine et favorise la coagulation.
Ce n'est pas seulement la nicotine
mais aussi l'ensemble des autres sub-'
stances contenues dans la fumée du
tabac qui sont responsables des conséquences de la tabagie. Parmi ces substances, quelques-unes possèdent de
façon démontrable des propriétés cancérigènes.
Les particules de poussière inhalées avec la fumée du tabac doivent être
éliminées du tractus respiratoire en
même temps que le mucus recouvrant
l'épithélium cilié. Cependant l'activité
des cils vibratiles est inhibée par la
fumée : le transport mucociliaire est atteint. Ceci favorise une infection bactérienne et constitue une des causes de la
bronchite chronique, qui se développe
chez les fumeurs réguliers (toux du fumeur). La lésion chronique de la muqueuse bronchique peut être une cause
importante du risque accru qu'ont les
fumeurs de déclarer un carcinome pul-;
monaire.
Des études statistiques ont établi
la relation impressionnante qui existe
entre le nombre des cigarettes fumées
quotidiennement et l'augmentation du
risque de mourir d'un infarctus du myocarde ou d'un cancer du poumon.
D'un autre côté, les statistiques
montrent aussi que les risques d'infarctus ou d'un autre accident cardiovasculaire, tombent à un niveau proche
de ceux des non-fumeurs dans un délai
de cinq à dix ans après l'arrêt. De la
même façon, le danger de voir se déclencher un carcinome bronchique s'estompe.
L'arrêt brutal chez les fumeurs
n'est pas associé à des symptômes de
sevrage importants. En général, le sujet
se plaint d'une nervosité accrue, d'un
manque de concentration et d'une prise
de poids.
Nicotine
Conséquences du tabagisme
Les feuilles séchées et fermentées de
Nicotiana tabacum, une plante de la famille des solanacées, sont désignées
sous le nom de tabac. Le tabac est essentiellement fumé, plus rarement prisé
ou chiqué. Au moment où le tabac se
consume, se forment en quantité détectable, environ 4 000 substances, si bien
que l'absorption par le fumeur dépend
non seulement de la qualité du tabac et
de la présence d'un filtre mais aussi de
la vitesse avec laquelle il se consume
(température du foyer) et de la profondeur de l'inhalation.
Le tabac contient de 0,2 à 5 % de
nicotine. Dans la fumée du tabac sont
également dispersées des particules de
goudron. La nicotine est absorbée très
rapidement dans les bronches et les
poumons (environ 8 secondes après la
première inhalation on peut mettre en
évidence la présence de nicotine dans le
cerveau). La concentration plasmatique
de nicotine après une cigarette atteint
un niveau d'environ 25-50 ng/ml pour
lequel peuvent se produire les effets décrits p. ll0. La concentration de nicotine dans le plasma décroît dès la fin de
la cigarette par suite d'une distribution
très rapide, l'élimination finale s'effectue avec une demi-vie d'environ
2 heures. La nicotine est dégradée par
oxydation.
Il est vraisemblable que l'augmentation du risque cardio-vasculaire observée chez les fumeurs est une conséquence de l'action chronique de la
nicotine : maladies coronaires (entre
autre infarctus), altérations centrales
(apoplexie) ou périphériques (membres
inférieurs) de la circulation sanguine.
Le rôle de la nicotine comme un des
facteurs favorables au développement
d'une athérosclérose est encore discuté.
Elle augmente par le biais d'une libération d'adrénaline la concentration de
glucose et d'acides gras libres, sans que
ces substrats énergétiques soient immédiatement nécessaires à une activité de
l'organisme. A plus long terme, elle
augmente l'agrégabilité plaquettaire
abaisse l'activité fibrinolytique san',
guine et favorise la coagulation.
Ce n'est pas seulement la nicotine
mais aussi l'ensemble des autres sub-'
stances contenues dans la fumée du
tabac qui sont responsables des conséquences de la tabagie. Parmi ces substances, quelques-unes possèdent de
façon démontrable des propriétés cancérigènes.
Les particules de poussière inhalées avec la fumée du tabac doivent être
éliminées du tractus respiratoire en
même temps que le mucus recouvrant
l'épithélium cilié. Cependant l'activité
des cils vibratiles est inhibée par la
fumée : le transport mucociliaire est atteint. Ceci favorise une infection bactérienne et constitue une des causes de la
bronchite chronique, qui se développe
chez les fumeurs réguliers (toux du fumeur). La lésion chronique de la muqueuse bronchique peut être une cause
importante du risque accru qu'ont les
fumeurs de déclarer un carcinome pul-;
monaire.
Des études statistiques ont établi
la relation impressionnante qui existe
entre le nombre des cigarettes fumées
quotidiennement et l'augmentation du
risque de mourir d'un infarctus du myocarde ou d'un cancer du poumon.
D'un autre côté, les statistiques
montrent aussi que les risques d'infarctus ou d'un autre accident cardiovasculaire, tombent à un niveau proche
de ceux des non-fumeurs dans un délai
de cinq à dix ans après l'arrêt. De la
même façon, le danger de voir se déclencher un carcinome bronchique s'estompe.
L'arrêt brutal chez les fumeurs
n'est pas associé à des symptômes de
sevrage importants. En général, le sujet
se plaint d'une nervosité accrue, d'un
manque de concentration et d'une prise
de poids.
