Influence des médicaments sur le système sympathique
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Différences entre P-bloquants
Les p-sympatholytiques possèdent
comme structure chimique de base
commune la chaîne latérale des p-sympathomimétiques (comparez l'isoprénaline aux p-bloquants tels que propranoiol, pmdolol et aténolol). La structure
de base est en général reliée à un substituant aromatique par une liaison
-CH^-O-. L'atome de carbone qui porte
le groupement hydroxyle, constitue un
centre chiral. A part deux exceptions
(penbutolol et timolol), tous les p-sympatholytiques se trouvent sous forme
racémique (p. 62).
L'énantiomère lévogyre possède
une affinité jusqu'à 100 fois plus élevée
pour le récepteur P que le composé dextrogyre, et est donc pratiquement seul
responsable de l'effet de blocage P. La
chaîne latérale et le substituant sur
l'azote sont importants en ce qui
concerne l'affinité pour le récepteur
tandis que le substituant aromatique est
primordial pour définir si la substance
montre encore une activité sympathomimétique intrinsèque et est aussi un
agoniste / antagoniste partiel. Un agonisme (antagonisme) partiel se produit
lorsqu'une substance présente une activité intrinsèque, mais si faible, que
l'occupation de tous les récepteurs disponibles ne déclenche qu'une partie de
l'effet obtenu en présence d'un agoniste
complet. En présence d'un agoniste
partiel, l'action d'un agoniste complet
(par ex. l'isoprénaline) est inhibée car
la liaison de l'agoniste complet est empêchée. De cette façon, les agonistes
partiels agissent aussi comme antagonistes mais conservent cependant une
certaine capacité de stimuler les récepteurs. On peut se demander si l'effet
agoniste propre des p-bloquants présente un avantage thérapeutique.
Les p-bloquants qui sont des
médicaments cationiques amphiphiles
peuvent, en fonction de leur lipophilie.
inhiber à concentration plus élevée le
canal sodique et par là même l'excitabilité du cœur et la propagation de la stimulation : effet de stabilisation de
membrane. Aux doses thérapeutiques
habituelles, la concentration requise
pour cet effet n'est pas atteinte.
Il existe des p-sympatholytiques
qui ont une affinité plus élevée pour les
récepteurs Pi cardiaques que pour les
récepteurs p, : p-bloquants cardiosélectifs (métoprolol, acébutolol, aténolol
bisoprolol). La cardiosélectivité des psympatholy tiques est telle qu'ils peuvent malgré tout être prescrits par mégarde à des patients souffrant d'asthme
bronchique ou de diabète (p. 92).
La structure chimique des P-bloquants est également importante pour
leurs propriétés pharmacocinétiques.
A l'exception des composés hydrophiles (par exemple l'aténolol) les pbloquants seront complètement absorbés au niveau intestinal. Ils subissent
ensuite une élimination présystémique partielle mais importante (A).
Toutes les possibilités de structure
mentionnées n'ont qu'une faible importance thérapeutique.
La multiplicité de l'offre donne
une impression encore plus curieuse (B).
En 1965, avec le propranolol, le premier
P-bloquant a été introduit dans l'arsenal
thérapeutique ; 30 ans après, environ
26 P-bloquants de structure chimique
différente sont commercialisés. Ce développement inquiétant est typique de
celui d'un groupe de molécules, qui
jouent un rôle thérapeutique important et
dont la structure active est unique. Par
des modifications de la molécule, on
peut certes produire des substances chimiques nouvelles (brevetables) mais
aucun médicament ayant une action différente. En plus, certaines de ces substances qui ne sont plus protégées par un
brevet, sont vendues par des fabricants
différents sous des appellations commerciales distinctes. (A lui seul, le propranolol a été vendu en 1996 par 13 fabricants sous 11 noms différents.)
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