Cours et Travaux Pratiques – Télédétection Marine I & II Par Benzouaï S. 166
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,
Ecole Nationale Supérieure des Sciences de la Mer et de l’Aménagement
du Littoral, Télédétection marine I, II.
Altitude satellite – range = SSH = ondulation du géoïde + dynamique topographie
• C’est la hauteur du satellite par rapport à une surface de référence théorique (par exemple
l'ellipsoïde WGS84).
• Elle dépend de l'inclinaison, la pression atmosphérique, la force de gravité, la zone du
monde à cartographier, etc.
• Le satellite peut être suivi de plusieurs façons afin de mesurer son altitude avec la plus
grande précision possible et ainsi déterminer son orbite précise, avec une précision de 1
ou 2 cm.
• Les principales techniques utilisées sont les suivantes :
 Le décalage Doppler, pour déterminer avec précision la vitesse du satellite sur son orbite,
en utilisant des modèles d'orbitographie dynamique pour déduire la trajectoire du satellite
par rapport à la Terre (par exemple les instruments DORIS, ou PRARE);
 Le GPS ou des systèmes similaires peuvent également être utilisés;
 Le suivi laser est également utilisé, souvent pour l'étalonnage.
• C’est la distance du satellite à un instant donné par rapport à la surface de référence, donc
:
Hauteur (corrigé) = Altitude – Distance (corrigée)
• Pour l'océan, la hauteur de la surface de la mer (ou SSH) intègre des effets tels que :
• Ceux de la surface de la mer qui correspondrait à celle du géoïde si ce n’est les
perturbations dues aux vents, courants, marées, etc.
N.B : Le géoïde est déterminée par les variations de la gravité dans le monde dues à
d'importantes différences de masse et de densité du fond marin. Par exemple, une zone
rocheuse plus dense sur le fond marin déformerait le niveau de la mer de plusieurs dizaines
de mètres, et serait visible comme une colline sur le géoïde.
 La circulation océanique, ou topographie dynamique, qui comprend la composante
stationnaire permanente (circulation permanente liée à la rotation de la Terre, vents
permanents, etc.) avec un effet moyen de l'ordre d'un mètre et une composante très
variable (due au vent, aux tourbillons, aux variations saisonnières, etc.)
Pour obtenir la topographie dynamique, le moyen le plus simple serait de soustraire la hauteur
du géoïde de la SSH. En pratique, on soustrait plutôt le niveau moyen de la mer, pour obtenir
la partie variable (anomalies du niveau de la mer) du signal océanique.
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