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Influence des médicaments sur le système sympathique
P-Sympatholytiques (P-bloquants)
Les P-sympatholytiques sont des antagonistes de l'adrénaline et de la noradrénaline au niveau des récepteurs (3, ils ne
possèdent aucune affinité pour les récepteurs a.
Effets thérapeutiques.
En bloquant les récepteurs ?,, les
P-bloquants mettent le cœur à l'abri des
effets d'une stimulation sympathique sur
la consommation d'oxygène, (p. 302).
Dans ces conditions, une augmentation
du travail cardiaque n'est pratiquement
plus possible (cœur en activité modérée).
Cette propriété sera utilisée dans le cas
d'une angine de poitrine, pour empêcher
une surcharge cardiaque, qui pourrait
provoquer une crise (prophylaxie de
l'angine de poitrine, p. 304). Les (3-bloquants servent aussi à diminuer la fréquence cardiaque (tachycardie sinusale,
p. 134) et diminuent une pression artérielle trop élevée. Le mécanisme de leur
action hypertensive est complexe. Les
P-bloquants seront utilisés localement
pour diminuer la pression interne de
l'œil {glaucome} ; ils diminuent la sécrétion de l'humeur.
Effets indésirables.
Les P-bloquants sont très souvent utilisés
et en général bien supportés, si l'on tient
compte de leurs contre-indications. Il
existe un risque lors du traitement par les
P-bloquants dans les conditions où l'organisme a besoin de 1' activation permanente
des récepteurs pour le bon fonctionnement d'un organe.
Insuffisance cardiaque. En cas de
faiblesse du muscle cardiaque, le cœur
peut dépendre d'une stimulation permanente du système sympathique pour
fournir un débit suffisant. Une augmentation du débit cardiaque sera obtenue lors
d'une activation sympathique, grâce à une
élévation de la fréquence et de la force
d'éjection. En présence de P-bloquants, la
stimulation sympathique est supprimée, le
volume d'éjection et la fréquence décroissent : une insuffisance cardiaque latente
se révèle, une insuffisance cardiaque déjà
manifeste s'aggrave (A).
D'un autre côté, des études cliniques ont montré que dans des conditions données les P-bloquants peuvent
également agir en cas d'insuffisance cardiaque.
Bradycardie, bloc AV : la disparition de la stimulation sympathique peut
déclencher une diminution trop importante de la fréquence cardiaque ainsi que
des perturbations de la transmission de
l'excitation entre les oreillettes et les ventricules.
Asthme bronchique : une activité
élevée du système sympathique empêche
le déclenchement d'un broncho-spasme
chez des patients ayant une tendance au
rétrécissemment spasmodique des bronches (asthme, bronchite du fumeur). Dans
ces conditions, on aboutit à un essoufflement par blocage des récepteurs p; (B).
Hypoglycémie en cas de diabète
sucré : lorsque survient une hypoglycémie chez un patient diabétique sous
traitement par l'insuline ou un antidiabétique oral, l'adrénaline sera libérée et déclenchera par stimulation des récepteurs
P; dans le foie une augmentation de la libération de glucose. Les P-bloquants suppriment aussi bien la contre régulation
que les signes annonciateurs d'une hypoglycémie dus à la libération d'adrénaline
(par ex. les battements de cœur) : danger
d'un coma hypoglycémique.
Altérations circulatoires : sous l'action du blocage des récepteurs ?;, les effets vasodilatateurs de l'adrénaline médiés
par ces récepteurs disparaissent tandis que
l'effet vasoconstricteur lié à une stimulation a demeure intact : \ circulation périphérique : pieds et mains froids.
Les P-bloquants ont une action
« anxiolytique », qui peut reposer sur
l'atténuation des signes caractéristiques
d'une libération d'adrénaline d'origine
psychologique (battements de cœur, tremblements), signes qui de leur côté peuvent
renforcer l'angoisse et le «trac».
L'attention n'est pas diminuée par les
P-bloquants et c'est pourquoi ils sont utilisés occasionnellement par des orateurs
ou des musiciens lors de grandes représentations (C). Le trac pas une maladie réclamant un traitement
médicamenteux, i
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