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Influence des médicaments sur le système parasympathique
Synapse cholinergique
L'acétylcholine est le neurotransmetteur des synapses post-ganglionnaires
des nerfs parasympathiques. Elle est
stockée à concentration élevée dans les
vésicules situées dans l'axoplasme et en
densité plus importante à la terminaison
nerveuse. Elle est formée à partir de la
choline et d'un acide acétique activé
(acétylcoenzyme A) sous l'action de
l ' enzyme choline-acétyl-transférase.
La choline, très polaire, est transportée
de façon active dans l'axoplasme. Le
système de transport spécifique se
trouve exclusivement sur la membrane
des neurones cholinergiques et les terminaisons nerveuses. Le mécanisme de
la libération n'est pas connu dans tous
ses détails. Les vésicules sont ancrées
aux filaments du cytosquelette par l'intermédiaire d'une protéine, la synapsine, ce qui permet leur accumulation à
proximité de la membrane présynaptique, mais empêche leur fusion avec
cette membrane. Lors d'une stimulation
du nerf, la concentration de Ca^ dans
l'axoplasme augmente provoquant une
stimulation de protéine-kinases et une
phosphorylation de la synapsine. Ceci
permet une libération des vésicules
proches de la membrane, de leur ancrage et leur fusion avec la membrane
présynaptique. Lors de cette fusion,
elles déversent leur contenu dans la
fente synaptique. L'acétylcholine diffuse rapidement à travers la fente synaptique (la molécule d'acétylcholine a
une taille un peu supérieure à 0,5 nm, la
fente synaptique est large d'environ 3040 nm). Sur la membrane post-synaptique qui est aussi la membrane du tissu
cible, elle se fixe sur des récepteurs.
Ces récepteurs peuvent aussi être stimulés par un alcaloïde la muscarine : il
s'agit de récepteurs muscariniques
(récepteurs cholinergiques de type
M). Au contraire, l'action de l'acétylcholine sur les récepteurs de synapses
ganglionnaires (p. 98) et de la plaque
motrice est reproduite par la nicotine :
récepteurs nicotiniques de type N.
Après libération dans la fente synaptique, l'acétycholine sera hydrolysée très rapidement et inactivée par
une enzyme spécifique l'acétylcholinestérase, présente dans la fente, et par
des cholinestérases sériques moins
spécifiques (butyryl-cholinestérase), en
solution dans le sérum ou le liquide
interstitiel.
Les récepteurs muscariniques
peuvent être répartis en plusieurs soustypes en fonction de leur structure moléculaire, de leur mode de transduction
et de l'affinité respective de divers ligands. Les récepteurs M), M^ et M3 sont
représentés ici. Les récepteurs M, se
trouvent dans les cellules nerveuses,
par exemple les ganglions, où leur activation facilite la transmission d'une
excitation du neurone de type 1 au
neurone de type 2. Les effets de
l'acétylcholine sur le cœur sont médiés
par des récepteurs M; : l'ouverture d'un
canal potassique conduit à un allongement de la dépolarisation diastolique et
à une diminution de la fréquence cardiaque. Les récepteurs Mg jouent un
rôle dans le tonus des muscles lisses,
par exemple de l'intestin et des
bronches. Leur stimulation déclenche
une activation de la phospholipase C,
une dépolarisation de la membrane et
une élévation du tonus musculaire. Les
récepteurs My sont également présents
dans des cellules endocrines, dont la
fonction va être stimulée après activation là encore d'une phospholipase C.
Dans le tissu cérébral, on met en évidence ces trois types de récepteurs muscariniques, où ils participent à l'activation de nombreuses fonctions :
excitabilité corticale, mémoire, apprentissage, traitement des signaux douloureux et contrôle de l'activité dans le
tronc cérébral. Ces activités cependant
ne peuvent pas être attribuées à un soustype de récepteur unique.
Une activation des récepteurs M,
dans 1' endothélium vasculaire peut
aboutir à la libération de monoxyde
d'azote (N0) et provoquer'de façon indirecte une vasodilatation (p. 120).
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