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Conclusions
Les six chapitres de cet ouvrage mettent en évidence des convergences autour des
enjeux et des questions de recherche en agroécologie : l’étape d’appropriation des principes
de l’agroécologie et des conséquences sur la manière de concevoir les recherches n’est pas
encore achevée ; la dimension d’assemblage des connaissances qui caractérise l’agroécologie apparaît désormais de manière évidente comme très interdisciplinaire ; des enjeux transversaux sont identifiés autour des données, des modèles, des outils pour la (re)conception
et le pilotage des activités agricoles, la prise en considération des effets directs et différés
d’une transition agroécologique. Un décloisonnement et une mise en cohérence des compétences sont quoi qu’il en soit des conditions nécessaires pour avancer sur les six thèmes
développés, et il s’agit pour cela de mobiliser les compétences existantes, en les associant
autour de problématiques d’agroécologie, de trouver et/ou de former des « assembleurs »
de compétences et d’identifier les domaines transversaux qui nécessitent un renforcement.
Il s’agit par exemple de développer les compétences sur les interactions entre génétique et
environnement, entre environnement et alimentation, de la conceptualisation et l’analyse des
socio-écosystèmes, de la modélisation bioéconomique, etc. Dans tous ces domaines, l’ambition est de promouvoir une vision systémique. Recruter et former dans le champ de l’agroécologie est important, mais il faut sans doute encore plus favoriser l’implication de chercheurs
thématiciens dans des démarches interdisciplinaires aux interfaces entre agriculture, environnement et alimentation, aux interfaces entre sciences biotechniques et sciences sociales.
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Diversité et diversification : observer, traduire, piloter
Systèmes de production agroécologique, diversité et diversification sont associés à différentes échelles (génotypes, espèces élevées/cultivées, échelle intraparcellaire et interparcellaire, allongement et diversification des rotations, mode de conduite des cultures,
systèmes de transformation, systèmes alimentaires…). L’une des conséquences de cette
diversité et de cette diversification est l’augmentation de l’hétérogénéité à tous les niveaux,
jusqu’à des aspects qualitatifs des produits agricoles eux-mêmes. Plusieurs fronts de
recherche sont identifiés sur cette base : considérer dans la sélection et la production plus
de niveaux d’interaction, et, découlant de là, plus de diversité dans les produits agricoles et
alimentaires. L’enjeu est d’en tirer parti, depuis la diversité initiale de la matière première
jusqu’à l’élaboration des produits à finalité alimentaire comme non alimentaire, satisfaisant
l’utilisateur final. C’est l’occasion de réfléchir à la traçabilité des caractéristiques des productions et leur couplage à la pratique d’association de lots complémentaires au moment
de la transformation. Cette hétérogénéité des produits nécessite de retravailler ce que
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