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Le réflexe de relâchement du muscle antagoniste participe, avec le réflexe
myotatique, au maintien de la posture.
C'est le relâchement d'un muscle en réponse à l'étirement du muscle antagoniste (celui qui s'oppose au mouvement engendré par la contraction
du muscle qui est relâché en réponse). Ce réflexe met en jeu trois neurones dont un inter-neurone, donc deux synapses inter-neuronales. C'est
donc un réflexe poly-synaptique.
On parle de« réflexe de relâchement» ou« réflexe myotatique inverse»
ou« réflexe d'inhibition réciproque».
L'innervation réciproque est la présence simultanée d'une voie nerveuse
motrice entraînant le relâchement d'un muscle antagoniste au muscle
responsable du mouvement observé lors de la mise en jeu d'un réflexe.
Tous les neurones, qu'ils soient impliqués dans le relâchement d'un
muscle (innervation réciproque) ou dans la contraction d'un muscle
(voie efférente du réflexe myotatique) sont des neurones moteurs qui
ne peuvent provoquer que des contractions lorsqu'ils sont stimulés. Les
motoneurones capables d'inhiber un muscle n'existent pas ! En effet, le
relâchement d'un muscle antagoniste ne se produit que grâce à la diminution de la fréquence des influx nerveux moteurs. Ainsi, dans le maintien
de la posture par l'intermédiaire de ces deux types de réflexes (myotatique
et réflexe d'inhibition réciproque), le relâchement des muscles antagonistes au mouvement se fait par les mêmes voies nerveuses (excitatrices
car motrices) qui sont impliquées dans la contraction de ces mêmes
muscles.
Le contrôle de la posture se fait en réalité par plusieurs mécanismes: des
voies motrices, des voies intéroceptives et proprioceptives, des voies
sensoriel les (somesthésie, audition, vision) et par l'intermédiaire de la
perception de la gravité dans l'oreille interne.
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