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Influence des médicaments sur le système parasympathique
4. Sédation du système nerveux central :
La scopolamine (éventuellement sous
forme d'un emplâtre transcutané) est
utilisée dans la prophylaxie d'une kinétose (mal des transports, mal de mer,
p. 324). La scopolamine (pK,, = 7,2) traverse la barrière hémato-encéphalique
plus vite que l'atropine (pK,, = 9), car
une fraction plus importante de la molécule reste sous forme non chargée, capable de traverser la membrane.
Sédation dans les états agités
avec la scopolamine qui, au contraire de
l'atropine, a une action sédative dont on
peut tirer parti avantageusement en
l'administrant comme prémédication
d'une anesthésie.
Atténuation des symptômes de la
maladie de Parkinson, qui est liée à
une prépondérance relative de l'acétylcholine dans le corps strié, en utilisant
par exemple la benzatropine (p. 186).
Les anticholmergiques utilisés comme
agents antiparkinsoniens traversent aisément la barrière hémato-encéphalique. Pour une même action centrale,
les effets périphériques sont moins marqués que dans le cas de l'atropine.
Contre-indications à l'usage
des parasympatholytiques
Glaucome : en effet, le relâchement des
muscles des sphincters de la pupille
bloque l'écoulement de l'humeur
aqueuse et augmente la pression intraoculaire.
Problèmes de miction dans le cas
d'un adénome prostatique, car le relâchement des muscles de la vessie, réglé
par le parasympathique, aggrave les
difficultés.
Empoisonnement par l'atropine. Les parasympatholytiques se caractérisent par une fenêtre thérapeutique importante. Les rares cas
d'empoisonnement par l'atropine, susceptibles de mettre la vie en danger,
sont reconnaissables par les effets périphériques ou centraux suivants :
Effets périphériques : tachycardie, sécheresse de la bouche ; élévation de la température du corps (hyperthermie) due à une inhibition de la
transpiration. L'excitation se transmet
également aux glandes sudoripares cholinergiques, bien qu'elles soient innervées par le système sympathique
L'inhibition de la sécrétion de la sueur
enlève à l'organisme la possibilité
d'éliminer la chaleur produite au cours
des réactions du métabolisme, en vaporisant la sueur (chaleur de vaporisation
p. 200). En compensation, se produit
une dilatation des vaisseaux de la peau
destinée à favoriser le dégagement de
chaleur par une augmentation du débit
sanguin cutané, rougissement de la
peau. La conséquence d'un blocage du
péristaltisme intestinal est une constipation.
Effets centraux : agitation motrice
qui peut s'amplifier jusqu'à la folie furieuse, altérations psychiques, hallucinations et état de confusion (en
Allemagne, le nom de la plante dont
provient l'atropine est le cerisier des
fous).
Les vieillards sont particulièrement sensibles aux effets centraux d'un
empoisonnement. Rappelons-nous le
grand nombre de substances possédas
des effets secondaires atropiniques :
antidépresseurs tncycliques, neuroleptiques, antihistaminiques, anti-arythmiques, anti-parkinsoniens.
Le traitement d'un empoisonnement grave par l'atropine comporte, à côté des mesures symptomatiques générales (lavage d'estomac,
diminution de la température par
des bains froids) l'administration
d'un parasympathomimétique indirect
(physostigmine, p. 102) qui passe
dans le SNC contrairement à la néostigmine.
Les empoisonnements par l'atropine peuvent survenir par exemple chez
des enfants ayant avalé les baies de la
belladone (cerisier des fous) ou bien
lors d'une absorption excessive d'antidépresseurs tricycliques (tentative de
suicide).
Influence des médicaments sur le système parasympathique
4. Sédation du système nerveux central :
La scopolamine (éventuellement sous
forme d'un emplâtre transcutané) est
utilisée dans la prophylaxie d'une kinétose (mal des transports, mal de mer,
p. 324). La scopolamine (pK,, = 7,2) traverse la barrière hémato-encéphalique
plus vite que l'atropine (pK,, = 9), car
une fraction plus importante de la molécule reste sous forme non chargée, capable de traverser la membrane.
Sédation dans les états agités
avec la scopolamine qui, au contraire de
l'atropine, a une action sédative dont on
peut tirer parti avantageusement en
l'administrant comme prémédication
d'une anesthésie.
Atténuation des symptômes de la
maladie de Parkinson, qui est liée à
une prépondérance relative de l'acétylcholine dans le corps strié, en utilisant
par exemple la benzatropine (p. 186).
Les anticholmergiques utilisés comme
agents antiparkinsoniens traversent aisément la barrière hémato-encéphalique. Pour une même action centrale,
les effets périphériques sont moins marqués que dans le cas de l'atropine.
Contre-indications à l'usage
des parasympatholytiques
Glaucome : en effet, le relâchement des
muscles des sphincters de la pupille
bloque l'écoulement de l'humeur
aqueuse et augmente la pression intraoculaire.
Problèmes de miction dans le cas
d'un adénome prostatique, car le relâchement des muscles de la vessie, réglé
par le parasympathique, aggrave les
difficultés.
Empoisonnement par l'atropine. Les parasympatholytiques se caractérisent par une fenêtre thérapeutique importante. Les rares cas
d'empoisonnement par l'atropine, susceptibles de mettre la vie en danger,
sont reconnaissables par les effets périphériques ou centraux suivants :
Effets périphériques : tachycardie, sécheresse de la bouche ; élévation de la température du corps (hyperthermie) due à une inhibition de la
transpiration. L'excitation se transmet
également aux glandes sudoripares cholinergiques, bien qu'elles soient innervées par le système sympathique
L'inhibition de la sécrétion de la sueur
enlève à l'organisme la possibilité
d'éliminer la chaleur produite au cours
des réactions du métabolisme, en vaporisant la sueur (chaleur de vaporisation
p. 200). En compensation, se produit
une dilatation des vaisseaux de la peau
destinée à favoriser le dégagement de
chaleur par une augmentation du débit
sanguin cutané, rougissement de la
peau. La conséquence d'un blocage du
péristaltisme intestinal est une constipation.
Effets centraux : agitation motrice
qui peut s'amplifier jusqu'à la folie furieuse, altérations psychiques, hallucinations et état de confusion (en
Allemagne, le nom de la plante dont
provient l'atropine est le cerisier des
fous).
Les vieillards sont particulièrement sensibles aux effets centraux d'un
empoisonnement. Rappelons-nous le
grand nombre de substances possédas
des effets secondaires atropiniques :
antidépresseurs tncycliques, neuroleptiques, antihistaminiques, anti-arythmiques, anti-parkinsoniens.
Le traitement d'un empoisonnement grave par l'atropine comporte, à côté des mesures symptomatiques générales (lavage d'estomac,
diminution de la température par
des bains froids) l'administration
d'un parasympathomimétique indirect
(physostigmine, p. 102) qui passe
dans le SNC contrairement à la néostigmine.
Les empoisonnements par l'atropine peuvent survenir par exemple chez
des enfants ayant avalé les baies de la
belladone (cerisier des fous) ou bien
lors d'une absorption excessive d'antidépresseurs tricycliques (tentative de
suicide).
